«Lavande et papillon»
Photo ILFE-an-von

Comme pour l’acquisition de la (des) langue(s) maternelle(s), le développement de nouvelles compétences langagières est lié au vocabulaire et à l’action. Ce processus d’apprentissage suscite inévitablement la curiosité de déchiffrer son propre comportement langagier, élément essentiel qui nous relie à travers les cultures :

  • s’exprimer de manière intelligible,
  • porter des jugements,
  • être compris par autrui et pouvoir comprendre les autres.

Jeter un regard neuf sur la langue à apprendre incite à

  • surmonter les peurs,
  • approfondir les connaissances générales,
  • renforcer l’estime de soi,
  • construire des relations humaines.

Former sa propre expression verbale

Certains parlent d’une « soif d’apprendre », d’autres du « désir de mieux comprendre leur rapport avec le monde et les situations ». D’autres encore comparent la soif de connaissance à la prière, au charisme ou à la démarche psychanalytique. Admettre ne pas tout maîtriser et réaliser que, dans certaines circonstances, l’imprévu nous dépasse, sont de puissants facteurs d’apprentissage. Se cultiver naît du doute, de la volonté de vouloir savoir, car si nous sommes sûrs de nous, nous n’apprenons rien. Cependant, le doute provoque un sentiment désagréable, raison pour laquelle de nombreux adultes abandonnent leur formation en cours de route.

L’apprentissage d’une seconde langue crée d’une part des tensions entre espoir, sentiments de plaisir, de volonté et de peur, ruses de l’inconscient (manque de temps !) et rejet d’autre part.

1. Chaque type d’apprentissage implique des défis psychologiques différents :

a) Informer

Informer les personnes de son environnement ou dans l’entreprise sur la formation linguistique, sur l’introduction d’un nouveau style de communication ou de gestion, prépare à un changement de paradigme.

b) Initier de nouvelles manières de penser et de faire

La maîtrise du français permet de mettre en œuvre plus facilement de nouvelles pratiques dans d’autres domaines en vue d’atteindre un objectif ou d’exercer une nouvelle activité.

c) Identifier les approches processus

L’échange de connaissances et d’expériences facilite les relations, en particulier à travers

  • la compréhension des mécanismes de communication de genre,
  • la confrontation à des perspectives différentes,
  • la capacité de réinterpréter des situations et de formaliser de nouveaux faits.

Il ne s’agit plus seulement de faire quelque chose ou de vérifier la qualité, mais d’analyser les processus, quelle que soit la complexité de la situation.

d) Viser le progrès avec résilience

Les approches processus permettent d’initier de façon méthodique un projet ou une activité pour détecter les points faibles, initier et suivre des actions d’amélioration. Refléter les processus et se poser des questions est une condition nécessaire à toute démarche de progrès. Cette capacité évite les explications inutiles, facilite la résolution des conflits et permet de mettre en œuvre des objectifs avec plus de grâce. Le progrès concerne chaque personne jusqu’au plus profond de son existence, raison pour laquelle une information facile à comprendre est indispensable.

2. Acquérir des connaissances linguistiques avec du bon sens

Vivre des relations sociales, y compris professionnelles, demande ouverture, humilité et capacité de vivre des liens affectifs. Fini le temps où les émotions relevaient de la sphère privée. En revanche, répondre aux injonctions de l’entreprise – soucieuse de disposer de compétences spécifiques en rapport à la concurrence internationale – suscite des états d’esprit différents. Ils représentent une source de vulnérabilité qui pousse le personnel à vivre une guerre par procuration. Pour y contrer, il est relativement facile de poser un cadre dans lequel la personne pourra tendre vers une image de soi enrichissante. Elle accentuera l’envie de partager un projet commun et évitera les rapports de force dans les relations interpersonnelles.

Afin de répondre aux attentes de la clientèle et des entreprises, l’Institut complète l’enseignement du français avec une approche interculturelle. Les éléments anthropologiques visent à mieux comprendre la nature et le mode de vie des individus et aussi comment les mécanismes sociaux et leurs conséquences fonctionnent à travers le langage. Ces compétences sont étroitement liées à l’identité individuelle et à celle de l’entreprise.

3. S’inspirer de la connaissance et de l’expérience

La formation à l’Institut de Langue Française et d’Expression privé (ILFE) soutient l’autonomie de l’apprenant afin qu’il puisse adopter des attitudes, des réactions et des actions plus favorables. Celles-ci facilitent l’amélioration des performances, notamment professionnelles, permettent de s’appuyer sur le présent pour se projeter dans l’avenir. Les prérequis indispensables pour intégrer une nouvelle forme de communication sont : définition, compréhension et acceptation d’objectifs pertinents, volonté de réussir de tous les acteurs, préparation d’une analyse des besoins, qualité d’écoute et de communication bienveillante, et enfin assurer un climat de confiance et de confidentialité absolue.

4. Se reconnaître au plus profond de soi-même dans une deuxième langue

Connaître différents systèmes de communication dans lesquels nous vivons, permet d’une part de se pencher avec un nouveau regard sur la performance de la formation linguistique, modèle dual qui fait gagner du temps et de l’argent. D’autre part, il importe d’apprendre la langue française de manière holistique en étant le plus proche possible des situations de travail réelles, de lier connaissances linguistiques et professionnelles. La formation en alternance, c’est-à-dire le passage de la formation linguistique à la formation professionnelle ou à la gestion d’entreprise est un modèle d’avenir. Non seulement en raison de l’acquisition différenciée du vocabulaire, de la maîtrise du français oral ou écrit ou de la maîtrise de la grammaire, mais parce que les clients sont constamment au milieu de l’action (processus d’identification).

5. La politesse, l’amabilité, l’empathie et l’émotion rendent plus libres

Ne pas s’endormir avec des clichés d’apprentissage, mais jouer avec eux, telle est la devise ! Une variété d’outils permet de sortir de la pensée linéaire, d’équilibrer les rapports de force et ainsi d’éviter les conflits au travail.

L’Institut enseigne le français de manière traditionnelle et soutient un mode de communication charismatique. La professeure de langue a mis à point une pédagogie expérientielle dans laquelle les apprenants/clients appliquent leurs connaissances du français et les modules d’apprentissage en fonction de leurs contextes de vie. Cet enseignement va au-delà des implications linguistiques : observer, comparer, formuler des hypothèses, les vérifier ou non.

Ces caractéristiques équilibrent le contenu de l’expression verbale jusqu’à ce qu’elles correspondent aux aspirations personnelles des clients. Des retours mutuels complètent également un réajustement du programme de cours.

30.7.2021 Antoinette Vonlanthen©