ANTOINETTE VONLANTHEN
Institut de Langue Française et d'Expression ILFE • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 22
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Kategorie: Art de vivre

DÉVELOPPEMENT PERSONNEL ET COMMUNICATION


Une personne charismatique séduit le public par ses attitudes dirigées vers la simplicité, le courage et l’originalité.

Vous rêvez de vivre votre différence ? Devenez humble, exprimez vos pensées clairement et partagez le meilleur en vous.
Un entraînement en quelques lignes :

de● Faciliter la résilience
Être capable de travailler à sa cohérence, accepter ses erreurs en restant libre de préjugés à son égard, s’excuser de ses faux pas auprès de partenaires démontre les caractéristiques de notre propre vulnérabilité et par là, une plus grande humanité.

Véhiculer un sentiment d’appartenance
Il vaut mieux partager les privilèges qui nous ont été octroyés que de les étaler au grand jour en vue de nous donner un sentiment de puissance par rapport aux autres.

Réfléchir sur le passé
Contrairement à ce que nous font croire beaucoup de personnes rationnelles, éprises de positivisme et de recettes psychologiques, ruminer de temps en temps fait partie du processus de développement. Les étapes de la dépression servent à récupérer de l’énergie. Analyser, par contre, facilite la compréhension, la transformation et la résolution de problèmes. Regarder en arrière est une condition pour repartir avec de nouvelles lunettes et permet de poser des objectifs plus près de notre réalité.

Mettre des priorités
aide à se projeter plus sereinement et prendre pied dans l’inconnu.

Transmettre son énergie
Créer de l’atmosphère soi-même évite de chercher la force à l’extérieur ainsi qu’auprès de personnes sensées nous aider à vivre, voire prendre la responsabilité pour notre vie.

Rester libre
Ne pas se disperser dans des associations ou des comités laisse une grande marge de manœuvre pour les réels problèmes. Les groupes, de par leurs systèmes conventionnels, cimentent plus facilement les racines d’un malaise.

Dégager le sens du contact
Être généreux.se dans notre manière d’être est bien plus important que le choix de vêtements à la mode. Pourtant, avoir du style dégage un esprit souple.

Ce qui nous rend digne
Faire attention à la tonalité, la tenue de son corps, ses gestes, la clarté des mots, la manière de s’exprimer, même avec un physique mutilé par un accident ou une maladie, renforce la beauté d’une personne.

L’ouverture d’esprit
Coopérer tout en étant orienté vers la pratique, planifier son savoir, par exemple l’apprentissage des langues, démontre la joie de vivre.

La vie est autre chose qu’un programme défini
La société, c’est-à-dire l’homme, se construit sur la base d’expériences inattendues et poursuit une logique naturelle comme le renouvellement des saisons. Être attentif à chaque chose démontre une forme de respect et de bienveillance.

Découvrir le charisme à travers la découverte des mots
Les mots donnent du relief à la pensée et déclenchent l’action. Entraîner la parole sur le vécu met en route de nouvelles perspectives, permet d’avancer en osant l’argumentation. S’exprimer différemment, en combinant l’expérience d’adulte avec le vocabulaire et le ressenti de l’enfant intérieur, révèle un potentiel sous de nouvelles formes.

Trop d’activités sont le résultat du refoulement. Elles masquent les contraintes du quotidien, de l’éducation ou des traumatismes dans l’enfance. Être sans cesse occupé.e empêche une bonne gestion du temps, la motivation et le sens de la relation. Chacun de nous possède l’énergie de création. Plus nous aimons ce que nous entreprenons, plus nous nous faisons confiance et plus la force se manifeste facilement.  Nous nous laissons guider par ce qui nous tire vers l’action.

Institut de Langue Française et d’Expression (ILFE)

AV-2019

S’épanouir à travers les connaissances linguistiques et la qualité de l’expression verbale

Nous pensons savoir qui nous sommes et pourtant nous ne sommes jamais exactement ce que nous pensons être. L’influence de l’éducation et de l’environnement nous rappelle à quel point notre autonomie est variable, voire limitée. La carrière ne vient pas d’elle-même : le titre, la fonction et le statut du poste ne sont ni une preuve ni une garantie. Chaque changement, chaque décision nous met au-devant de nouveaux défis. La pression culturelle prônant une carrière spectaculaire ternit la qualité de la communication et freine l’amélioration des connaissances linguistiques. Apprendre ou perfectionner l’expression verbale souligne nos doutes et demande sensibilité, profondeur et engagement. Se situer à travers le manque de temps pour apprendre une langue que nous aimerions pourtant parler est un alibi, une stigmatisation servant à se protéger du changement et du risque. Mémoriser est un processus sans lien avec la parole mais avec la confiance en soi, le vécu et l’image – positive – que nous nous faisons des relations humaines, la mise en place de priorités et d’objectifs. Vouloir progresser dans ce sens, c’est faire de la vision une réalité.

La rigidité mentale nuit au groupe, à l’organisation ou à l’entreprise (au système)

En Suisse alémanique, la communication passe plutôt par le canal de l’information et en Suisse romande, par le canal de l’échange social. Rester figé dans des canaux liés à l’interculturel, aux relations interpersonnelles ou fondamentalement aux mécanismes psychologiques est un des éléments majeurs de l’échec des interactions dans la communication verbale.

De plus, être attaché à un rôle ou une fonction était autrefois une marque de professionnalisme. Aujourd’hui, elle entrave la dynamique en entreprise car tout change à une vitesse extrême. La communication verbale est devenue un ensemble d’éléments dont il faut tenir compte dans l’immédiat. Si les formules de politesse dans la correspondance ou orales étaient autrefois une évidence, l’intégrité du propos et la manière d’être deviennent primordiales, même lorsque les intérêts boursiers dominent.

La parole axée sur des thèmes linéaires étouffe l’essentiel

La plus grande erreur que les entreprises commettent, et malheureusement elle influence la parole, consiste à engager des jeunes et relayer au second plan les personnes expérimentées. La mixité des âges donnent un souffle puissant à la culture d’entreprise et donc à la rentabilité. Éliminer un segment d’âge pour le remplacer par un autre est illogique et non conforme aux relations psychosociales et économiques. Que ce soit dans le monde des soins, de l’informatique ou du milieu managérial, le manque de personnel qualifié est le résultat d’une sélection élitaire parsemée d’échecs sur de nombreuses années. Les jeunes et les moins jeunes apprennent entre eux, ils se motivent, ce qui les rend efficaces. Ignorer ce principe est une immense perte de capital relationnel et professionnel, une dictature patriarcale dont il faut se séparer le plus vite possible.

Le renoncement pour une meilleure qualité de communication et plus de liberté

L’individu de demain, c’est celui qui partage son domicile, son job, qui étudie, exerce pendant dix ans et se réoriente vers un autre métier ou celui qui, sans formation particulière, décroche le job idéal. Celui ou celle qui renonce aux sorties, à l’achat d’une maison, aux vacances, pour investir dans une formation, le père de famille renonçant à son salaire et se débrouillant pour être près de ses enfants ou remplaçant sa conjointe occupée à plein temps.

La manière d’être, de dire et de faire en dit plus qu’un titre universitaire

La prise de conscience des inégalités entre hommes et femmes, les changements technologiques mais également le changement climatique, nous obligent à revoir nos concepts de vie. Nous le voyons actuellement, les jeunes disent aux adultes ce qu’ils ont à faire car ceux-ci n’ont pas le courage du changement.

Les connaissances linguistiques et les compétences en communication – j’entends par là la manière de dire – ne servent pas seulement à la carrière; elles sont plus que jamais utiles dans les interactions courantes, les entretiens professionnels, les relations politiques nationales et internationales.

Les systèmes de pensée varient d’une région, d’une nationalité, d’une génération à l’autre et ils sont sans cesse interconnectés et en mouvement. Personne ne nous instruit sur la manière de communiquer d’une dynamique à l’autre, car l’analyse des systèmes passe par la connaissance de soi. Elle nous renseigne sur notre sort et ainsi, dans l’acceptation de notre être, condition ultime pour progresser dans un environnement multiculturel.

S’intéresser à soi est une manière de s’intéresser aux autres

S’intéresser à soi est une démarche différente que le „nombrilisme“. Dans le premier cas, le questionnement sert à (se) comprendre pour transformer en mieux. Dans le deuxième, il n’y a pas de questionnement, c’est uniquement (souvent en groupe sectaire) „moi je“, „moi je détiens la vérité“.

Les cours de langue holistiques s’orientent vers des pistes créatives pour s’affranchir de la course infernale du „toujours vouloir plus“. Trouver les mots adéquats facilite l’évolution ou le changement de carrière. Les entretiens personnalisés tiennent compte des connaissances linguistiques, des ressources émotionnelles, de la connaissance de soi, l’expérience, les formations suivies, la trajectoire professionnelle et les attentes, les intérêts et les projets, l’importance accordée à l’ambition. La formation consiste à mettre en scène des situations en relation avec les talents.

Échanger, apprendre ensemble, agir

S’habituer à s’exprimer sur tout et rien, réfléchir au sens des mots sur une période plus ou moins longue tout en développant des sujets propices à la future carrière rend plus facile

a) l’analyse et la prise de décision

b) la mise en lien de découvertes et suppositions

c) l’incitation à l’initiative

d) le développement d’idées

e) l’organisation de projets

f) l’approche concrète de la vie personnelle, en entreprise ou en tant qu’entrepreneur.e

Les connaissances linguistiques et humaines sont étroitement liées

Les cours de langue, sous forme d’entretiens personnalisés, servent à renforcer les compétences en communication, à assurer des stratégies en fonction des choix personnels. Les personnes bilingues A/F en profitent particulièrement. Les connaissances de français mettent en relief efficacement des procédés pouvant être transférés dans la langue allemande. Ils peuvent être d’ordre sémantique, psychologique ou psychosocial. Lorsque la formatrice et la personne apprenante choisissent des thèmes actuels d’un commun accord ‒ comme mener un entretien dans diverses circonstances, résoudre des conflits, s’engager dans un groupe, diriger une entreprise, la manière d’élever ses enfants, analyser un auteur ‒ le développement ou la spécialisation d’une langue devient une leçon de vie. De ce concept holistique qui, sans aucun lien avec les cours de langue tandem, combine enseignement des langues, développement personnel, formation professionnelle, se dégage un potentiel extraordinaire.

Cultiver l’art de l’autodérision, c’est aller à l’autre bout de la terre




À l’aéroport de New York, un manager appelle un taxi. Dans la voiture, le chauffeur lui demande l’adresse de la destination:

– où que vous vouliez, on m’attend partout !

L’humour propage des vibrations bienfaisantes et prouve que savourer le moment présent est un art total de l’estime de soi. Il faut du courage pour pouvoir ronronner en surfant sur le dos des vagues : « J’aime la vie, je me sens capable, je maîtrise la peur, j’avance, j’y vais, j’assume ». Se mettre des lauriers de cette manière est un trésor rarissime à l’époque où la vitesse du temps nous dépasse; expérience immersive et moment d’extase dans une réalité culturelle allant au-delà du virtuel. Rire de soi ouvre sur une dimension théâtrale dans laquelle le temps ne joue aucun rôle, où nous sentons nos racines avec ce que nous faisons. Nous nous rassurons en mettant nos angoisses et notre côté mesquin en lumière. Soudain, nos traits névrotiques nous rassurent et disparaissent. « J’ai besoin de réfléchir, je suis partout et nulle part » c’est dire avec grandeur « J’en ai marre ». Ce travail de haute qualité spirituelle m’a émue à plusieurs reprises. En plongeant au fond de moi dans des situations dramatiques, j’ai oublié la peur de déranger, assumé ma fragilité. Instinctivement, un potentiel caché a surgi : prendre le temps d’entrer dans la vague de la vie et se détacher du réel.

Se justifier par la montagne de travail ou par un agenda complet reflète un comportement inaccessible à l’imprévu. Mais, lorsque nous permettons au temps de s’arrêter, l’autodérision nous guérit par une montée puissante et forte en émotion.

Bannir les phrases suivantes de son quotidien « Je n’ai pas le temps, je suis pressé, j’ai beaucoup de travail, je suis stressé », provoque un effet magique. Grâce à cette lucidité, nous accédons par le jeu à prévoir l’aléatoire, exercice décisif dans notre relation à soi et aux autres.

Se proposer de s’organiser, malgré les occupations qui nous envahissent, c’est la moitié du chemin fait dans un esprit libre et amusant. La mise en scène philosophique facilite le condensé des choses et de notre histoire, comme un cercle qui se perpétue. Il stoppe l’engrenage infernal de la limite que les autres nous imposent ou que nous nous infligeons à nous-mêmes. Si nous apprenons de cette expérience, nous sommes totalement dans l’air du temps. L’art de l’autodérision divertit et cultive comme une musique de Wagner. Moment fabuleux de faire des choix et de préserver le meilleur en soi.


L’égalité des salaires rejoint l’égalité de la communication verbale dans les interactions entre hommes et femmes

Question de perception et de dignité, les hommes modernes reconnaissent les discriminations et prennent ouvertement position. Aussi en public

S’exprimer verbalement de manière convaincante dans sa langue maternelle et s’exprimer dans d’autres langues dépend fortement de l’évolution de la société. Depuis la petite enfance, le langage peut être bloqué à la suite de circonstances biographiques complexes et difficiles. La transformation des thèmes au fil du temps et le transfert pratique dans la pratique influence la connaissance et l’expérience individuelle. Le thème de l’argent est tabou, il constitue non seulement le fondement des inégalités, mais engendre des conflits, renforce les prestiges internes qui s’y rattachent dans le milieu économique, politique, entrepreneurial, familial ainsi que le développement individuel de la personne. De nombreuses femmes ont longtemps été dépendantes de l’argent d’un homme. Il y a certes de grands avantages, par exemple pouvoir éduquer – sereinement – un ou des enfants, préparer les repas, faire le ménage, bref, s’occuper de tout. Ce modèle est révolu, non pas parce qu’il n’a plus ses raisons d’être; les hommes modernes évoluent et s’engagent pour de nouvelles valeurs.

S’en remettre à l’autorité de l’autre engendre des résistances et des angoisses archaïques

Pour avoir longtemps travaillé dans les entreprises, j’ai vu de nombreuses femmes donner trop de pouvoir aux employeurs. De nombreux hommes, jusqu’à un âge avancé, donnent encore la préférence aux jeunes femmes. En psychanalyse, ce comportement serait dirigé par la détermination à vivre avec une femme capable d’enfanter. Les femmes plus âgées sont, à leurs yeux, peu rentables au sens large du terme. Ce conditionnement fait que même les jeunes filles s’expriment avec crainte, ou au contraire avec une verve démesurée, par compensation, sur leurs savoirs et leur savoir-faire. Devant cet effacement, je refuse cependant le terme savoir se vendre“ car il implique une forme de manipulation psychique. Dans leur entourage, les femmes engagées sont souvent peu soutenues dans leur vision du monde professionnel. Au centre de la critique, elles se sentent isolées dans l’image qu’elles transmettent. Les critiques fusent comme des sanctions: « Tu es carriériste », « Tu négliges ta famille », « Tu fais peur aux hommes », « C’est la raison pour laquelle tu ne trouves pas de mari (d’enfant).

L’image d’une société dans laquelle une femme ne met plus la famille au centre de ses préoccupations réveille une peur archaïque existentielle. L’homme était seul responsable pour la survie économique de sa famille et la femme seule responsable de l’éducation de ses enfants et la survie de ses proches. Si cette représentation semble vieillotte, l’inconscient poursuit son travail cérébral basé sur ce qui est connu depuis des siècles. Raison pour laquelle les femmes n’obtiennent pas gain de cause. Non seulement le regard valorisant de la famille est en mutation, mais tous les mécanismes qui s’ensuivent dans la société. Ainsi, le choix des formes d’individuation poussent à bout chacun et chacune d’entre nous. Renforcer son autonomie renforce l’individualité. Celle-ci a pour mission de devenir collective.

L’égalité des salaires est liée à une dimension immense dans de nombreux domaines

L’analyse approfondie de l’évolution de la défense de notre pays en situation de grands conflits s’impose. Les hommes, et quelques femmes, s’investissent dans le militaire et la cyberdéfense. Il est urgent de trouver des compromis de types créatifs et transparents dans ces secteurs, mais également dans la poussée capitaliste des entreprises et leurs ramifications dans la formation professionnelle. Cet aspect est totalement mis à l’écart bien que l’égalité des salaires et la transformation de la communication verbale s’y rapportant soient liées à une réforme des mœurs, à de nouveaux projets performants, de nouvelles fonctions et de nouveaux rôles. Les femmes prenant la relève dans des infrastructures variées dans différents domaines, elles endossent des activités gratuites ou mal rémunérées alors que le salaire égalitaire renforce leur désir de donner. Il faudrait se demander également comment va évoluer l’assistance des femmes auprès d’un proche. Bataille immense et sans issue ? Non, de nombreux hommes s’engagent dans le bénévolat, ne l’oublions pas. Mais, la source des problèmes provient encore des jugements de valeur qui n’ont plus leur raison d’être avec la réalité d’aujourd’hui. Créer de nouveaux concepts et de nouveaux modèles de financement, ou de reconnaissance, semblent la meilleure option/solution pour régler les inégalités de salaire.

La dépendance face aux nouvelles technologiques prend trop de place dans la gestion d’entreprise. Elle étouffe l’égalité des salaires

La volonté politique est mise à rude épreuve. Les débats s’enlisent. Continuer à exiger l’égalité des salaires dans les entreprises, c’est porter un regard romantique sur la transformation « entrepreneuriale ». Leur mission, difficile à assumer lorsqu’il s’agit de créer des prestations, fournir des produits et en même temps répondre de manière satisfaisante aux inégalités des salaires, de financer la formation des employés et les congés de paternité tout en soutenant le travail à temps partiel se fera de plus en plus en coopération avec différents partenaires.

Dans les entreprises, ce questionnement et son application opérative ne représentent pas uniquement un thème économique. Bien que la création d’un nouveau modèle sur l’égalité salariale risque, dans un premier temps, de réduire de manière drastique le chiffre d’affaires, à long terme, la dépendance des entreprises face aux nouvelles technologiques est plus onéreuse que l’égalité salariale dont on connaît le fondement moral et économique. Les bénéfices servent à mieux équilibrer les discriminations, et non seulement à investir dans de nouveaux produits. Certaines entreprises l’ont compris depuis longtemps.

Parallèlement, l’employé et l’employée sera encouragée individuellement à s’engager de manière consciente dans son développement professionnel et personnel, même de manière autodidactique.

Le secteur militaire est appelé à se réformer socialement: Messieurs, lâchez prise!

Il y a un débat qui me manque, c’est celui de la défense de notre pays en situation de grands conflits: si les hommes s’investissent dans le service militaire, y compris la cyberdéfense, il est capital que les femmes puissent prendre la relève dans de nombreux domaines professionnels et personnels en cas de catastrophe. Le salaire égalitaire renforce la motivation non seulement des femmes mais aussi des hommes, qui au fond, sont très conscients de la problématique. Si le domaine de la guerre est réservé à une majorité d’hommes, il n’en reste pas moins que ce secteur doit réviser sa manière d’être sur le plan social. Un langage fleuri n’a jamais tué personne, il représente une arme par excellence.

La confiance renforce une communication verbale égalitaire

Les femmes sont appelées à s’exprimer de manière solidaire entre elles car la concurrence „féminine“ fait rage et leurs peurs bien réelles ! Elles ont beaucoup de peine à accepter le succès des autres femmes. Améliorer sa manière de s’exprimer verbalement, c’est ouvrir la porte à une nouvelle vision identitaire, à l’égalité entre hommes et femmes, c’est refuser le gaspillage mental face aux autres langues. Cette vision permet d’aller dans le bon sens, de se rapprocher de maints domaines inexplorés avec un nouveau dynamisme.

Dans une nouvelle compréhension du monde économique, la didactique des langues et le leadership interculturel y trouvent leur place

L’information sur les discriminalités fait partie d’un marché juste et sain. L’égalité salariale touche également les approches éducatives ainsi que la formation continue au sein des entreprises, mais peu de dirigigeants s’intéressent au leadership interculturel. Dans ce contexte, la formation n’appartient pas seulement, tout comme la recherche, au monde scientifique et universitaire. Le langage et l’interdisciplinarité représentent une science perpétuellement en mouvement. Il s’agit de mettre en lien

  • différents systèmes de pensées,
  • les thèmes qui en découlent et de
  • vouloir comprendre les différences,
  • les transformer dans un objectif de nouveauté,
  • de les discuter avec des acteurs différents provenant de tous les milieux professionnels et
  • créer de nouvelles coopérations tout en respectant l‚éthique déontologique de chacune d’entre elles.
     

Tout est à refaire, le résultat est là !

Entre gens cultivés

Les bonnes manières, je les ai apprises par cœur. Elles m’ont accompagnée dans mon enfance, ma jeunesse, ma vie d’adulte: à table, manger sans laisser tomber la tête dans l’assiette, ne pas couper la salade avec le couteau, ne pas poser les coudes sur la table, ne pas terminer l’assiette en passant le pain comme une éponge dans la sauce, même si c’est excellent. J’ai aussi appris qu’il fallait nettoyer la bouche avec la serviette avant de porter le verre à la bouche. Qu’ai-je appris encore? Que lorsque je faisais une erreur, je devais me faire excuser, qu’il ne fallait pas interrompre un dialogue, être serviable, que savoir écouter était une qualité, voire une compétence, que de se laver les dents après les repas, porter des habits propres, apporter une fleur ou un autre présent à une personne malade, dire merci, étaient des signes du respect de soi favorisant le respect des autres.

À l’adolescence, en observant les adultes, j’ai vite déchanté. Les bonnes leçons, je les avais appliquées à la lettre sans que la plupart de mes « maîtres » mettent en place leur théorie. Je ne me considérais pas pour autant soumise ou dépendante des autres. Plus tard, dans le monde des « grands », universitaires ou managers, simples employés ou sans emploi, j’ai côtoyé, mais pas seulement, un univers composé d’adultes arbitraires et sans éducation. Curieusement, ils étaient socialement intégrés, jouaient un rôle maîtrisé dans un système flou. Croyant être capable de comprendre l’essentiel et de résister aux scènes les plus brutales et les plus burlesques, j’ai passé plus d’un tiers de ma vie à tenter l’impossible: comprendre l’ignorance, la mienne et celle des autres, comprendre les vérités, apprendre à me connaître en vue de réaliser mon potentiel créatif.

Les personnes fines et généreuses, au-delà des divergences culturelles et de leurs traditions, m’ont enseigné les rouages de la vie quotidienne, transmis leurs savoirs, partagé leur savoir-faire et savoir être sans arrière-pensée, sans idéologie. Encore aujourd’hui, elles parlent de leurs échecs et de ce qui les fait grandir. La confiance et la conviction étant la base de la relation, ces valeurs sont devenues une évidence sans qu’il faille s’efforcer à être positif ou efficace.

Qu’ils soient collègues de travail, membres de la famille ou amis, les gens bienveillants s’apppuient sur leur expérience personnelle. Ils vous téléphonent la nuit pour vous partager une idée ou un concept, vous offrent une promenade en vélo, voiture ou autocar et connaissent la colline de vos rêves, évitent de consulter la montre ou le portable en votre compagnie, répondent à vos questions de manière individuelle, entrent dignement en contact avec vous, maîtrisent la distance et la proximité, sans craindre l’après d’une interaction chaleureuse, ne se grattant pas le cuir chevelu ou passant des nuits blanches à réfléchir à la distinction entre rencontre personnelle ou professionnelle. Jamais, une personne cultivée vous rappellera qu’elle a déjà été là pour vous et que son temps est limité. Dans ce contexte, la transgression n’existe pas. Elle est un mouvement perpétuel de construction et de développement dans lequel le langage représente un tissu relationnel.

Lorsque dans un cercle ou un établissement, au milieu de beaux parleurs, quels que soient leur statut et leur provenance, lorsque ni le dialogue, ni l’âme et la parole ne trouvent leur place, où le silence – ou le bruit – devient à lui seul ordinaire, je me sens soulagée en disant à haute voix :

« C’est le bordel ». Une manière personnelle de redonner un peu de lumière, de me laisser guider par elle. Une familiarité facile pour ne pas me laisser tenter par la face obscure de la force qui gouverne notre monde. Car, entre gens cultivés, nous comprenons le langage des êtres vivants: il ouvre des portes sur de nouveaux horizons.

Ce privilège, je dirais même cet art de vivre, je le souhaite à chacun et à chacune d’entre vous pour l’Année 2018 !