ANTOINETTE VONLANTHEN
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Kategorie: Institut de Langue Française et d’Expression ILFE

L’excès de modestie, une mise en scène guindée

À toutes les époques, l’imposture et la fanfaronnade envahissent les rues. En revanche, la fausse modestie et le style empesé détruisent les villes, les continents et les sociétés.

Savoir mettre en relief sa personnalité est un comportement naturel et légitime sans qu’il faille le comparer à une pathologie. Les gens bouffis d’orgueil acceptent mal cette réalité quotidienne. Placer la vérité plus haut que soi les rend vulnérables. Ils soulèvent des thèmes politiques, économiques, religieux, philosophiques ou autres, persuadés qu’ils agissent en toute innocence pour le bien de la collectivité. Leur voix trahit le besoin de reconnaissance et d’estime, ils se mettent donc maladroitement en scène et envahissent l’espace sans y construire l’essentiel.

L’humilité demande de façonner de manière créative son propre avenir de manière bienveillante et aussi lucide que possible, en position de découverte, de progression et d’amélioration. Développer consciemment un style de communication, placer ses forces et ses expériences au centre de ses intérêts représentent un support puissant pour le langage, pour soi et son entourage.

J’entends souvent des critiques très dures à l’intention de personnalités menant avec succès leur vie professionnelle ou personnelle. « Elle est désagréable, tout le monde l’évite, elle est seule à donner le ton, elle déteste la critique, elle est difficile, elle est spéciale ».

La réalité est ainsi. Qui veut atteindre un objectif a besoin de persévérance et de conviction, reste indifférent aux ragots.

Lorsqu’une personne est remise en question pour sa force de caractère – et tous les renoncements que cela suppose – il serait intéressant de se demander d’où vient cette curieuse envie de couper la tête aux gens qui réussissent.

Serait-ce un sentiment de culpabilité de ne pas avoir tout entrepris pour se dépasser ? La fausse modestie est trompeuse, elle ressemble fortement à de l’oisiveté.

Französisch, die schönste Sprache der Welt

Ist Französisch wirklich schwierig zu lernen? Wieso? Weil es wichtig ist, dass die Rednerin oder der Redner verständlich und inhaltlich klar spricht. Das Erreichen dieses Anspruchs ist in jeder Sprache ein Muss und hat nichts zu tun mit Französisch oder seiner komplexen Grammatik. Eine Sprache mögen heisst, die Absicht zu verfolgen, alles zu unternehmen, damit die Botschaft rüberkommt. Diese Haltung führt in allen Sprachen zur gelingenden Kommunikation. In der Deutschschweiz gibt es unzählige Dialekte wie:

Den Berner Dialekt „Bärndütsch“, den Aargauer Dialekt „Aargauerdüütsch“, den Zürcher Dialekt „Züridütsch“, den Basler Dialekt „Baasl-Dytsch“, den Berner Dialekt „Bärndütsch“, den St. Galler Dialekt „San Gallerdütsch“, den Walliser Dialekt „Wallisertitsch“, den Luzerner Dialekt „Lozärner Dialäkt“, den Bündner Dialekt „Biindnertüütsch“ usw.

Sprechen Deutschschweizer Französisch, leiten erstaunlich viele ihre Gedanken aus ihrem Dialekt ab ((Interferenz). Sie übersetzen in der Folge Wörter simultan oder nutzen ein oft ungeeignetes Vokabular aufgrund der Dialektarchitektur. Wenn sie zum Beispiel auf Deutsch sagen würden: „Ich gehe nicht gerne einkaufen“, würden sie dasselbe auf Französisch so ausdrücken: „J’aime pas aller acheter“, anstatt in der Umgangssprache „J’aime pas (schriftlich: ,je n’aime pas᾿) faire les courses“ (in der Schweiz auch „les commissions“).

Sie sprechen lückenhaftes Französisch und drücken sich mit der gleichen Tonalität wie im Deutschen aus, obwohl die Gesichtsmuskulatur in jeder Sprache völlig anders genutzt wird. Die Denkweisen unterscheiden sich sehr von Mensch zu Mensch, von Sprache zu Sprache, von Kanton zu Kanton und von Land zu Land. Schweizerdeutsch, egal welcher Dialekt, wirkt auf Französischsprachige leicht autoritär. Aber auch einige Dialekte aus der Romandie können in Deutschschweizer Ohren seltsam klingen. Jede und jeder von uns spricht mehr oder weniger einen Dialekt mit einem eigenen Wortschatz und einer eigenen Satzkonstruktion, trotz oder gerade wegen dem Spracherwerb in der Schule. Hinzu kommen Charaktereigenschaften, Intelligenz, freies Sprechen, kognitive Fähigkeiten, Gefühle, Emotionen und Aussprache.

Wird die Persönlichkeit der Lernenden in ihrer Ganzheit betrachtet, das heisst ihr Können, ihre Ausdrucksart, ihre Zuhörfähigkeit, ihre Aktivitäten und ihre Lebensziele, so entsteht individuelle Sprache. Sie entwickelt sich im Laufe des Spracherwerbs und des Erlebten. Mut, Selbstsicherheit und Redefreiheit entstehen. Demgegenüber verursachen interkulturelle Missverständnisse gepaart mit Lern- und Kommunikationslücken ein inkompatibles Sprachprogramm! Ein Français fédéral („Bundesfranzösisch“) oder ein Kauderwelsch ersetzt ein leicht verständliches Französisch.

Das Verstehen dieser Vorgänge erleichtert das Französischlernen und unterstützt positiv den verbalen sowie den schriftlichen Ausdruck. Mit kurzen und präzisen Sätzen sagt man sehr viel aus.

Schöner ausgedrückt, die Kunst der Didaktik entsteht aus der Kunst des Dialogs.

DÉVELOPPEMENT PERSONNEL ET COMMUNICATION


Une personne charismatique séduit le public par ses attitudes dirigées vers la simplicité, le courage et l’originalité.

Vous rêvez de vivre votre différence ? Devenez humble, exprimez vos pensées clairement et partagez le meilleur en vous.
Un entraînement en quelques lignes :

de● Faciliter la résilience
Être capable de travailler à sa cohérence, accepter ses erreurs en restant libre de préjugés à son égard, s’excuser de ses faux pas auprès de partenaires démontre les caractéristiques de notre propre vulnérabilité et par là, une plus grande humanité.

Véhiculer un sentiment d’appartenance
Il vaut mieux partager les privilèges qui nous ont été octroyés que de les étaler au grand jour en vue de nous donner un sentiment de puissance par rapport aux autres.

Réfléchir sur le passé
Contrairement à ce que nous font croire beaucoup de personnes rationnelles, éprises de positivisme et de recettes psychologiques, ruminer de temps en temps fait partie du processus de développement. Les étapes de la dépression servent à récupérer de l’énergie. Analyser, par contre, facilite la compréhension, la transformation et la résolution de problèmes. Regarder en arrière est une condition pour repartir avec de nouvelles lunettes et permet de poser des objectifs plus près de notre réalité.

Mettre des priorités
aide à se projeter plus sereinement et prendre pied dans l’inconnu.

Transmettre son énergie
Créer de l’atmosphère soi-même évite de chercher la force à l’extérieur ainsi qu’auprès de personnes sensées nous aider à vivre, voire prendre la responsabilité pour notre vie.

Rester libre
Ne pas se disperser dans des associations ou des comités laisse une grande marge de manœuvre pour les réels problèmes. Les groupes, de par leurs systèmes conventionnels, cimentent plus facilement les racines d’un malaise.

Dégager le sens du contact
Être généreux.se dans notre manière d’être est bien plus important que le choix de vêtements à la mode. Pourtant, avoir du style dégage un esprit souple.

Ce qui nous rend digne
Faire attention à la tonalité, la tenue de son corps, ses gestes, la clarté des mots, la manière de s’exprimer, même avec un physique mutilé par un accident ou une maladie, renforce la beauté d’une personne.

L’ouverture d’esprit
Coopérer tout en étant orienté vers la pratique, planifier son savoir, par exemple l’apprentissage des langues, démontre la joie de vivre.

La vie est autre chose qu’un programme défini
La société, c’est-à-dire l’homme, se construit sur la base d’expériences inattendues et poursuit une logique naturelle comme le renouvellement des saisons. Être attentif à chaque chose démontre une forme de respect et de bienveillance.

Découvrir le charisme à travers la découverte des mots
Les mots donnent du relief à la pensée et déclenchent l’action. Entraîner la parole sur le vécu met en route de nouvelles perspectives, permet d’avancer en osant l’argumentation. S’exprimer différemment, en combinant l’expérience d’adulte avec le vocabulaire et le ressenti de l’enfant intérieur, révèle un potentiel sous de nouvelles formes.

Trop d’activités sont le résultat du refoulement. Elles masquent les contraintes du quotidien, de l’éducation ou des traumatismes dans l’enfance. Être sans cesse occupé.e empêche une bonne gestion du temps, la motivation et le sens de la relation. Chacun de nous possède l’énergie de création. Plus nous aimons ce que nous entreprenons, plus nous nous faisons confiance et plus la force se manifeste facilement.  Nous nous laissons guider par ce qui nous tire vers l’action.

Institut de Langue Française et d’Expression (ILFE)

AV-2019

Créativité langagière

Quand on parle d’éducation des adultes, trois éléments y participent : la nature, la culture, la société dans laquelle les relations humaines jouent un rôle prédominant.

Parmi les principaux défis à relever aujourd’hui dans l’enseignement des langues, plus particulièrement du français, figurent sans aucun doute la nécessité de concilier le respect des différences et comprendre la maîtrise de l’information, le transfert d’un élément à l’autre ainsi que les complexes transformations qui en découlent au niveau cognitif.

Les exigences sociales, politiques et économiques, perçues comme des crises passagères, s’infiltrent de manière subtile dans notre quotidien et nous influencent bien plus que nous ne le pensons. L’informatique et les applications numériques et téléphoniques ainsi que les technologies associées sont conçues pour une communication brève, éliminant les rouages de la communication humaine. Ils sont donc à redéfinir dans une perspective de créativité facile à mémoriser.

Se découvrir à travers le langage, un enrichissement

La découverte passe inévitablement par sa propre remise en question: dans quel milieu suis-je né ? Quelles images en ai-je, quelles expériences ai-je faites ? Quelles sont mes compétences sociales ? Suis-je apte à prendre du recul par rapport à des situations différentes ? Quelle est mon attitude envers les autres ? Quelles sont mes valeurs ? Comment ma manière de communiquer est-elle perçue par mon environnement ? L’individu étant le centre de la collectivité, le retour sur soi à travers l’acquisition d’une langue est paradoxalement une approche sociologique collective. Reconstruire un univers de pensée déclenche l’empathie et l’ouverture à la connaissance, à l’expérience, d’où en découle la compétence en communication.

Représentations dans la pratique

Selon mon expérience, l’application du français est plus facile lorsque divers éléments sont combinés entre eux. Par exemple,

  1. la grammaire et le vocabulaire sont liés à des facteurs autobiographiques, des visions, des situations d’apprentissage réelles.
  2. la sémantique linguistique cognitive est liée aux segments de la communication. La définition et l’interprétation des mots et leurs sources représentent des images utiles dans la mémorisation des acquis.
  3. la phonétique, liste des sons, articulation, acoustique, est liée au langage non verbal et inconscient. Apprendre à décrypter la gestuelle renseigne sur le ressenti, dévoile les émotions cachées. Le mouvement des mains informe sur l’authenticité ou la spontanéité du discours.
  4. la syntaxe – structure des phrases, conditions de bonne formation et règles – est liée à l’expression verbale de l’expérience. Elle rend le dire authentique.
  5. la conversation – ou dialogue – est liée à la conduite d’entretien. L’échange participatif authentique en est renforcé.
  6. la lecture est liée à la compréhension réciproque en situation d’échange; le développement d’idées en est stimulé.
  7. apprendre à apprendre est lié à la mise en œuvre d’un projet en relation avec la langue apprise.


Acquérir une langue, c’est également apprendre à s’orienter de manière différente.  L’expérience est une transmutation qui se reflète de manière naturelle dans l’approche linguistique.

Sich bei der Arbeit entfalten dank SprachWISSEN und Gespräch

Wir glauben, wir wissen, wer wir sind, und doch sind wir nie genau das, was wir zu sein glauben. Der Einfluss von Bildung und Umwelt macht deutlich, wie variabel ja sogar eingeschränkt unsere Autonomie ist. Die Karriere kommt nicht von selbst in Schwung: Der Titel, die Position und der Positionsstatus sind weder Beweis noch Garantie. Jede Änderung, jede Entscheidung stellt uns vor neue Herausforderungen. Der kulturelle Druck einer spektakulären Karriere beeinträchtigt die Qualität der Kommunikation und hindert die Verbesserung der Sprachkenntnisse. Das Erlernen oder Vervollkommnen einer Sprache ist zunächst mit Zweifeln verbunden. Die Konfrontation mit dem Sprachenlernen erfordert Sensibilität, Tiefe und Engagement. Zeitmangel oder Überbeschäftigung sind oberflächliche Alibis, um sich vor Veränderungen und Risiken zu schützen/drücken. Wenn wir lernen und dabei Fortschritte machen, erkennen wir, dass das Setzen und Erreichen von Zielen die Verwirklichung von Visionen bedeutet.

Geistige Starrheit schadet der Gruppe, der Organisation oder dem Unternehmen (dem System)

In einer Rolle oder Funktion zu verharren, war einmal ein Zeichen von Stabilität und Professionalität. Heute behindert es die geschäftliche Dynamik. Den grössten Fehler, den Unternehmen machen können, ist, nur junge Leute einzustellen und erfahrene Mitarbeiter in den Hintergrund zu rücken. Der Altersmix verleiht der Unternehmenskultur und damit der Rentabilität Stärke. Ein Alterssegment auszuschliessen und durch ein anderes zu ersetzen, ist unlogisch und widerspricht dem psychosozialen sowie dem wirtschaftlichen Zusammenhang. Ob in der Welt des Gesundheitswesens, der IT oder des Managements: Der Personalmangel ist das Ergebnis einer Eliteauswahl, die viele Jahre ein Misserfolg war. Jung und Alt lernen voneinander, sie motivieren sich gegenseitig, was sie leistungsfähig macht. Das Ignorieren dieses Prinzips ist ein immenser Verlust an Human- und Wissenskapital, eine patriarchalische Diktatur, die so schnell wie möglich abgeschafft werden muss.

Der Verzicht, um eine bessere Kommunikationsqualität und mehr Freiheit zu erlangen

Der Mensch von morgen teilt sein Zuhause und seine Arbeit, er studiert, arbeitet zehn Jahre und wechselt dann seinen Arbeitsplatz oder er findet ohne spezielle Ausbildung seine ideale Tätigkeit. Er verzichtet aufs Ausgehen, auf den Kauf eines Hauses oder auf Ferien, um in eine Weiterbildung zu investieren. Der Familienvater verzichtet auf sein Gehalt, um sich um seine Kinder zu kümmern oder seine Vollzeit arbeitende Frau zu ersetzen. Dies hat nicht mit Ideologie zu tun, sondern mit Vernunft.

Die Art des Seins, sich auszudrücken und zu handeln sagt mehr über jemanden aus als ein Universitätsabschluss

Das Bewusstsein über die Ungleichheiten zwischen Männern und Frauen, die technologischen Veränderungen, aber auch den Klimawandel zwingt uns, unsere Lebensvorstellungen zu überprüfen. Wir sehen es jetzt, Jugendliche sagen den Erwachsenen, was sie tun müssen, weil sie nicht den Mut haben, sich zu ändern.

Sprachkenntnisse und Kommunikationsfähigkeiten – damit meine ich die Art des Sprechens – dienen nicht nur der Karriere. Sie sind heute mehr denn je von Nutzen für alltägliche Interaktionen, professionelle Gespräche sowie nationale und internationale politische Beziehungen.

Denksysteme unterscheiden sich von Region zu Region, von Nationalität zu Nationalität, von einer Generation zur nächsten. Sie sind ständig miteinander verbunden und in Bewegung. Niemand bringt uns bei, in welcher Lautstärke wir kommunizieren sollen, denn die Analyse der Systeme führt über das Wissen über sich selbst. Sie setzt uns in Kenntnis über unser Sein und ermöglicht uns so, in der Akzeptanz unseres Wesens in einem multikulturellen Umfeld voranzukommen.

Sich für sich selbst zu interessieren, ist eine Art, sich für andere zu interessieren

Sich für sich selbst zu interessieren, ist ein anderer Ansatz als die „Nabelschau“. Im ersten Fall dient die Frage dazu, sich in etwas Besseres zu verwandeln. Im zweiten Fall gibt es keine Fragen, es gilt nur (oft bei religiösen Gruppen) „Ich, ich“, „Ich besitze die Wahrheit“.

Ganzheitliche Sprachkurse begehen kreative Wege, um das höllische Rennen „Immer mehr zu wollen“ zu überwinden. Das Finden der richtigen Worte erleichtert die persönliche oder berufliche Veränderung. Personalisierte Gespräche berücksichtigen Sprachkenntnisse, emotionale Ressourcen, Selbstkenntnis, Erfahrung, Schulung, berufliche Entwicklung und Erwartungen, Interessen, Projekte sowie die Bedeutung, die dem Ehrgeiz beigemessen wird. Das Training besteht aus Inszenierungen in Bezug auf die Talente.

Teilen, gemeinsam lernen, handeln

Sich daran zu gewöhnen, über Gott und die Welt zu reden, über die Bedeutung von Wörtern nachzudenken und Themen zu entwickeln, die der zukünftigen Karriere förderlich sind, erleichtern

a) die Analyse und die Entscheidungsfindung
b) die Verknüpfung von Entdeckungen und Annahmen
c) die Entwicklung von Ideen
c) den Anreiz zur Initiative
f) die Organisation von Projekten
g) die konkrete Herangehensweise an das persönliche oder geschäftliche Leben oder als Unternehmer oder Unternehmerin

Sprachliches und menschliches Wissen sind eng miteinander verbunden

Ganzheitliche Sprachkurse in Form personalisierter Gespräche dienen der Stärkung der Kommunikationsfähigkeit und gewährleisten Strategien, die auf persönlichen Entscheidungen basieren. Zweisprachige Menschen (D/F) profitieren besonders davon. Französischkenntnisse setzen effektiv Prozesse in Gang, die in die deutsche Sprache übertragen werden können. Sie können semantisch, psychologisch oder psychosozial sein. Wenn der Trainer und der Lernende im gegenseitigen Einvernehmen aktuelle Themen auswählen – beispielsweise Gespräche unter verschiedenen Umständen führen, Konflikte lösen, sich in einer Gruppe engagieren, ein Unternehmen führen, Kinder grossziehen, eine Geschichte und ihren Autor analysieren –, wird die Entwicklung oder die Beherrschung einer Sprache zu einer Lebensschule. Aus diesem ganzheitlichen Konzept, das nichts gemein hat mit Tandem-Sprachkursen, das Sprachkenntnisse, persönliche Entwicklung und berufliche Ausbildung kombiniert, entsteht ein aussergewöhnliches Potenzial.

S’épanouir à travers les connaissances linguistiques et la qualité de l’expression verbale

Nous pensons savoir qui nous sommes et pourtant nous ne sommes jamais exactement ce que nous pensons être. L’influence de l’éducation et de l’environnement nous rappelle à quel point notre autonomie est variable, voire limitée. La carrière ne vient pas d’elle-même : le titre, la fonction et le statut du poste ne sont ni une preuve ni une garantie. Chaque changement, chaque décision nous met au-devant de nouveaux défis. La pression culturelle prônant une carrière spectaculaire ternit la qualité de la communication et freine l’amélioration des connaissances linguistiques. Apprendre ou perfectionner l’expression verbale souligne nos doutes et demande sensibilité, profondeur et engagement. Se situer à travers le manque de temps pour apprendre une langue que nous aimerions pourtant parler est un alibi, une stigmatisation servant à se protéger du changement et du risque. Mémoriser est un processus sans lien avec la parole mais avec la confiance en soi, le vécu et l’image – positive – que nous nous faisons des relations humaines, la mise en place de priorités et d’objectifs. Vouloir progresser dans ce sens, c’est faire de la vision une réalité.

La rigidité mentale nuit au groupe, à l’organisation ou à l’entreprise (au système)

En Suisse alémanique, la communication passe plutôt par le canal de l’information et en Suisse romande, par le canal de l’échange social. Rester figé dans des canaux liés à l’interculturel, aux relations interpersonnelles ou fondamentalement aux mécanismes psychologiques est un des éléments majeurs de l’échec des interactions dans la communication verbale.

De plus, être attaché à un rôle ou une fonction était autrefois une marque de professionnalisme. Aujourd’hui, elle entrave la dynamique en entreprise car tout change à une vitesse extrême. La communication verbale est devenue un ensemble d’éléments dont il faut tenir compte dans l’immédiat. Si les formules de politesse dans la correspondance ou orales étaient autrefois une évidence, l’intégrité du propos et la manière d’être deviennent primordiales, même lorsque les intérêts boursiers dominent.

La parole axée sur des thèmes linéaires étouffe l’essentiel

La plus grande erreur que les entreprises commettent, et malheureusement elle influence la parole, consiste à engager des jeunes et relayer au second plan les personnes expérimentées. La mixité des âges donnent un souffle puissant à la culture d’entreprise et donc à la rentabilité. Éliminer un segment d’âge pour le remplacer par un autre est illogique et non conforme aux relations psychosociales et économiques. Que ce soit dans le monde des soins, de l’informatique ou du milieu managérial, le manque de personnel qualifié est le résultat d’une sélection élitaire parsemée d’échecs sur de nombreuses années. Les jeunes et les moins jeunes apprennent entre eux, ils se motivent, ce qui les rend efficaces. Ignorer ce principe est une immense perte de capital relationnel et professionnel, une dictature patriarcale dont il faut se séparer le plus vite possible.

Le renoncement pour une meilleure qualité de communication et plus de liberté

L’individu de demain, c’est celui qui partage son domicile, son job, qui étudie, exerce pendant dix ans et se réoriente vers un autre métier ou celui qui, sans formation particulière, décroche le job idéal. Celui ou celle qui renonce aux sorties, à l’achat d’une maison, aux vacances, pour investir dans une formation, le père de famille renonçant à son salaire et se débrouillant pour être près de ses enfants ou remplaçant sa conjointe occupée à plein temps.

La manière d’être, de dire et de faire en dit plus qu’un titre universitaire

La prise de conscience des inégalités entre hommes et femmes, les changements technologiques mais également le changement climatique, nous obligent à revoir nos concepts de vie. Nous le voyons actuellement, les jeunes disent aux adultes ce qu’ils ont à faire car ceux-ci n’ont pas le courage du changement.

Les connaissances linguistiques et les compétences en communication – j’entends par là la manière de dire – ne servent pas seulement à la carrière; elles sont plus que jamais utiles dans les interactions courantes, les entretiens professionnels, les relations politiques nationales et internationales.

Les systèmes de pensée varient d’une région, d’une nationalité, d’une génération à l’autre et ils sont sans cesse interconnectés et en mouvement. Personne ne nous instruit sur la manière de communiquer d’une dynamique à l’autre, car l’analyse des systèmes passe par la connaissance de soi. Elle nous renseigne sur notre sort et ainsi, dans l’acceptation de notre être, condition ultime pour progresser dans un environnement multiculturel.

S’intéresser à soi est une manière de s’intéresser aux autres

S’intéresser à soi est une démarche différente que le „nombrilisme“. Dans le premier cas, le questionnement sert à (se) comprendre pour transformer en mieux. Dans le deuxième, il n’y a pas de questionnement, c’est uniquement (souvent en groupe sectaire) „moi je“, „moi je détiens la vérité“.

Les cours de langue holistiques s’orientent vers des pistes créatives pour s’affranchir de la course infernale du „toujours vouloir plus“. Trouver les mots adéquats facilite l’évolution ou le changement de carrière. Les entretiens personnalisés tiennent compte des connaissances linguistiques, des ressources émotionnelles, de la connaissance de soi, l’expérience, les formations suivies, la trajectoire professionnelle et les attentes, les intérêts et les projets, l’importance accordée à l’ambition. La formation consiste à mettre en scène des situations en relation avec les talents.

Échanger, apprendre ensemble, agir

S’habituer à s’exprimer sur tout et rien, réfléchir au sens des mots sur une période plus ou moins longue tout en développant des sujets propices à la future carrière rend plus facile

a) l’analyse et la prise de décision

b) la mise en lien de découvertes et suppositions

c) l’incitation à l’initiative

d) le développement d’idées

e) l’organisation de projets

f) l’approche concrète de la vie personnelle, en entreprise ou en tant qu’entrepreneur.e

Les connaissances linguistiques et humaines sont étroitement liées

Les cours de langue, sous forme d’entretiens personnalisés, servent à renforcer les compétences en communication, à assurer des stratégies en fonction des choix personnels. Les personnes bilingues A/F en profitent particulièrement. Les connaissances de français mettent en relief efficacement des procédés pouvant être transférés dans la langue allemande. Ils peuvent être d’ordre sémantique, psychologique ou psychosocial. Lorsque la formatrice et la personne apprenante choisissent des thèmes actuels d’un commun accord ‒ comme mener un entretien dans diverses circonstances, résoudre des conflits, s’engager dans un groupe, diriger une entreprise, la manière d’élever ses enfants, analyser un auteur ‒ le développement ou la spécialisation d’une langue devient une leçon de vie. De ce concept holistique qui, sans aucun lien avec les cours de langue tandem, combine enseignement des langues, développement personnel, formation professionnelle, se dégage un potentiel extraordinaire.

Cultiver l’art de l’autodérision, c’est aller à l’autre bout de la terre




À l’aéroport de New York, un manager appelle un taxi. Dans la voiture, le chauffeur lui demande l’adresse de la destination:

– où que vous vouliez, on m’attend partout !

L’humour propage des vibrations bienfaisantes et prouve que savourer le moment présent est un art total de l’estime de soi. Il faut du courage pour pouvoir ronronner en surfant sur le dos des vagues : « J’aime la vie, je me sens capable, je maîtrise la peur, j’avance, j’y vais, j’assume ». Se mettre des lauriers de cette manière est un trésor rarissime à l’époque où la vitesse du temps nous dépasse; expérience immersive et moment d’extase dans une réalité culturelle allant au-delà du virtuel. Rire de soi ouvre sur une dimension théâtrale dans laquelle le temps ne joue aucun rôle, où nous sentons nos racines avec ce que nous faisons. Nous nous rassurons en mettant nos angoisses et notre côté mesquin en lumière. Soudain, nos traits névrotiques nous rassurent et disparaissent. « J’ai besoin de réfléchir, je suis partout et nulle part » c’est dire avec grandeur « J’en ai marre ». Ce travail de haute qualité spirituelle m’a émue à plusieurs reprises. En plongeant au fond de moi dans des situations dramatiques, j’ai oublié la peur de déranger, assumé ma fragilité. Instinctivement, un potentiel caché a surgi : prendre le temps d’entrer dans la vague de la vie et se détacher du réel.

Se justifier par la montagne de travail ou par un agenda complet reflète un comportement inaccessible à l’imprévu. Mais, lorsque nous permettons au temps de s’arrêter, l’autodérision nous guérit par une montée puissante et forte en émotion.

Bannir les phrases suivantes de son quotidien « Je n’ai pas le temps, je suis pressé, j’ai beaucoup de travail, je suis stressé », provoque un effet magique. Grâce à cette lucidité, nous accédons par le jeu à prévoir l’aléatoire, exercice décisif dans notre relation à soi et aux autres.

Se proposer de s’organiser, malgré les occupations qui nous envahissent, c’est la moitié du chemin fait dans un esprit libre et amusant. La mise en scène philosophique facilite le condensé des choses et de notre histoire, comme un cercle qui se perpétue. Il stoppe l’engrenage infernal de la limite que les autres nous imposent ou que nous nous infligeons à nous-mêmes. Si nous apprenons de cette expérience, nous sommes totalement dans l’air du temps. L’art de l’autodérision divertit et cultive comme une musique de Wagner. Moment fabuleux de faire des choix et de préserver le meilleur en soi.


Un bagage spirituel

Face à l’autre, une personne bienveillante engendre parfois des malentendus, comme le désir de séduction. Reconsidérer la bonté à un niveau élargi consiste non pas à développer la sentimentalité, mais à entraîner la résistance à la frustration, l’acceptation de l’échec et au renoncement, donc,  à

  • développer l’autonomie et la créativité
  • apprendre à s’analyser
  • s’entourer de bonnes personnes
  • se relier à la nature
  • vivre au présent
  • se faire confiance
  • cultiver la solitude
  • s’accepter

Une femme bienveillante est considérée comme bien socialisée. Par contre, un homme bienveillant signalise un comportement paternaliste quelque peu déplacé. Dans le management, la bienveillance est considérée comme un signe d’inefficacité ou de faiblesse, voire de fragilité ou encore mieux, comme la perte de l’autorité. Elle entre dans le catalogue de la qualité de travail uniquement si elle sert à satisfaire des rapports de force, considérés comme un signe d’assurance et de détermination. Comme chez les animaux, la prise de pouvoir est dictée par un sentiment unilatéral de survie, un désir de domination, et moins par un besoin de reconnaissance et d’approbation générale pour le bien commun. La plupart des managers craignent la perte d’une quelconque marque d’objectivité. Cette angoisse archaïque nécessite une prise de conscience et un entraînement spirituel difficiles. Mêler l’autorité à la bienveillance est un arrangement charismatique dans lequel l’émotion et la force du raisonnement sont étroitement liées. C’est exactement le fondement des méthodes agiles, si préconisées de nos jours.

 

 

S’exprimer avec succès signifie dire l’essentiel au bon endroit au bon moment.

S’exprimer verbalement est un processus en constante évolution qui nécessite un grand entraînement mental. Il implique la volonté d’écouter, d’observer et de découvrir. Apprendre une nouvelle langue nous met au défi de revoir notre discours dans notre langue maternelle. Nous réalisons soudainement que nous utilisons les habitudes et le vocabulaire de nos ancêtres! De ce point de vue, la nouvelle langue nous semble une trahison, car il nous est impossible de traduire les anciennes habitudes dans la nouvelle langue. Cette honte diffuse entraîne des blocages, des peurs et des inhibitions. Heureusement, dans la plupart des cas, ils sont temporaires et ouvrent la porte au changement.

L’apprentissage d’une langue déclenche un processus qui va bien au-delà de la langue. Il nous place devant de nouvelles situations, perspectives et décisions qui suscitent la peur de la perte de pouvoir et d’influence. Cette résistance au changement peut faire référence au système organisationnel de l’entreprise dans laquelle nous travaillons ou au système familial dans lequel nous vivons. Avec l’information accélérée de ces dernières années, les gens sont fatigués de la multitude de nouveautés qui leur tombe constamment dessus. Nous ne pouvons définir les priorités et faciliter le processus de renouvellement que lorsque nous savons ce dont nous avons besoin et où nous voulons aller. Cela semble facile, en réalité il faut parfois des années pour comprendre pourquoi nous agissons d’une certaine manière.

À partir de là, sur la voie du progrès, la mémoire peut mémoriser de nouveaux mots et les laisser résonner. Dans le même temps, nous pouvons de plus en plus nous exprimer de manière crédible dans différents contextes.

Französisch sprechen: Das Loslassen von Gewohnheiten lässt uns offen werden für Neues

Erfolgreich sprechen heisst, im richtigen Moment am richtigen Ort das Richtige sagen.

Kommunikation ist ein sich ständig im Aufbau befindlicher Prozess, der täglich unsere Lernbereitschaft fordert. Sich Gedanken darüber zu machen, wie wir lernen, hilft uns, auch über unsere Muttersprache nachzudenken. Plötzlich kommen wir zur Einsicht, dass wir uns jahrelang der sprachlichen Gepflogenheiten und Floskeln unserer Vorfahren bedient haben. Aus diesem Blickwinkel betrachtet, kommt das Erlernen einer Fremdsprache einem Verrat gleich, weil es für uns unmöglich ist, alte Gewohnheiten in die neue Sprache zu übertragen. Dies führt zu Blockaden, Ängsten und Hemmungen. Glücklicherweise sind sie in den meisten Fällen nur vorübergehend und öffnen die Tür zum Wandel.

Das Erlernen einer Sprache, z. B. Französisch, löst einen Prozess aus, der weit über die Sprache hinausgeht. Es stellt uns vor neue Situationen, Perspektiven und Entscheidungen, die die Angst vor Machtverlust und Einfluss auslösen. Dies kann sich auf das Organisationssystem des Unternehmens, in dem wir arbeiten, oder auch auf das Familiensystem, in dem wir leben, beziehen. Angesichts der beschleunigten Informationen der letzten Jahre sind die Menschen müde – ich zähle mich dazu – von der Vielzahl von Neuheiten, die sie ständig hören, sehen und lesen. Erst wenn wir wissen, was wir brauchen, können wir Prioritäten setzen und den Erneuerungsprozess ermöglichen.

Allein auf dem Weg des Fortschritts kann sich das Gedächtnis neue Worte einprägen und sie mitschwingen lassen. Zugleich können wir uns in unterschiedlichen Kontexten zunehmend glaubwürdig ausdrücken.