ANTOINETTE VONLANTHEN
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Kategorie: Institut de Langue Française et d’Expression ILFE

Cultiver l’art de l’autodérision, c’est aller à l’autre bout de la terre




À l’aéroport de New York, un manager appelle un taxi. Dans la voiture, le chauffeur lui demande l’adresse de la destination:

– où que vous vouliez, on m’attend partout !

L’humour propage des vibrations bienfaisantes et prouve que savourer le moment présent est un art total de l’estime de soi. Il faut du courage pour pouvoir ronronner en surfant sur le dos des vagues : « J’aime la vie, je me sens capable, je maîtrise la peur, j’avance, j’y vais, j’assume ». Se mettre des lauriers de cette manière est un trésor rarissime à l’époque où la vitesse du temps nous dépasse; expérience immersive et moment d’extase dans une réalité culturelle allant au-delà du virtuel. Rire de soi ouvre sur une dimension théâtrale dans laquelle le temps ne joue aucun rôle, où nous sentons nos racines avec ce que nous faisons. Nous nous rassurons en mettant nos angoisses et notre côté mesquin en lumière. Soudain, nos traits névrotiques nous rassurent et disparaissent. « J’ai besoin de réfléchir, je suis partout et nulle part » c’est dire avec grandeur « J’en ai marre ». Ce travail de haute qualité spirituelle m’a émue à plusieurs reprises. En plongeant au fond de moi dans des situations dramatiques, j’ai oublié la peur de déranger, assumé ma fragilité. Instinctivement, un potentiel caché a surgi : prendre le temps d’entrer dans la vague de la vie et se détacher du réel.

Se justifier par la montagne de travail ou par un agenda complet reflète un comportement inaccessible à l’imprévu. Mais, lorsque nous permettons au temps de s’arrêter, l’autodérision nous guérit par une montée puissante et forte en émotion.

Bannir les phrases suivantes de son quotidien « Je n’ai pas le temps, je suis pressé, j’ai beaucoup de travail, je suis stressé », provoque un effet magique. Grâce à cette lucidité, nous accédons par le jeu à prévoir l’aléatoire, exercice décisif dans notre relation à soi et aux autres.

Se proposer de s’organiser, malgré les occupations qui nous envahissent, c’est la moitié du chemin fait dans un esprit libre et amusant. La mise en scène philosophique facilite le condensé des choses et de notre histoire, comme un cercle qui se perpétue. Il stoppe l’engrenage infernal de la limite que les autres nous imposent ou que nous nous infligeons à nous-mêmes. Si nous apprenons de cette expérience, nous sommes totalement dans l’air du temps. L’art de l’autodérision divertit et cultive comme une musique de Wagner. Moment fabuleux de faire des choix et de préserver le meilleur en soi.


Un bagage spirituel

Face à l’autre, une personne bienveillante engendre parfois des malentendus, comme le désir de séduction. Reconsidérer la bonté à un niveau élargi consiste non pas à développer la sentimentalité, mais à entraîner la résistance à la frustration, l’acceptation de l’échec et au renoncement, donc,  à

  • développer l’autonomie et la créativité
  • apprendre à s’analyser
  • s’entourer de bonnes personnes
  • se relier à la nature
  • vivre au présent
  • se faire confiance
  • cultiver la solitude
  • s’accepter

Une femme bienveillante est considérée comme bien socialisée. Par contre, un homme bienveillant signalise un comportement paternaliste quelque peu déplacé. Dans le management, la bienveillance est considérée comme un signe d’inefficacité ou de faiblesse, voire de fragilité ou encore mieux, comme la perte de l’autorité. Elle entre dans le catalogue de la qualité de travail uniquement si elle sert à satisfaire des rapports de force, considérés comme un signe d’assurance et de détermination. Comme chez les animaux, la prise de pouvoir est dictée par un sentiment unilatéral de survie, un désir de domination, et moins par un besoin de reconnaissance et d’approbation générale pour le bien commun. La plupart des managers craignent la perte d’une quelconque marque d’objectivité. Cette angoisse archaïque nécessite une prise de conscience et un entraînement spirituel difficiles. Mêler l’autorité à la bienveillance est un arrangement charismatique dans lequel l’émotion et la force du raisonnement sont étroitement liées. C’est exactement le fondement des méthodes agiles, si préconisées de nos jours.

 

 

S’exprimer avec succès signifie dire l’essentiel au bon endroit au bon moment.

S’exprimer verbalement est un processus en constante évolution qui nécessite un grand entraînement mental. Il implique la volonté d’écouter, d’observer et de découvrir. Apprendre une nouvelle langue nous met au défi de revoir notre discours dans notre langue maternelle. Nous réalisons soudainement que nous utilisons les habitudes et le vocabulaire de nos ancêtres! De ce point de vue, la nouvelle langue nous semble une trahison, car il nous est impossible de traduire les anciennes habitudes dans la nouvelle langue. Cette honte diffuse entraîne des blocages, des peurs et des inhibitions. Heureusement, dans la plupart des cas, ils sont temporaires et ouvrent la porte au changement.

L’apprentissage d’une langue déclenche un processus qui va bien au-delà de la langue. Il nous place devant de nouvelles situations, perspectives et décisions qui suscitent la peur de la perte de pouvoir et d’influence. Cette résistance au changement peut faire référence au système organisationnel de l’entreprise dans laquelle nous travaillons ou au système familial dans lequel nous vivons. Avec l’information accélérée de ces dernières années, les gens sont fatigués de la multitude de nouveautés qui leur tombe constamment dessus. Nous ne pouvons définir les priorités et faciliter le processus de renouvellement que lorsque nous savons ce dont nous avons besoin et où nous voulons aller. Cela semble facile, en réalité il faut parfois des années pour comprendre pourquoi nous agissons d’une certaine manière.

À partir de là, sur la voie du progrès, la mémoire peut mémoriser de nouveaux mots et les laisser résonner. Dans le même temps, nous pouvons de plus en plus nous exprimer de manière crédible dans différents contextes.

Französisch sprechen: Das Loslassen von Gewohnheiten lässt uns offen werden für Neues

Erfolgreich sprechen heisst, im richtigen Moment am richtigen Ort das Richtige sagen.

Kommunikation ist ein sich ständig im Aufbau befindlicher Prozess, der täglich unsere Lernbereitschaft fordert. Sich Gedanken darüber zu machen, wie wir lernen, hilft uns, auch über unsere Muttersprache nachzudenken. Plötzlich kommen wir zur Einsicht, dass wir uns jahrelang der sprachlichen Gepflogenheiten und Floskeln unserer Vorfahren bedient haben. Aus diesem Blickwinkel betrachtet, kommt das Erlernen einer Fremdsprache einem Verrat gleich, weil es für uns unmöglich ist, alte Gewohnheiten in die neue Sprache zu übertragen. Dies führt zu Blockaden, Ängsten und Hemmungen. Glücklicherweise sind sie in den meisten Fällen nur vorübergehend und öffnen die Tür zum Wandel.

Das Erlernen einer Sprache, z. B. Französisch, löst einen Prozess aus, der weit über die Sprache hinausgeht. Es stellt uns vor neue Situationen, Perspektiven und Entscheidungen, die die Angst vor Machtverlust und Einfluss auslösen. Dies kann sich auf das Organisationssystem des Unternehmens, in dem wir arbeiten, oder auch auf das Familiensystem, in dem wir leben, beziehen. Angesichts der beschleunigten Informationen der letzten Jahre sind die Menschen müde – ich zähle mich dazu – von der Vielzahl von Neuheiten, die sie ständig hören, sehen und lesen. Erst wenn wir wissen, was wir brauchen, können wir Prioritäten setzen und den Erneuerungsprozess ermöglichen.

Allein auf dem Weg des Fortschritts kann sich das Gedächtnis neue Worte einprägen und sie mitschwingen lassen. Zugleich können wir uns in unterschiedlichen Kontexten zunehmend glaubwürdig ausdrücken.

ÜBER DEN KONFLIKT

Unter Konflikt versteht jede Person, jede Gruppe und jede Firma, ja sogar jede einzelne Kultur etwas anderes. Hauptsächlich von Männern höre ich regelmässig: «Kein Problem!» Kaum ist dieser Satz ausgesprochen, beginnt auch schon der Konflikt!

Methoden und Strategien tragen nur bedingt zur Konfliktlösung bei. Aus psychoanalytischer Sicht scheint es eine Realität zu sein, dass (fast) jeder von uns es vorzieht, die eigenen Fehler auf andere zu projizieren. Wirkt eine Person oder eine Situation bedrohlich, entsteht daraus schnell ein Konflikt.

Für Menschen, die an sich selbst oder unter der Leitung eines Psychotherapeuten in Balint-Gruppen arbeiten, liegt es eher auf der Hand, Konflikte zu analysieren.

In der Partnerschaft, in der Familie oder im Unternehmen sind die Struktur der Leitlinien, die Hierarchie, die Definition von Funktionen sowie die Rollen und Ziele nach identischen oder variablen Mustern aufgebaut. Konflikte, obwohl sie nicht verallgemeinerbar sind, entwickeln sich meistens, wenn konkrete Antworten auf die folgenden Fragen fehlen: Welche Ressentiments, Fakten und Umstände müssen geklärt werden? Wer besitzt das Geld, wer verfügt darüber und kontrolliert es, welche Interessen gibt es und wie ist die Macht verteilt?

Hinter Geldfragen verbergen sich weitere individuelle Ursachen, die zu Konflikten führen. Dazu gehören beispielsweise Armut, Arbeitslosigkeit, Gesundheitsprobleme, Persönlichkeitsstörungen wie Eifersucht, geringes Selbstwertgefühl, Dominanz, Hass, Rivalität, Diskriminierung, Faulheit, lineares Denken, Prestige und übertriebenes Verlangen nach Ablenkung.

Noch viel zu wenig werden Konflikte aufgrund von Werten wie Wohlstand, Gesundheit, Persönlichkeitsstärke, Empathie, Selbstwertgefühl, Gleichheit, Teilen, Wohlwollen, Toleranz, Initiative, Querdenken, kulturellem Reichtum und Tiefe angegangen.

Diskussionen mit kreativen Köpfen sind manchmal unerträglich. Sie betonen Schwierigkeiten, um sie bewusster zu machen. Wenn das Gefühl der Zugehörigkeit zur Gruppe gegeben ist, sind Lösungen eher möglich.
Für schöpferisch denkende Leute steht nicht allein das Thema Geld im Zentrum des Lösungsprozesses, sondern das Zusammenspiel von Ursachen und Lösungen. Dieser Ansatz bedeutet nicht, dass diese Menschen von einem altruistischen Geist geleitet sind. Ganz im Gegenteil, sie erheben Anspruch auf das Teilen der Verantwortung.

Personen, die viel reden und alles besser wissen wollen, die auf Fragen eine sofortige Antworte parat haben und eine schnelle Lösung für jedes Problem finden, oder diejenigen, die aus falscher Bescheidenheit schweigen, neigen dazu, ihre eigenen Schwächen in den Mittelpunkt eines Konflikts zu stellen.

Es scheint also, als ob die goldene Regel darin besteht, das Richtige zum richtigen Zeitpunkt am richtigen Ort zu sagen.

In Beziehung zu sich und mit der Welt

Wissen, was gute Lehre ist, gehört zu den Zielen einer jeden pädagogischen Institution. Die Humanwissenschaften vermitteln uns neue Erkenntnisse, die uns helfen, den Menschen in seiner Ganzheit besser zu verstehen. Bei genauer Betrachtung zeigt sich, dass sich diese Themen seit Jahrhunderten wiederholen. In einer Fachzeitung für Supervision und Organisationsentwicklung vom Dezember 2015 habe ich folgendes Zitat gelesen: «Der Mensch hat geistige, psychische und materielle Bedürfnisse» (Glasl und Lievegoed 2011). Es gab wohl kaum eine Epoche, in welcher dieser Gedanken die Menschheit nicht beschäftigte und jeder versucht hat, darauf Antworten zu finden aufgrund seiner Herkunft, seines Wissens und seiner Überzeugung.

Die Rechthaberei der guten Lehre

Die Essenz der Vernunft der guten Lehre liegt in obigem Zitat darin, dass jeder von uns gefordert ist, täglich seine geistigen, psychischen und materiellen Bedürfnisse wahrzunehmen, um ein erfülltes Leben führen zu können. Das Zitat suggeriert aber auch die Meinung, die meisten Menschen seien unfähig zu denken, unwissend und naiv. Die Zeiten, in denen Forscher und Wissenschaftler allein das Monopol auf die Wahrheit besassen, sind längst vorbei. Akademiker zu werden, ist heute nicht mehr das Mass aller Dinge. Die gute Lehre ist die, die Kinder beobachten, forschen und experimentieren lässt, damit sie etwas auf ihre eigene Art und Weise umsetzen können. Wenn Erwachsene, Eltern, Lehrer und andere Pädagogen sie im Namen der Besserwisserei, des pädagogischen Diktats eines Denksystems oder mangelnden Selbstwertgefühls in ihrem Entdeckerdrang hindern, damit sie nachahmen, was ihnen vorgezeigt wird, liegt es auf der Hand, dass sie als Erwachsene zutiefst depressiv werden. Erziehung und gute Lehre fordern einen klaren Rahmen, Regeln und verständliche Inhalte. Für mich bedeuten diese beiden Begriffe Förderung, Begleitung, Ermunterung und Unterstützung. Ich bin mit dem Wort «Liebe» zurückhaltend, da es nicht ins Denkschema der guten Lehre passt und jeder von uns etwas anderes darunter versteht. Reine Intellektualität und rationales Handeln führen zu Minderwertigkeitsgefühlen und zu Gewalt, beeinflussen das Zusammenleben im privaten und beruflichen Bereich sowie die politische und wirtschaftliche Auseinandersetzung.

Die freudsche Verdrängung

Die Unterdrückung – oder das Ignorieren – des kindlichen Vorstellungsvermögens (Kreativität) seitens der Erwachsenen hat einen neuen Beruf hervorgebracht: den Coach. Seine Mission ist es, vereinfacht gesagt, Strategien wie im Sport zu entwickeln, um dem Klienten sein Potenzial und seine Einzigartigkeit erkenntlich zu machen. Eigentlich genau das, was dem Kind vorenthalten wurde. Kinder haben sich schon immer gerne bewegt, Sport getrieben, die Welt in ihren eigenen Worten erklärt. Durch allwissende Menschenkenner wurde ihnen jedoch ihre Fähigkeit des Denkens entzogen. Später sprachen Fachpersonen von ethischen Werten in Erziehung, Politik und Wirtschaft, die zwar gut klingen, jedoch kaum in einer zielgerichteten kapitalistischen Gesellschaft durchsetzbar sind.
Kapital und Wachstum sind die bestgeeignetsten Bausteine, um eine Gesellschaft effizient zu entwickeln. Der dramatische Klimawandel hat seinen Ursprung in der Zerstörung des Natürlichen, dem Fundament der menschlichen Seele. Er ist die Quittung für die Besserwisserei.

Die natürliche Intelligenz des Menschen zu unterdrücken, wirkt wie ein Pestizid und kann eine Ursache für Depressionen, Gewichtszunahme, Rauchen und Drogenkonsum sein. Dies erinnert fast ein wenig an das Sterben der Bienen.

Die verlorene Kindheit teuer zurückkaufen

Auf dem Arbeitsmarkt spriessen heutzutage Coachs wie Unkraut auf einem ausgetrockneten Boden. Sie verfolgen meist ähnliche Ziele: die Wiederentdeckung der Menschlichkeit und der Menschenwürde sowie das Umdenken. Doch wie soll dieses Umdenken erfolgen?
Umdenken findet individuell statt und ist kein leichtes Unterfangen. Das Fertigprodukt der Coachings lautet: Lebensglück, Effizienz und Erfolg. Menschlichkeit und Strategien zur Förderung der Humanwissenschaften sind unser Kapital und unsere Innovationsfähigkeit. Sagt «man». Dabei ist „Verstehen“ kein intellektueller Prozess.

Müssen sich die Erwachsenen ihre verlorene Kindheit wieder zurückkaufen? In den Coaching-Angeboten erscheinen immer mehr Inhalte auf Englisch, weil es zum guten Ton gehört. Es gibt immer mehr Schweizer Unternehmen, die nur noch zwei Geschäftssprachen zulassen: Deutsch und Englisch. Französisch wird dabei ignoriert. Es ist eine Besserwisserei, eine Arroganz sondergleichen, wenn der Staat die Kinder zwingt, mehrere nationale Sprachen zu beherrschen, während einige Parteien daran denken, die Grenzen zu schliessen: JA zur Internationalität im Namen des Kapitals, NEIN hingegen zu mehr Globalität und Verbindlichkeit im eigenen Land. Worin unterscheidet sich dies von gravierenden Grenzverletzungen und den Fehlern der Banken? Jeder dritte Erwachsene in der deutschen Schweiz wird einmal in seinem Leben gezwungen, sich mit der französischen Sprache auseinanderzusetzen. Und wir staunen, dass der Rechtsextremismus wächst? Nicht jeder hat die nötigen Mittel, um sich seine verlorene Kindheit zurückzukaufen.

Reputation als kostbares Gut

«Menschlichkeit» wird immer mehr zur käuflichen Ware und verkörpert Qualität in Bezug auf die menschliche Leistungsfähigkeit. Das Wort «authentisch» ist gerade bei Coachs sehr beliebt, nicht wahr? Wer nicht authentisch ist, ist tot, unmenschlich, bewegungslos, man könnte auch sagen «dumm».

Unter Psychotherapeuten, Psychologen, Ärzten, Pädagogen, Supervisoren, Heilern, Wissenschaftlern, Lehrern und Ingenieuren herrscht Uneinigkeit, wie das Ganze einzuordnen ist, wenn Coachs bezüglich der psychischen Symptome beim Menschen mitreden. Und wie ist das Verhältnis der Coachs untereinander? Wie gehen sie mit ihren beruflichen «Konkurrenten» um? Sie ziehen selten am gleichen Strick, obwohl sie so tun, als ob sie zum Wohle der Menschheit alle das Gleiche wollen: andere zum Umdenken bringen, damit alles besser wird. Früher wussten nur Pfarrer, was unter «menschlich» zu verstehen ist. Mediziner und einige Heiler kannten die Definition von «gesund». Heute hat sich die Bedeutung dieser Worte verändert. «Gesund sein» ist gleichbedeutend mit «menschlich sein». Wer seine Grenzen kennt, überfordert sich weniger und ist produktiver. Wer nicht raucht lebt länger. Wem kommt das nicht bekannt vor? Wer lügt kann alt werden und kommt vielleicht nie zur Vernunft, weil er nie etwas von Moral gehört hat. Oder wer kreativ wird, wird aus seinem seelischen Tief herausfinden.

Was wollen also all diese Coachs oder Berater? Ich würde sagen, ein grosses Stück Lebenserfahrung vermitteln, aber eben auch vor allem die Wahrheit als Produkt verkaufen. Denn ein Berater ist auf keinen Fall ein Coach. Und ein Mediziner ist – leider – kein Berater, so gut wie ein Psychiater kein Psychologe ist. Man könnte es auch so zusammenfassen: Ein Apfelbaum ist kein Birnbaum, und Erdbeeren sind keine Brombeeren. Die einen sind im Frühling, die anderen im Spätsommer reif. Dies ist der immer gleichbleibende Rhythmus der Natur. Der Mensch in seinem natürlichen Drang nach Veränderung versucht seit je, Früchte, Gemüse und Pflanzen zu kreuzen. Dies fordert die Auseinandersetzung mit der Molekulargenetik. Dazu muss man Begriffe kennen wie Zelle, Eukaryoten, Prokaryoten, Zellkern, Chromosomen, Mitose, Meiose, DNA, Transkription, Translation und Proteinbiosynthese sowie deren Vorgänge verstehen.

Jetzt kann man sich vorstellen, wie schwierig es für einen Coach ist, sein Fachjargon so zu beherrschen, dass er es überzeugend und leicht verständlich vermitteln kann, damit sich seine Klienten erfolgreich weiterentwickeln und ihr Leben einigermassen harmonisch und mutig gestalten können.
Wer alles so klar, wie oben anhand der Molekulargenetik dargestellt, unterscheiden und trennen kann, dem wird nachgesagt, er sei «sachlich und prägnant». Diese Ausdrücke werden auch oft im Zusammenhang mit der Politik gebraucht. Jede Partei hat die Wahrheit für sich gepachtet: die einen wollen Velos für alle, die anderen befürworten den Individualverkehr, weil sie ein Leben ohne Auto als realitätsfern betrachten. Die Mitteparteien schlagen vor, das Velo auf dem Dach des Autos zu befestigen, weil beides notwendig ist und somit weniger Veloabstellplätze benötigt werden. Niemand weiss, was die Realität ist, zumindest kann sie niemand sachlich erklären. Niemand nimmt die Warnsignale der Erde wahr, die sie beispielswiese wegen des Klimawandels aussendet. Jetzt schliesst sich der Kreis. Wir befinden uns im Bereich der Philosophie, in dem sich zahlreiche Coachs als «Lebenserfinder» betätigen.

In Unternehmen tummeln sich Coachs in allen Abteilungen, mit der Folge, dass mit der Zeit beinahe allen Mitarbeitenden der gesunde Menschenverstand abhandenkommt. Eines ist sicher: Manager werden immer unfähiger, selbst zu denken, zu urteilen und zu entscheiden. Renditen sind möglich dank Leuten, die noch nicht verstanden haben, dass das Denken und die Eigenständigkeit der Verantwortung bei ihnen selbst liegen, was nichts anderes bedeutet, als dass Wissen und Erfahrung gute Lehre sind.

In Beziehung zu sich und mit der Welt

Doch mit welchem Recht gehe ich mit Coach-Kollegen so hart ins Gericht?
Weil Lernen immer mehr mit Erfolg verbunden wird, weit entfernt von Aufmerksamkeit, Konzentration und Beziehungsfähigkeit. Der Zwang nach Erfolg bedeutet, dass wir fertige Rezepte haben wollen. In der Tat heisst es, dass wir träge, autoritätsgläubig und abhängig sind.
Wer emotionale Reife vermitteln kann bringt uns weiter: einander begreifen.

Psychohygiene, eine riesige Kulturarbeit

Emotionen und Gefühle zulassen, uns selbst betrachten und erforschen, bewusst lernen, sprechen und handeln, ist Beziehungs- und Arbeitsfähigkeit zugleich.

 

 

©Antoinette Vonlanthen

L’égalité des salaires rejoint l’égalité de la communication verbale dans les interactions entre hommes et femmes

Question de perception et de dignité, les hommes modernes reconnaissent les discriminations et prennent ouvertement position. Aussi en public

S’exprimer verbalement de manière convaincante dans sa langue maternelle et s’exprimer dans d’autres langues dépend fortement de l’évolution de la société. Depuis la petite enfance, le langage peut être bloqué à la suite de circonstances biographiques complexes et difficiles. La transformation des thèmes au fil du temps et le transfert pratique dans la pratique influence la connaissance et l’expérience individuelle. Le thème de l’argent est tabou, il constitue non seulement le fondement des inégalités, mais engendre des conflits, renforce les prestiges internes qui s’y rattachent dans le milieu économique, politique, entrepreneurial, familial ainsi que le développement individuel de la personne. De nombreuses femmes ont longtemps été dépendantes de l’argent d’un homme. Il y a certes de grands avantages, par exemple pouvoir éduquer – sereinement – un ou des enfants, préparer les repas, faire le ménage, bref, s’occuper de tout. Ce modèle est révolu, non pas parce qu’il n’a plus ses raisons d’être; les hommes modernes évoluent et s’engagent pour de nouvelles valeurs.

S’en remettre à l’autorité de l’autre engendre des résistances et des angoisses archaïques

Pour avoir longtemps travaillé dans les entreprises, j’ai vu de nombreuses femmes donner trop de pouvoir aux employeurs. De nombreux hommes, jusqu’à un âge avancé, donnent encore la préférence aux jeunes femmes. En psychanalyse, ce comportement serait dirigé par la détermination à vivre avec une femme capable d’enfanter. Les femmes plus âgées sont, à leurs yeux, peu rentables au sens large du terme. Ce conditionnement fait que même les jeunes filles s’expriment avec crainte, ou au contraire avec une verve démesurée, par compensation, sur leurs savoirs et leur savoir-faire. Devant cet effacement, je refuse cependant le terme savoir se vendre“ car il implique une forme de manipulation psychique. Dans leur entourage, les femmes engagées sont souvent peu soutenues dans leur vision du monde professionnel. Au centre de la critique, elles se sentent isolées dans l’image qu’elles transmettent. Les critiques fusent comme des sanctions: « Tu es carriériste », « Tu négliges ta famille », « Tu fais peur aux hommes », « C’est la raison pour laquelle tu ne trouves pas de mari (d’enfant).

L’image d’une société dans laquelle une femme ne met plus la famille au centre de ses préoccupations réveille une peur archaïque existentielle. L’homme était seul responsable pour la survie économique de sa famille et la femme seule responsable de l’éducation de ses enfants et la survie de ses proches. Si cette représentation semble vieillotte, l’inconscient poursuit son travail cérébral basé sur ce qui est connu depuis des siècles. Raison pour laquelle les femmes n’obtiennent pas gain de cause. Non seulement le regard valorisant de la famille est en mutation, mais tous les mécanismes qui s’ensuivent dans la société. Ainsi, le choix des formes d’individuation poussent à bout chacun et chacune d’entre nous. Renforcer son autonomie renforce l’individualité. Celle-ci a pour mission de devenir collective.

L’égalité des salaires est liée à une dimension immense dans de nombreux domaines

L’analyse approfondie de l’évolution de la défense de notre pays en situation de grands conflits s’impose. Les hommes, et quelques femmes, s’investissent dans le militaire et la cyberdéfense. Il est urgent de trouver des compromis de types créatifs et transparents dans ces secteurs, mais également dans la poussée capitaliste des entreprises et leurs ramifications dans la formation professionnelle. Cet aspect est totalement mis à l’écart bien que l’égalité des salaires et la transformation de la communication verbale s’y rapportant soient liées à une réforme des mœurs, à de nouveaux projets performants, de nouvelles fonctions et de nouveaux rôles. Les femmes prenant la relève dans des infrastructures variées dans différents domaines, elles endossent des activités gratuites ou mal rémunérées alors que le salaire égalitaire renforce leur désir de donner. Il faudrait se demander également comment va évoluer l’assistance des femmes auprès d’un proche. Bataille immense et sans issue ? Non, de nombreux hommes s’engagent dans le bénévolat, ne l’oublions pas. Mais, la source des problèmes provient encore des jugements de valeur qui n’ont plus leur raison d’être avec la réalité d’aujourd’hui. Créer de nouveaux concepts et de nouveaux modèles de financement, ou de reconnaissance, semblent la meilleure option/solution pour régler les inégalités de salaire.

La dépendance face aux nouvelles technologiques prend trop de place dans la gestion d’entreprise. Elle étouffe l’égalité des salaires

La volonté politique est mise à rude épreuve. Les débats s’enlisent. Continuer à exiger l’égalité des salaires dans les entreprises, c’est porter un regard romantique sur la transformation « entrepreneuriale ». Leur mission, difficile à assumer lorsqu’il s’agit de créer des prestations, fournir des produits et en même temps répondre de manière satisfaisante aux inégalités des salaires, de financer la formation des employés et les congés de paternité tout en soutenant le travail à temps partiel se fera de plus en plus en coopération avec différents partenaires.

Dans les entreprises, ce questionnement et son application opérative ne représentent pas uniquement un thème économique. Bien que la création d’un nouveau modèle sur l’égalité salariale risque, dans un premier temps, de réduire de manière drastique le chiffre d’affaires, à long terme, la dépendance des entreprises face aux nouvelles technologiques est plus onéreuse que l’égalité salariale dont on connaît le fondement moral et économique. Les bénéfices servent à mieux équilibrer les discriminations, et non seulement à investir dans de nouveaux produits. Certaines entreprises l’ont compris depuis longtemps.

Parallèlement, l’employé et l’employée sera encouragée individuellement à s’engager de manière consciente dans son développement professionnel et personnel, même de manière autodidactique.

Le secteur militaire est appelé à se réformer socialement: Messieurs, lâchez prise!

Il y a un débat qui me manque, c’est celui de la défense de notre pays en situation de grands conflits: si les hommes s’investissent dans le service militaire, y compris la cyberdéfense, il est capital que les femmes puissent prendre la relève dans de nombreux domaines professionnels et personnels en cas de catastrophe. Le salaire égalitaire renforce la motivation non seulement des femmes mais aussi des hommes, qui au fond, sont très conscients de la problématique. Si le domaine de la guerre est réservé à une majorité d’hommes, il n’en reste pas moins que ce secteur doit réviser sa manière d’être sur le plan social. Un langage fleuri n’a jamais tué personne, il représente une arme par excellence.

La confiance renforce une communication verbale égalitaire

Les femmes sont appelées à s’exprimer de manière solidaire entre elles car la concurrence „féminine“ fait rage et leurs peurs bien réelles ! Elles ont beaucoup de peine à accepter le succès des autres femmes. Améliorer sa manière de s’exprimer verbalement, c’est ouvrir la porte à une nouvelle vision identitaire, à l’égalité entre hommes et femmes, c’est refuser le gaspillage mental face aux autres langues. Cette vision permet d’aller dans le bon sens, de se rapprocher de maints domaines inexplorés avec un nouveau dynamisme.

Dans une nouvelle compréhension du monde économique, la didactique des langues et le leadership interculturel y trouvent leur place

L’information sur les discriminalités fait partie d’un marché juste et sain. L’égalité salariale touche également les approches éducatives ainsi que la formation continue au sein des entreprises, mais peu de dirigigeants s’intéressent au leadership interculturel. Dans ce contexte, la formation n’appartient pas seulement, tout comme la recherche, au monde scientifique et universitaire. Le langage et l’interdisciplinarité représentent une science perpétuellement en mouvement. Il s’agit de mettre en lien

  • différents systèmes de pensées,
  • les thèmes qui en découlent et de
  • vouloir comprendre les différences,
  • les transformer dans un objectif de nouveauté,
  • de les discuter avec des acteurs différents provenant de tous les milieux professionnels et
  • créer de nouvelles coopérations tout en respectant l‚éthique déontologique de chacune d’entre elles.
     

Tout est à refaire, le résultat est là !

APPRENDRE UNE LANGUE AVEC ENTHOUSIASME ET CONVICTION

Dans la didactique des langues, la formation continue et la communication interpersonnelle, le processus créateur implique les capacités et les savoir-faire suivants:

Visualiser les objectifs

  • Écouter sa voix intérieure
  • Supporter le doute
  • Accepter la difficulté
  • Croire en l’impossible
  • Vaincre la peur de faire des fautes
  • Être prêt à prendre du recul

«Il faut toujours un coup de folie pour bâtir un destin». Youcenar
«Wo Aufmerksamkeit ist, da geschieht Lernen».  Tim Gallwey

Prendre du recul

  • Chercher la solitude
  • Supporter la tranquillité
  • Se centrer
  • Se valoriser
  • Ne pas vouloir plaire à tout le monde
  • Être prêt à la réflexion du « devenir »

«La vie doit être une éducation incessante; il faut tout apprendre, depuis parler jusqu’à mourir». Gustave Flaubert – Correspondance
«Und jedem Anfang wohnt ein Zauber inne …» Hermann Hesse

Réfléchir au «devenir»

  • Observer et comprendre les faits pratiques
  • Évaluer ses compétences
  • Sélectionner ses modèles de références
  • Définir les ressources à disposition
  • Refuser la passivité et l’oisiveté
  • Être prêt à sortir de son cadre de référence

«Deviens celui que tu es. Fais ce que toi seul peux faire». Nietzsche
«Lebe so, dass du sagen kannst: Die Vergangenheit ist Geschichte, die Zukunft ist ein Geheimnis, doch dieser Augenblick ist ein Geschenk». alte indische Weisheit

Sortir de son cadre de référence

  • Agir de manière autonome
  • Agir courageusement
  • Refuser les alibis
  • Ne pas se perdre dans les comparaisons
  • Accepter d’être différent
  • Sortir du rôle de victime
  • Être prêt à fixer des objectifs ambitieux et les appliquer

«Il n’est pas indispensable de garder toujours le même point de vue; personne ne peut nous empêcher de devenir plus intelligent». Konrad Adenauer
«Um an den Ort zu gelangen wohin du möchtest, mußt du den Ort verlassen wo du gerade bist». Antoinette Vonlanthen

Fixer des objectifs ambitieux

  • Faire face aux résistances
  • Faire face aux déceptions
  • Créer de nouveaux rapports humains
  • Affronter la peur
  • Se protéger contre les distractions et les tentations
  • Planifier et organiser
  • Être prêt à découvrir la nouveauté

«Mieux vaut tomber de très haut que de voler comme un moineau». Dimitri T. Analis
«Das Beste was du für dich selbst und für die ganze Welt tun kannst, ist, das Beste aus dir selbst zu machen». Rudolf Steiner

Découvrir la nouveauté

  • Se libérer du connu
  • Se confronter aux approches créatives
  • Croire en son imagination
  • Se faire confiance
  • Accepter ses erreurs
  • Être prêt à expérimenter

«La vie doit être une éducation incessante; il faut tout apprendre, depuis parler jusqu’à mourir». Gustave Flaubert – Correspondance
«Die Gedanken, die wir uns auswählen, sind die Werkzeuge, mit denen wir die Lein Die Gedanken, die wir uns auswählen, sind die Werkzeuge, mit denen wir die Leinwand unseres Lebens anmalen». Louise L. Hay

Expérimenter son potentiel

  • Renoncer à la médiocrité
  • Faire fructifier son savoir
  • Accepter sa peur
  • Recommencer
  • Se dépasser
  • Développer sa volonté
  • Être prêt à persévérer

«Exposez-vous à vos peurs les plus profondes ; après cela, la peur ne pourra plus vous atteindre». Jim Morrison
«Das Außerordentliche geschieht nicht auf glattem gewöhnlichem Wege».  Goethe

Persévérer

  • Se fixer une ou plusieurs lignes directrices
  • Revoir ce qui donne du sens
  • Intégrer les connaissances acquises dans sa propre expérience
  • Refuser et éviter l’arrogance, l’ignorance, la malhonnêteté, la méchanceté, la médiocrité, l’hypocrisie, la manipulation visant la déstabilisation
  • Savoir se reposer et bien se nourrir
  • Être prêt à se positionner

 «Les deux secrets d’un succès: la qualité et la création». Bocuse
«Die Welt wird nicht bedroht von den Menschen, die böse sind sondern von denen, die das Böse zulassen». Einstein

Se positionner face à des conditions d’incertitude

  • Affronter ouvertement le ou les conflits
  • Analyser et essayer de comprendre 
  • Transformer les difficultés constructivement
  • Réfléchir aux retombées
  • Mesurer les risques
  • Prendre des décisions
  • Compter sur ses amis et discuter avec eux
  • Être prêt à mettre en valeur ses talents

«L’harmonie naît du choix des risques. La liberté ce n’est pas faire n’importe quoi mais choisir ses contraintes». Joël de Rosnay
 «Wenn man zwei oder drei Menschen hat, aber was sage ich denn, wenn man nur einen einzigen Menschen hat, dem gegenüber man schwach, armselig und zerknirscht sein darf und der einem dafür nicht wehe tut, dann ist man reich».  Milena Jesenskà

Mettre en valeur ses talents

  • Exercer sa passion pour le plaisir et non pour l’argent
  • Entretenir sa curiosité
  • Être capable de se détacher de toute chose
  • Oser entrer en contact avec des personnalités connues
  • Défendre ses convictions
  • S’exposer
  • Publier
  • Être prêt à miser sur le succès tout en pouvant accepter l’échec

«L’imagination est plus importante que la connaissance car la connaissance est limitée».
«Phantasie ist wichtiger als Wissen, denn Wissen ist begrenzt». Einstein

Miser sur le bien-être

  • Accepter la reconnaissance du public
  • Ne pas succomber devant l’admiration des autres
  • Savoir apprécier d’être «unique»
  • Rester modeste
  • Être conscient que rien n’est acquis définitivement
  • Remercier à tous les compliments reçus
  • Saisir la chance du succès pour créer de nouvelles relations, de nouveaux objectifs

«Mon point fort, si j’en ai un, c’est la performance. J’en fais toujours plus que ce que je dis.  Je produis toujours plus que ce que je promets». Richard Nixon
«Eine Erfolgsformel kann ich dir nicht geben; aber ich kann dir sagen, was zum Misserfolg führt: der Versuch jedem gerecht zu werden». Herbert Bayard Swope

 

© Texte: Antoinette Vonlanthen, 2018

Viele Deutschschweizer lernen und sprechen ungern französisch. Woher rührt dieses Unwohlsein?

Hochdeutsch ist bloss ein Werkzeug

Es gibt viele Gründe wieso Französisch unbeliebt ist. Ursprünglich ist ja das neu geborene Kind mit der Mutter eng verbunden, von ihrer Anwesenheit abhängig. Das Kind erkennt unter anderem seine Mutter an den Klang ihrer Stimme. Eine liebliche Umgebung, in der angenehm gesprochen oder sogar gesungen wird, gibt dem Kind Geborgenheit. Das Eintreten in der Schule ändert das Sprachverhalten, es gelten andere Kommunikationskodexe. Jeden kleinsten Schritt der Ablösung des Kindes zu seiner Familie bedeutet auch sich eine neue Sprache aneignen. In der Schweiz lernen die meisten Kinder zwei Sprachen. Die Muttersprache als Dialekt, dann Hochdeutsch in der Schule. Diese Zweitsprache scheint mir wie ein Konstrukt mit dem sich das Kind nicht identifizieren kann. Hochdeutsch ist bloss ein Werkzeug. Immerhin muss die Sprache gelernt werden und nicht richtig erlebt werden. Psychologisch gesehen ist das Erlernen der Hochdeutsche Sprache ein emotionaler Schnitt der nicht mehr rückgängig gemacht werden kann. Das gelernte wird selten im Alltag integriert. Dann kommt in der Schule den Moment wo Französisch gelernt wird. Eine zusätzliche mentale und emotionale Belastung. Beim auswendig lernen geht einen die Lust definitiv weg. Was sollen derart Konstrukte wenn sie emotional nicht im Alltag eingebunden sind? Das Kind reagiert natürlich wenn es mit der französischen Sprache Mühe empfindet, sich nicht zu Recht findet.

Wie wird in der Familie gesprochen?

Viele Elemente kommen hinzu: die Art der menschliche Beziehungen in der eigene Familie, im Freundeskreis, in der Schule. Gibt es Zwänge, Autoritätsprobleme, Gewalt? Wie gehen Frauen und Männer miteinander um und wie sprechen sie miteinander?

Wird das Kind in seiner Spontaneität gefördert? Manchmal hängt es mit einem Unwohlsein in der eigenen Muttersprache zusammen. All diese Faktoren beeinflussen das Sprachverhalten. Der Gebrauch jeder Sprache wirft einen auf existenzielle Fragen zurück: Werde ich verstanden mit meiner Sprache und meiner Art? Kommt das, was ich sage, an? Die Sprache ist immer sehr eng an die Person geknüpft, entsprechend ist der Sprachgebrauch eng verbunden mit existenziellen Ängsten, vor allem mit der Angst, abgelehnt zu werden. Wer sich in seiner Haut nicht wohl fühlt, wird sich kaum in (s)einer Sprache wohl fühlen.

Spielt der Aspekt, in welchem Kontext eine Sprache erlernt wurde, eine wichtige Rolle?

Und wie! Das ist ein weiterer Grund, weshalb viele Deutschschweizer sich schwer tun mit Französisch. Für viele ist diese Sprache mit negativen Schulerlebnissen verknüpft. Wenn jemand das Französische nicht mit Landschaften, mit Gesehenem und Gehörtem, verbinden kann, bleibt es tote Materie. Dem zufolge wirkt Französisch wie eine befohlene Sprache. Für etwas Natürliches wie der sprachliche Ausdruck ist dies eben eine hohe Hypothek. „Man hat nie den gleichen Zugang zu einer Fremdsprache wie zu seiner Muttersprache.“

Selbstbewusste Lehrkräfte sind gefragt

Umso wichtiger ist es, dass Lehrkräfte sich ihrer Sprachbiographie bewusst werden. Können sie ihren Erfahrungsschatz in den Unterricht einbringen und dem Kind früh die Möglichkeit geben, sich mit dem neu erworbenen Wortschatz auseinanderzusetzen, miteinander auszutauschen, Beziehungen zu knüpfen, um dann persönliche oder berufliche Projekte umsetzen zu können, die ihnen wichtig sind, dann ist es eher möglich das die französische Sprache als ein lohnendes Miteinander bewirkt.

Wenn Kaderleute Französisch lernen wollen

kommen sie mit klaren Vorstellungen. Sie wollen nicht „zu Hause sein“ in der Sprache und nicht lernen Beziehungen knüpfen, sondern gute Vorträge halten und souverän Sitzungen leiten können.

Im Vordergrund steht die Frage „Was habe ich zu sagen?“.  Während man in der Muttersprache mit vielen Worten von ihr ablenken kann, ist es in einer Fremdsprache unentbehrlich, dass man das Ziel und die Kernaussage klar vor Augen hat. Oft werden sich die Lernenden durch die Auseinandersetzung mit der Fremdsprache bewusster, was sie eigentlich sagen wollen. Darüber hinaus verhilft einem das Erlernen einer Fremdsprache zu einem tieferen Verständnis der Muttersprache und des eigenen Sprachgebrauchs.

Persönliche Entwicklung

Nur wer die Sprache nicht auf Wortschatz und Grammatik allein reduziert, sondern sie darüber hinaus als Ausdruck der Kultur, der Traditionen und Gewohnheiten einer Bevölkerung versteht, wird befähigt in einen echten Austausch mit den Menschen zu treten. Deshalb ist es wichtig, aus welchem Bewusstsein heraus ein Gespräch geführt wird. Dessen Charakter wird nicht allein dadurch bestimmt, am richtigen Ort das Richtige zu sagen.

Der Inhalt eines Meinungsaustausches – was ein Gespräch idealerweise sein sollte – wird in der persönlichen Begegnung und Auseinandersetzung mit seinem Gegenüber aus der Situation heraus bestimmt. Wir alle wissen, dass eine Gesprächssituation davon abhängt, wie etwas gesagt wird. Um den geeigneten Ausdruck der Sprache zu treffen, genügt es deshalb nicht, fremde Vokabeln auswendig zu lernen. Vielmehr sollte man bemüht sein, sich in die neue Sprache hineinzudenken und zu fühlen. Voraussetzung dafür ist die Bereitschaft, die alte und bequeme Art des Sprechens in der Muttersprache  aufzugeben. Dies ist nicht einfach und verlangt viel Zeit und Geduld. Wer sich eine neue Sprache erfolgreich aneignen will, wird sein Verhalten zwangsläufig ändern müssen, legt gleichzeitig aber den Grundstein dafür, sich selber weiter zu entwickeln.

Ganzheitliche Kommunikationsmethode: Französisch lernen, wie wenn Sie zweisprachig aufwachsen würden.

Die Französischkurse werden Im Institut de Langue Française et d’Expression in der Zielsprache (Französisch Immersion) durchgeführt. Bei Bedarf können Wörter oder kurze Erklärungen auf Deutsch (Code-Switching) genutzt werden. Der Sprachwechsel findet in einem begrenzten Rahmen statt und unterstützt die Argumentation beim Transfer der Aussage auf Französisch.
Dieses Training fördert damit die Genauigkeit der Aussage in beiden Sprachen sowie Ihr Gedächtnis und Ihre Konzentrationsfähigkeit.

Sprache und menschliche Beziehung in einem

Die Sprachcoachings können zu hochprofessionellen Projekten sowie auch zu neuen Lernkonzepten führen, wie z. B. das Fach Französisch in Privatkursen vertiefen. Die Coachings eignen sich besonders für den medizinischen Bereich, für die Kommunikation zwischen Arzt und Patient, Mitarbeitergespräche, Gespräche zwischen Lehrer und Schüler sowie internationale, politische oder wirtschaftliche Gespräche.

Aussergewöhnlich, natürlich und professionell
Die Balance zwischen Zweisprachigkeit, intensiver inhaltlicher Arbeit und selbst organisiertem Lernen, personen- und kommunikationsorientierter Sprachbildung, macht das Institut de Langue Française et d‘Expression seit über 25 Jahren zu der bedeutendsten und modernsten Privatschule in der Schweiz.

 

 

 

Entre gens cultivés

Les bonnes manières, je les ai apprises par cœur. Elles m’ont accompagnée dans mon enfance, ma jeunesse, ma vie d’adulte: à table, manger sans laisser tomber la tête dans l’assiette, ne pas couper la salade avec le couteau, ne pas poser les coudes sur la table, ne pas terminer l’assiette en passant le pain comme une éponge dans la sauce, même si c’est excellent. J’ai aussi appris qu’il fallait nettoyer la bouche avec la serviette avant de porter le verre à la bouche. Qu’ai-je appris encore? Que lorsque je faisais une erreur, je devais me faire excuser, qu’il ne fallait pas interrompre un dialogue, être serviable, que savoir écouter était une qualité, voire une compétence, que de se laver les dents après les repas, porter des habits propres, apporter une fleur ou un autre présent à une personne malade, dire merci, étaient des signes du respect de soi favorisant le respect des autres.

À l’adolescence, en observant les adultes, j’ai vite déchanté. Les bonnes leçons, je les avais appliquées à la lettre sans que la plupart de mes « maîtres » mettent en place leur théorie. Je ne me considérais pas pour autant soumise ou dépendante des autres. Plus tard, dans le monde des « grands », universitaires ou managers, simples employés ou sans emploi, j’ai côtoyé, mais pas seulement, un univers composé d’adultes arbitraires et sans éducation. Curieusement, ils étaient socialement intégrés, jouaient un rôle maîtrisé dans un système flou. Croyant être capable de comprendre l’essentiel et de résister aux scènes les plus brutales et les plus burlesques, j’ai passé plus d’un tiers de ma vie à tenter l’impossible: comprendre l’ignorance, la mienne et celle des autres, comprendre les vérités, apprendre à me connaître en vue de réaliser mon potentiel créatif.

Les personnes fines et généreuses, au-delà des divergences culturelles et de leurs traditions, m’ont enseigné les rouages de la vie quotidienne, transmis leurs savoirs, partagé leur savoir-faire et savoir être sans arrière-pensée, sans idéologie. Encore aujourd’hui, elles parlent de leurs échecs et de ce qui les fait grandir. La confiance et la conviction étant la base de la relation, ces valeurs sont devenues une évidence sans qu’il faille s’efforcer à être positif ou efficace.

Qu’ils soient collègues de travail, membres de la famille ou amis, les gens bienveillants s’apppuient sur leur expérience personnelle. Ils vous téléphonent la nuit pour vous partager une idée ou un concept, vous offrent une promenade en vélo, voiture ou autocar et connaissent la colline de vos rêves, évitent de consulter la montre ou le portable en votre compagnie, répondent à vos questions de manière individuelle, entrent dignement en contact avec vous, maîtrisent la distance et la proximité, sans craindre l’après d’une interaction chaleureuse, ne se grattant pas le cuir chevelu ou passant des nuits blanches à réfléchir à la distinction entre rencontre personnelle ou professionnelle. Jamais, une personne cultivée vous rappellera qu’elle a déjà été là pour vous et que son temps est limité. Dans ce contexte, la transgression n’existe pas. Elle est un mouvement perpétuel de construction et de développement dans lequel le langage représente un tissu relationnel.

Lorsque dans un cercle ou un établissement, au milieu de beaux parleurs, quels que soient leur statut et leur provenance, lorsque ni le dialogue, ni l’âme et la parole ne trouvent leur place, où le silence – ou le bruit – devient à lui seul ordinaire, je me sens soulagée en disant à haute voix :

« C’est le bordel ». Une manière personnelle de redonner un peu de lumière, de me laisser guider par elle. Une familiarité facile pour ne pas me laisser tenter par la face obscure de la force qui gouverne notre monde. Car, entre gens cultivés, nous comprenons le langage des êtres vivants: il ouvre des portes sur de nouveaux horizons.

Ce privilège, je dirais même cet art de vivre, je le souhaite à chacun et à chacune d’entre vous pour l’Année 2018 !