ANTOINETTE VONLANTHEN
Institut de Langue Française et d'Expression ILFE • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 22
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Kategorie: Institut de Langue Française et d’Expression ILFE

FRANZÖSISCH IN DER HUMANMEDIZIN

Das personenzentrierte Gespräch – und die dahinterstehende eigene persönliche Haltung – wirkt sich positiv auf den Heilungsprozess der Patientinnen und Patienten. Möchten Sie sich die Zeit nehmen um das alltägliche Französisch als auch das medizinische Vokabular für das Konsultationsgespräch zu üben? Professionelles Französisch verlangt sprachliche Finesse und erfordert ein angepasstes Vokabular, korrekte Syntax, zum Beispiel die Verwendung eines wesentlichen Wortes in einem Satz, die korrekte Verwendung von Hilfsverben, gute Artikulation und Aussprache. Sie schaffen somit ein Vertrauensklima, das zum Wohlsein der Patientinnen und Patienten führt, Symptome lindern kann oder deren Ausbruch verhindert, erleichtert das Annehmen der Krankheit oder kann sogar zur Genesung führen.

Als Basis für die Gestaltung der Trainings nutzen wir konkrete Fallsituationen. Die Weiterbildung hat einen individuellen Nutzen und läuft anhand von Grundsätzen und Mustern ab. Diese beziehen sich auf das freie Sprechen, die Zusammenarbeit, die Vertraulichkeit und den Berufskodex. Das Training fokussiert auf eine gut verständliche Ausdrucksweise und bezieht Ihre Französischkenntnisse, Ihr Wissen, Ihre Erfahrung sowie Ihre Aussageabsichten ein.

Um den Transfer von der deutschen Sprache in der französischen sicherzustellen, entscheiden Sie frei, ob Sie die Praxisfälle und deren Inhalt auf Deutsch oder Französisch formulieren und wie sie das Gelernte neu einlenken möchten. Lehr- und Lernthemen sind:

  • Wortschatz auffrischen, vertiefen und erweitern.
  • Praktische grammatische Verknüpfungen herstellen.
  • Nachricht, Fachwissen, Informationen nachvollziehbar vermitteln.
  • Dialog zwischen Ärztin/Arzt und Patient/Patientin simulieren.
  • Beziehung herstellen.
  • Beratungsgespräche aufbauen/führen.

Der Schwerpunkt liegt auf Zusammenarbeit, Diskretion und Vertraulichkeit.

Actualiser la mémoire

Dans ce texte, j’utilise le pronom „nous“ en vue d’intégrer les nombreux dialogues avec des personnes engagées dans la formation continue et le développement personnel. Il m’importe de partager mes réflexions et non pas de parler en leur nom ou dans l’intention d’imposer mes convictions.

Porter de l’intérêt sur soi et sur les autres est une expérience en constante évolution. En devenant adultes, nous réalisons combien nous sommes mal préparés à l’évolution de notre personnalité et comme il est difficile de sortir des sentiers battus en restant dépendants de nos proches dans la vie privée ou professionnelle. Personne ne nous a enseigné que

  • le désir de possession étouffe la qualité de la mémoire,
  • les anciennes coutumes procurent un sentiment d’appartenance mais déstabilisent également,
  • les souvenirs sont en lien étroit avec notre style de vie, nos décisions, nos peurs ou nos talents,
  • les souvenirs influencent notre destinée.

S’attarder sur l’activité de notre mémoire fait resurgir des émotions et des craintes, d’où le désir de retenir ce qui est connu, y compris ce qui fait du mal. Les nouvelles idées surgissent dans la sérénité, elles viennent et disparaissent, resurgissent là où on ne les attend pas et s’effacent aussitôt. Avoir accès à cette intelligence fluide et cristallisée n’est pas chose aisée pour qui se détourne des obstacles et des conflits, privilégie la distraction et le gain, ne peut résister à la tendance de se comparer aux autres. Dans une société visant la performance, il faut beaucoup de courage, d’endurance et de persuasion pour affronter la complexité de la vie et faire l’expérience du vide, du non-savoir. La superficialité détruit l’estime de soi, la profondeur la renforce. Pour bien des personnes, le souvenir ressemble à de la pédanterie. Tout est question d’interprétation et de contexte. En tant qu’artiste peintre, je définis le souvenir comme libérateur et créateur, en tant que formatrice, comme motivateur et facilitateur. Au quotidien, le souvenir enrichit la mémoire, une vraie réappropriation de soi. J’ai vu des clients/participants les larmes aux yeux lorsqu’ils ont revécu une expérience lors de laquelle ils n’ont pas été jugés sur leurs erreurs de français, leur manière d’apprendre, de mal prononcer un mot, d’être sincères avec eux-mêmes. Pouvoir avouer que nous ne savons pas, que nous ne voyons pas de sens à ceci ou cela, pouvoir exprimer le souvenir enfouit qui nous a bloqués si longtemps est une vraie force. Une nouvelle vie commence exactement à ce moment-là.

 

Est-il possible d’évoluer avec le souvenir en restant attachés à ses proches ?

Je le pense, toutefois dans un nouveau contexte. Vivre et partager la singularité que nous avons difficilement construite, c’est être capable d’assumer la solitude, donc pouvoir assumer sa fragilité et la nommer. Par contre, il n’y a aucune garantie d’être accepté dans sa différence. Celle-ci est construite sur de nombreux éléments complexes : notre capacité à agir, rebondir, avoir de l’humour, d’être flexible dans notre manière de penser et d’agir. Je ressens régulièrement un déséquilibre entre ce que je crois être et les images que les autres se font de moi. Les personnes travaillant avec leur „âme et leur cœur“ sont idéalisées. Avec l’âge, nous mûrissons, la vulnérabilité est une force. Elle devient sacrée et s’explique avec peine. Il ne reste que la générosité. Elle nous préserve de la violence en chacun de nous et empêche les mauvais souvenirs de prendre le dessus. Cette expérience n’est pas quantifiable et ne peut se mesurer en matière de force ou de faiblesse, de succès ou d’échec car elle touche chaque membre de la famille ou de l’entreprise à des degrés variables. Nous nous développons grâce à nos différences. La richesse spirituelle d’une personne incite au partage et à la découverte mais peut également déclencher chez les autres un sentiment de jalousie, de mépris et de dégoût, car mieux se connaître demande la même curiosité – et non des preuves – que celle de l’enfant qui essaie de marcher : tomber et se relever ; c’est la base de l’apprendre, de la créativité et de l’innovation. En maintenant le statut quo et en continuant à tisser des fils usés et ternes, en manipulant les chiffres, la collectivité ou des tierces personnes pour se revaloriser, il est impossible de construire „avec“ le temps. Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement, dit Bouddha.

Supporter cette ambivalence influence la mémoire. Dans le chaos, des particules bienveillantes se développent et mettent de l’ordre pour que les mots émergent et résonnent. Porter une attention particulière à ce détail se répercute agréablement sur le dialogue.

Apprendre ou améliorer une langue dans un tel contexte procure un sentiment profond de liberté. Je trouve cela révolutionnaire.

 

 

Perspektive und Entscheidung

Erfolgreich sprechen heisst, im richtigen Moment am richtigen Ort das Richtige sagen.

Kommunikation ist ein sich ständig im Aufbau befindlicher Prozess, der täglich unsere Lernbereitschaft fordert. Sich Gedanken darüber zu machen, wie wir lernen, hilft uns, auch über unsere Muttersprache nachzudenken. Plötzlich kommen wir zur Einsicht, dass wir uns jahrelang der sprachlichen Gepflogenheiten und Floskeln unserer Vorfahren bedient haben. Aus diesem Blickwinkel betrachtet, kommt das Erlernen einer Fremdsprache einem Verrat gleich, weil es für uns unmöglich ist, alte Gewohnheiten in die neue Sprache zu übertragen. Dies führt zu Blockaden, Ängsten und Hemmungen. Glücklicherweise sind sie in den meisten Fällen nur vorübergehend und öffnen die Tür zum Wandel.

Das Erlernen einer Sprache, z. B. Französisch, löst einen Prozess aus, der weit über die Sprache hinausgeht. Es stellt uns vor neue Situationen, Perspektiven und Entscheidungen, die die Angst vor Machtverlust und Einfluss auslösen. Dies kann sich auf das Organisationssystem des Unternehmens, in dem wir arbeiten, oder auch auf das Familiensystem, in dem wir leben, beziehen. Angesichts der beschleunigten Informationen der letzten Jahre sind die Menschen müde – ich zähle mich dazu – von der Vielzahl von Neuheiten, die sie ständig hören, sehen und lesen. Erst wenn wir wissen, was wir brauchen, können wir Prioritäten setzen und den Erneuerungsprozess ermöglichen.

Allein auf dem Weg des Fortschritts kann sich das Gedächtnis neue Worte einprägen und sie mitschwingen lassen. Zugleich können wir uns in unterschiedlichen Kontexten zunehmend glaubwürdig ausdrücken.

Leçon de philosophie

Comme à travers mille clins d’œil, les mots expriment l’entente ou la mésentente, le consentement ou le refus, l’intérêt ou le désintérêt, la sincérité ou la duperie, l’envie ou le dégoût. Chacun de nous porte un regard différent et nuancé sur son vocabulaire, persuadé de sa propre vérité. Les malentendus ainsi provoqués nous mettent en face de notre ignorance. Les causes objectives des bien-pensants ne sont que tyrannie dans un monde agité. Elles répandent la confusion, donnent matière à l’interprétation ou à la confrontation. Raisonner sur des faits sans les avoir expérimentés soi-même, chercher à convaincre sans être capable de faire don de soi, distraire ou instruire un public sans connaître la force et la fragilité de l’autre, montrer sa supériorité à travers la morale, tout cela est tendance à chaque époque.

Les gens se considérant comme objectifs dans leur manière de réfléchir et d’entreprendre me déstabilisent. Ils nient l’émotion, la tristesse et la joie. Ils perçoivent les jeunes comme naïfs, les personnes fragiles comme inutiles et considèrent la fin de vie comme un échec. De plus en plus, les assistantes qui travaillent pour eux les quittent et se tournent vers une école de management ou vers une profession libérale. Dans les entreprises, la douceur dans l’interaction verbale ainsi que la recherche de l’harmonie pourraient être des qualités personnelles, humaines et relationnelles. Elles faciliteraient les relations hiérarchiques, permettraient d’instaurer un climat propice à l’interaction, de mieux intégrer des personnes dans un groupe, de motiver une équipe, de conduire des entretiens et de s’épanouir. Toutefois, les compétences cognitives sont encore trop perçues comme des valeurs propres à la vie privée, aux domaines psychologiques ou psychothérapeutiques.

Quel avenir?
Le monde commence à changer. Une conscience collective est en train d’éclore : l’individu saccage la nature, mais aussi sabote sa propre humanité jusqu’à son extinction. Je veux bien croire que les dinosaures aient été tués par un astéroïde il y a 65 millions d’années, mais

  • que des milliers d’espèces aient disparu en quelques années,
  • que les sols et la nourriture soient contaminés par les pesticides,
  • que des centaines de personnes se suicident en Suisse,
  • qu’une femme meure tous les quinze jours à cause de la violence d’un homme,
  • que les gens choisissent une organisation pour fixer la date de leur mort parce qu’ils ne veulent pas déranger,
  • qu’un nombre toujours plus grand de réfugiés restent bloqués aux frontières dans des tentes quasi inhabitables,
  • que le nom des plus riches du monde soit publié indécemment,
  • que de nombreux adultes ne soient pas en mesure de comprendre ou de parler une seconde langue nationale bien qu’elle ait été enseignée par des professionnels à l’école pendant plusieurs années,
  • que des travailleurs de 50 ans craignent de perdre leur emploi en raison de leur âge,

tous ces faits démontrent une réalité insupportable.

Voir les choses de manière constructive
Je fais davantage confiance aux professionnels privilégiant la subjectivité individuelle. Avec eux, il est possible de découvrir ensemble

  • de quoi nous avons besoin pour (se faire) vraiment comprendre,
  • comment procéder pour être écouté,
  • … se fier à son expérience et y trouver une source d’inspiration,
  • … choisir des mots qui donnent du sens,
  • … poser les bonnes questions et trouver des réponses,
  • … découvrir la créativité avec rien,
  • … donner envie de relever un défi,
  • … donner espoir sans revenir aux mesures autoritaires d’autrefois,
  • … mieux partager les bénéfices de la qualité et des résultats,
  • … apprendre à poser des limites.

Avoir un idéal est une vertu
Les personnes curieuses et intuitives sont souvent considérées comme peu objectives, ignorant les faits nommés communément « la réalité ». Les gens objectifs visent des critères précis, sans se soucier des conditions de travail lamentables dans lesquelles les hommes et les femmes sont forcés de sélectionner et classer des faits, de fournir une preuve après l’autre.

Des termes lourds de significations et de conséquences
Les mots « qualité », « résultat » et « intelligence artificielle »  résonnent étrangement dans les bouches. La recherche permanente de la qualité dans un système défini par des lobbyistes est certes un objectif nécessaire et noble. Des résultats « objectifs » sont régulièrement publiés dans la presse. Ils ne disent rien ni sur les activités en coulisse, dirigées vers un esprit arbitraire et de compétition mais ne laissant aucune place à la découverte. Dans le domaine de l’agriculture, des soins, de l’hôtellerie et de la restauration, de l’informatique et des médias, la course à la qualité a des conséquences dramatiques sur les relations interpersonnelles. Chacun doit faire attention à ce qu’il dit et comment il le dit. Les gens, immobiles devant les écrans, deviennent insensibles. Le seul sport qu’ils exercent, c’est la course à pied d’une séance à l’autre, le collage d’étiquettes ici et là, entourés de coachs qui entrent et sortent à toutes les heures de la journée pour résoudre les conflits que ces mesures engendrent. Dans le meilleur des cas, ils parlent bien plusieurs langues, sinon, ils se débrouillent dans un anglais restreint.

La qualité, c’est quoi si les dirigeants font du profit leur but principal ?
Dans les supermarchés, les clients achètent bio et, souvent, rapportent chez eux des fruits payés cher, pourris ou durs, n’ayant jamais reçu un rayon de soleil. Dans certains hôpitaux, j’ai été personnellement confrontée à l’absence de qualité : erreur de nom lors d’analyses de sang, sol de salle de bain tapissé d’excréments, plats de nourriture distribués à la va-vite à des personnes venant d’être opérées ou incapables de manger seules, absence d’eau minérale dans les chambres, personnes souffrant de stress ou de dépression, manque de personnel pour cause de burn-out, médecins ignorant la communication centrée vers le patient avant une opération, médecin en conflit avec le personnel soignant.

Les journalistes critiques, ainsi que le simple citoyen, ont du pain sur la planche : observer, analyser, retenir, explorer encore et encore pour oser dire. Peu importe où et comment, sur le papier ou ailleurs.

Les jeunes montrent le chemin à suivre
Quand j’étais enfant, les adultes disaient : tu verras, tu verras… tu comprendras, tu comprendras… J’avais l’impression déjà de cerner l’essentiel. Surtout ne pas l’avouer et le proclamer. Les autres le feront à ma place. La liberté appartient à ceux qui, le cœur vague en faisant de la bicyclette, ne revendiquent rien et ne cherchent pas à gagner. Du moins, c’est ce que j’en déduisais. Bien sûr, je me trompais.

Léo Ferré chante « Avec le temps, tout s’en va et on oublie… la tendresse s’en va toute seule… il faut laisser faire et c’est très bien… surtout ne prends pas froid. »

Éviter les luttes de classe
Si politiciens, économistes ou autres dirigeants souhaitent rester au pouvoir, ils feraient bien de s’inspirer d’un minimum de subjectivité. Ils verraient combien ce nouveau regard sur les qualités cognitives contribue au sentiment du devoir bien fait. 

 

Worte und Bilder verschönern den Alltag

Eine Frage, die ich mich gerne stelle, lautet: Was ist Intelligenz? Das Wort ist magisch, im wirklichen Leben ist die Bedeutung jedoch eher unscharf und bietet Spielraum für Interpretationen. Seit meiner Kindheit interessiere ich mich für den Sinn von Wörtern, für die sprachwissenschaftliche Forschung und was wir mit Sprache machen. Es ist eine instinktive Erfahrung für mich, und ich verstehe es als eine intensiv erlebte persönliche Geschichte. Die Schlussfolgerung, die ich daraus ziehe, ist im Wesentlichen die folgende: Der Gedanke, dass die Sprache, die Kommunikation und die Fähigkeit, Beziehungen zu pflegen und zu lieben, angeborene Tugenden sind, ist äusserst verwirrend. Diese Illusion führt zu einer tiefen Einsamkeit, als ob wir uns in einem Wald ohne Wegweiser verlaufen würden. Dank der Helligkeit von Sonne und Mond und mit Selbstvertrauen könnten wir vielleicht unseren Weg finden. Aber besteht der Zweck unserer Präsenz auf der Erde darin, mit Vögeln, Bäumen, Pflanzen und Insekten zu kommunizieren?

Die Werbung legt nahe, dass Intelligenz ein intellektuelles Fragment ist, das denen gehört, die wissen, wohin sie gehen und was sie tun. Aus Erfahrung bin ich davon überzeugt, dass jeder von uns ─ mit wenigen Ausnahmen ─ in der Lage ist, Intelligenz als überlegene Kraft zu leben. Intelligenz ist weder wirtschaftlich, esoterisch, politisch, wissenschaftlich noch religiös. Sie ist eng mit der Fähigkeit verbunden, sich eine Meinung zu bilden, sich zu positionieren, eine Absicht zu hegen und sich individuell zu engagieren.

Wenn wir den Dialog als Tugend betrachten, sind wir geneigt, unsere Einstellung in Frage zu stellen und dann Entscheidungen zu treffen. Unbewusst findet dieser Denkprozess in der einen oder andere Weise statt. Es geht darum, unserer Absicht Form zu geben, denn: Können wir mit anderen einen Dialog führen, ohne uns auf das tiefe „Selbst“ auszurichten?

Wenn wir über das Erlebte unserer Vorfahren nachdenken und dabei unsere Familiengeschichte analysieren, können wir die Spuren erkennen, die im Laufe der Generationen hinterlassen wurden und sich angesammelt haben: Wie haben unsere Älteren miteinander gesprochen? Welche Rolle spielten sie? Wer definierte sie? Haben wir sie übernommen? Welchen Platz nahmen wir unter Geschwistern ein? An welche Szenen erinnern wir uns? Stehen sie mit Sprache, Krankheit, Urlaub, Zuneigung, Sexualität, Arbeit, Vater-Mutter-Beziehung, Geld, Untreue, Machtmissbrauch in Verbindung?

Das Entdecken unserer Wurzeln und das „Sichausdrücken“ mit neuen Worten befreien uns von den Lasten der Vergangenheit. Es ist diese Fähigkeit zu denken, Dinge anders zu machen und Neuerungen einzuführen, die es uns ermöglicht, uns hervorzutun. In diesem Sinne können wir auch eine neue Geschichte mit Bildern entstehen lassen und unsere Erfahrungen und Ideen einbringen, um Herausforderungen in den Bereichen Familie und Beruf anzunehmen.

Les mots et les images embellissent souvent ─ notre quotidien

Une question que j’aime soulever est de savoir ce qu’est l’intelligence. Le mot est magique, dans la vie réelle la signification est plutôt diffuse et laisse place à l’interprétation. Depuis mon enfance, je m’intéresse au sens des mots, à la recherche linguistique et à ce que nous faisons du langage. Instinctivement, je l’expérimente et le ressens comme une histoire personnelle intense. L’essence que j’en tire est la suivante : penser que le langage, la communication, la capacité de cultiver des relations et d’aimer sont des vertus innées, est extrêmement déroutant. Cette illusion conduit à une profonde solitude, comme si nous nous égarions dans une forêt sans panneaux indicateurs. Grâce à la luminosité du soleil et de la lune, et ayant confiance en soi, nous pourrions peut-être trouver notre chemin. Mais notre présence sur terre a-t-elle pour but de communiquer avec les oiseaux, les arbres, les plantes et les insectes ?

La publicité suggère que l’intelligence est un fragment intellectuel appartenant à ceux qui savent où ils vont et ce qu’ils font. Par expérience, je suis convaincue que chacun d’entre nous – à quelques exceptions près – est capable de vivre l’intelligence en tant que force supérieure. L’intelligence n’est ni économique, ésotérique, politique, scientifique ou religieuse. Elle est étroitement liée à la capacité de se forger une opinion, se positionner, trouver une intention et s’engager individuellement.

Si nous considérons le dialogue comme une vertu, nous sommes enclins à remettre en question notre attitude, puis à prendre des décisions. Inconsciemment, ce processus de pensée se déroule d’une manière ou d’une autre. Il s’agit de donner forme à notre intention, car pouvons-nous dialoguer avec autrui sans nous aligner sur le „soi“ profond ?

En réfléchissant sur le vécu de nos ancêtres et en analysant notre histoire familiale, nous pouvons relever les traces qui se construites et accumulées au fil des générations : comment nos aînés parlaient-ils entre eux ? Quels rôles tenaient-ils ? Par qui étaient-ils définis ?  Les avons-nous repris ? Quelle était notre place au sein de la fratrie ? Quelles scènes avons-nous en mémoire ? Sont-elles en lien avec le langage, la maladie, les vacances, l’affection, la sexualité, le travail, la relation entre père-mère, l’argent, l’infidélité, l’abus de pouvoir ?

Découvrir nos racines et mettre de nouveaux mots sur la manière de dire, nous libèrent des fardeaux du passé. C’est cette capacité que nous avons de penser, faire différemment et d’innover qui nous permet de nous démarquer. C’est également dans cet esprit que nous pouvons créer une nouvelle histoire avec des images, mettre notre expérience et nos idées au profit des enjeux familiaux et professionnels.

 

L’excès de modestie, une mise en scène guindée

À toutes les époques, l’imposture et la fanfaronnade envahissent les rues. En revanche, la fausse modestie et le style empesé détruisent les villes, les continents et les sociétés.

Savoir mettre en relief sa personnalité est un comportement naturel et légitime sans qu’il faille le comparer à une pathologie. Les gens bouffis d’orgueil acceptent mal cette réalité quotidienne. Placer la vérité plus haut que soi les rend vulnérables. Ils soulèvent des thèmes politiques, économiques, religieux, philosophiques ou autres, persuadés qu’ils agissent en toute innocence pour le bien de la collectivité. Leur voix trahit le besoin de reconnaissance et d’estime, ils se mettent donc maladroitement en scène et envahissent l’espace sans y construire l’essentiel.

L’humilité demande de façonner de manière créative son propre avenir de manière bienveillante et aussi lucide que possible, en position de découverte, de progression et d’amélioration. Développer consciemment un style de communication, placer ses forces et ses expériences au centre de ses intérêts représentent un support puissant pour le langage, pour soi et son entourage.

J’entends souvent des critiques très dures à l’intention de personnalités menant avec succès leur vie professionnelle ou personnelle. « Elle est désagréable, tout le monde l’évite, elle est seule à donner le ton, elle déteste la critique, elle est difficile, elle est spéciale ».

La réalité est ainsi. Qui veut atteindre un objectif a besoin de persévérance et de conviction, reste indifférent aux ragots.

Lorsqu’une personne est remise en question pour sa force de caractère – et tous les renoncements que cela suppose – il serait intéressant de se demander d’où vient cette curieuse envie de couper la tête aux gens qui réussissent.

Serait-ce un sentiment de culpabilité de ne pas avoir tout entrepris pour se dépasser ? La fausse modestie est trompeuse, elle ressemble fortement à de l’oisiveté.

Französisch, die schönste Sprache der Welt

Ist Französisch wirklich schwierig zu lernen? Wieso? Weil es wichtig ist, dass die Rednerin oder der Redner verständlich und inhaltlich klar spricht. Das Erreichen dieses Anspruchs ist in jeder Sprache ein Muss und hat nichts zu tun mit Französisch oder seiner komplexen Grammatik. Eine Sprache mögen heisst, die Absicht zu verfolgen, alles zu unternehmen, damit die Botschaft rüberkommt. Diese Haltung führt in allen Sprachen zur gelingenden Kommunikation. In der Deutschschweiz gibt es unzählige Dialekte wie:

Den Berner Dialekt „Bärndütsch“, den Aargauer Dialekt „Aargauerdüütsch“, den Zürcher Dialekt „Züridütsch“, den Basler Dialekt „Baasl-Dytsch“, den Berner Dialekt „Bärndütsch“, den St. Galler Dialekt „San Gallerdütsch“, den Walliser Dialekt „Wallisertitsch“, den Luzerner Dialekt „Lozärner Dialäkt“, den Bündner Dialekt „Biindnertüütsch“ usw.

Sprechen Deutschschweizer Französisch, leiten erstaunlich viele ihre Gedanken aus ihrem Dialekt ab ((Interferenz). Sie übersetzen in der Folge Wörter simultan oder nutzen ein oft ungeeignetes Vokabular aufgrund der Dialektarchitektur. Wenn sie zum Beispiel auf Deutsch sagen würden: „Ich gehe nicht gerne einkaufen“, würden sie dasselbe auf Französisch so ausdrücken: „J’aime pas aller acheter“, anstatt in der Umgangssprache „J’aime pas (schriftlich: ,je n’aime pas᾿) faire les courses“ (in der Schweiz auch „les commissions“).

Sie sprechen lückenhaftes Französisch und drücken sich mit der gleichen Tonalität wie im Deutschen aus, obwohl die Gesichtsmuskulatur in jeder Sprache völlig anders genutzt wird. Die Denkweisen unterscheiden sich sehr von Mensch zu Mensch, von Sprache zu Sprache, von Kanton zu Kanton und von Land zu Land. Schweizerdeutsch, egal welcher Dialekt, wirkt auf Französischsprachige leicht autoritär. Aber auch einige Dialekte aus der Romandie können in Deutschschweizer Ohren seltsam klingen. Jede und jeder von uns spricht mehr oder weniger einen Dialekt mit einem eigenen Wortschatz und einer eigenen Satzkonstruktion, trotz oder gerade wegen dem Spracherwerb in der Schule. Hinzu kommen Charaktereigenschaften, Intelligenz, freies Sprechen, kognitive Fähigkeiten, Gefühle, Emotionen und Aussprache.

Wird die Persönlichkeit der Lernenden in ihrer Ganzheit betrachtet, das heisst ihr Können, ihre Ausdrucksart, ihre Zuhörfähigkeit, ihre Aktivitäten und ihre Lebensziele, so entsteht individuelle Sprache. Sie entwickelt sich im Laufe des Spracherwerbs und des Erlebten. Mut, Selbstsicherheit und Redefreiheit entstehen. Demgegenüber verursachen interkulturelle Missverständnisse gepaart mit Lern- und Kommunikationslücken ein inkompatibles Sprachprogramm! Ein Français fédéral („Bundesfranzösisch“) oder ein Kauderwelsch ersetzt ein leicht verständliches Französisch.

Das Verstehen dieser Vorgänge erleichtert das Französischlernen und unterstützt positiv den verbalen sowie den schriftlichen Ausdruck. Mit kurzen und präzisen Sätzen sagt man sehr viel aus.

Schöner ausgedrückt, die Kunst der Didaktik entsteht aus der Kunst des Dialogs.

DÉVELOPPEMENT PERSONNEL ET COMMUNICATION


Une personne charismatique séduit le public par ses attitudes dirigées vers la simplicité, le courage et l’originalité.

Vous rêvez de vivre votre différence ? Devenez humble, exprimez vos pensées clairement et partagez le meilleur en vous.
Un entraînement en quelques lignes :

Faciliter la résilience
Être capable de travailler à sa cohérence, accepter ses erreurs en restant libre de préjugés à son égard, s’excuser de ses faux pas auprès de partenaires démontre les caractéristiques de notre propre vulnérabilité et par là, une plus grande humanité.

Véhiculer un sentiment d’appartenance
Il vaut mieux partager les privilèges qui nous ont été octroyés que de les étaler au grand jour en vue de nous donner un sentiment de puissance par rapport aux autres.

Réfléchir sur le passé
Contrairement à ce que nous font croire beaucoup de personnes rationnelles, éprises de positivisme et de recettes psychologiques, ruminer de temps en temps fait partie du processus de développement. Les étapes de la dépression servent à récupérer de l’énergie. Analyser, par contre, facilite la compréhension, la transformation et la résolution de problèmes. Regarder en arrière est une condition pour repartir avec de nouvelles lunettes et permet de poser des objectifs plus près de notre réalité.

Mettre des priorités
aide à se projeter plus sereinement et prendre pied dans l’inconnu.

Transmettre son énergie
Créer de l’atmosphère soi-même évite de chercher la force à l’extérieur ainsi qu’auprès de personnes sensées nous aider à vivre, voire prendre la responsabilité pour notre vie.

Rester libre
Ne pas se disperser dans des associations ou des comités laisse une grande marge de manœuvre pour les réels problèmes. Les groupes, de par leurs systèmes conventionnels, cimentent plus facilement les racines d’un malaise.

Dégager le sens du contact
Être généreux.se dans notre manière d’être est bien plus important que le choix de vêtements à la mode. Pourtant, avoir du style dégage un esprit souple.

Ce qui nous rend digne
Faire attention à la tonalité, la tenue de son corps, ses gestes, la clarté des mots, la manière de s’exprimer, même avec un physique mutilé par un accident ou une maladie, renforce la beauté d’une personne.

L’ouverture d’esprit
Coopérer tout en étant orienté vers la pratique, planifier son savoir, par exemple l’apprentissage des langues, démontre la joie de vivre.

La vie est autre chose qu’un programme défini
La société, c’est-à-dire l’homme, se construit sur la base d’expériences inattendues et poursuit une logique naturelle comme le renouvellement des saisons. Être attentif à chaque chose démontre une forme de respect et de bienveillance.

Découvrir le charisme à travers la découverte des mots
Les mots donnent du relief à la pensée et déclenchent l’action. Entraîner la parole sur le vécu met en route de nouvelles perspectives, permet d’avancer en osant l’argumentation. S’exprimer différemment, en combinant l’expérience d’adulte avec le vocabulaire et le ressenti de l’enfant intérieur, révèle un potentiel sous de nouvelles formes.

Trop d’activités sont le résultat du refoulement. Elles masquent les contraintes du quotidien, de l’éducation ou des traumatismes dans l’enfance. Être sans cesse occupé.e empêche une bonne gestion du temps, la motivation et le sens de la relation. Chacun de nous possède l’énergie de création. Plus nous aimons ce que nous entreprenons, plus nous nous faisons confiance et plus la force se manifeste facilement.  Nous nous laissons guider par ce qui nous tire vers l’action.

Institut de Langue Française et d’Expression (ILFE)

AV-2019

Créativité langagière

Quand on parle d’éducation des adultes, trois éléments y participent : la nature, la culture, la société dans laquelle les relations humaines jouent un rôle prédominant.

Parmi les principaux défis à relever aujourd’hui dans l’enseignement des langues, plus particulièrement du français, figurent sans aucun doute la nécessité de concilier le respect des différences et comprendre la maîtrise de l’information, le transfert d’un élément à l’autre ainsi que les complexes transformations qui en découlent au niveau cognitif.

Les exigences sociales, politiques et économiques, perçues comme des crises passagères, s’infiltrent de manière subtile dans notre quotidien et nous influencent bien plus que nous ne le pensons. L’informatique et les applications numériques et téléphoniques ainsi que les technologies associées sont conçues pour une communication brève, éliminant les rouages de la communication humaine. Ils sont donc à redéfinir dans une perspective de créativité facile à mémoriser.

Se découvrir à travers le langage, un enrichissement

La découverte passe inévitablement par sa propre remise en question: dans quel milieu suis-je né ? Quelles images en ai-je, quelles expériences ai-je faites ? Quelles sont mes compétences sociales ? Suis-je apte à prendre du recul par rapport à des situations différentes ? Quelle est mon attitude envers les autres ? Quelles sont mes valeurs ? Comment ma manière de communiquer est-elle perçue par mon environnement ? L’individu étant le centre de la collectivité, le retour sur soi à travers l’acquisition d’une langue est paradoxalement une approche sociologique collective. Reconstruire un univers de pensée déclenche l’empathie et l’ouverture à la connaissance, à l’expérience, d’où en découle la compétence en communication.

Représentations dans la pratique

Selon mon expérience, l’application du français est plus facile lorsque divers éléments sont combinés entre eux. Par exemple,

  1. la grammaire et le vocabulaire sont liés à des facteurs autobiographiques, des visions, des situations d’apprentissage réelles.
  2. la sémantique linguistique cognitive est liée aux segments de la communication. La définition et l’interprétation des mots et leurs sources représentent des images utiles dans la mémorisation des acquis.
  3. la phonétique, liste des sons, articulation, acoustique, est liée au langage non verbal et inconscient. Apprendre à décrypter la gestuelle renseigne sur le ressenti, dévoile les émotions cachées. Le mouvement des mains informe sur l’authenticité ou la spontanéité du discours.
  4. la syntaxe – structure des phrases, conditions de bonne formation et règles – est liée à l’expression verbale de l’expérience. Elle rend le dire authentique.
  5. la conversation – ou dialogue – est liée à la conduite d’entretien. L’échange participatif authentique en est renforcé.
  6. la lecture est liée à la compréhension réciproque en situation d’échange; le développement d’idées en est stimulé.
  7. apprendre à apprendre est lié à la mise en œuvre d’un projet en relation avec la langue apprise.


Acquérir une langue, c’est également apprendre à s’orienter de manière différente.  L’expérience est une transmutation qui se reflète de manière naturelle dans l’approche linguistique.