ANTOINETTE VONLANTHEN
Institut de Langue Française et d'Expression ILFE • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 22
Headbild Blog
< Startseite Blog < www.ilfe.ch

La promenade de Camille et Virgule

Sur le chemin parsemé de cailloux, de sable mêlé à la terre, quelques brindilles de foin pendent aux buissons épineux. Camille, avec une joie féerique, marche d’un pas alerte, tenant en laisse le Briquet Griffon vendéen. Les yeux de Virgule, foncés et vifs, avec des sourcils bien prononcés, garnissent le contour de l’œil.

Par cette chaude journée d’été de juillet, la jeune fille, déterminée et pleine d’initiative comme son ami Virgule, s’arrête pour écouter un oiseau, le suivre des yeux, pour tremper le pied dans l’eau claire ou rebrousser chemin pour suivre un lézard.

Dans le léger sac au dos, un livre, qu’elle vient de trouver à la bibliothèque, l’accompagne. S’asseyant sur une grosse pierre, elle le dépose sur ses genoux et choisit une page au hasard. Une de ces phrases sur le concept du refoulement, imaginé par Sigmund Freud, l’exalte à en méditer le sens. Attentive au bruissement du feuillage, elle s’en sert d’interprétation : la tendresse au cœur du refoulement peut-être ? Elle se souvient de cette vipère qu’elle avait vue autrefois dans les montagnes, lors d’une course d’école. De couleur brune grise, glissant entre les pierres dorées au soleil, elle avait disparu rapidement comme si elle avait pour unique raison d’être de faire trembler de peur les promeneurs.

« Cette dangereuse bête lui apparaissait comme une preuve de l’indifférence de cette nature qui n’a d’autre souci que de multiplier la vie, bienfaisante ou meurtrière, avec la même inépuisable prodigalité »¹.

Établir un lien entre les choses, entre les hommes et les femmes, les vieux et les jeunes, entre les animaux et les êtres humains, entre les sortes d’arbres et de fleurs, mais également entre les idées et les désirs, les contraires animent la jeune fille. Toute chose coupée du monde lui renvoie une image trouble de la vie. Bien qu’elle en ait parlé à ses camarades, ils avaient souri d’un air angoissé, les lèvres serrées, les sourcils tombant sur les paupières, comme immergés par la honte.

À cet instant, Camille avait compris que la vérité appartenait à chaque individu, comme une entrée au paradis ou en enfer, ou éventuellement avec un pied au paradis et un pied en enfer. Cette idée, rejoignant la pensée triviale que tout était séparé, l’avait persuadée qu’il devait y avoir une dimension spirituelle aussi apaisante que la rivière devant elle. Une force à peine nommable s’était emparée d’elle. Son moi intérieur s’était alors dressé comme un édifice que personne ne pouvait ébranler.

Maintenant, le ciel bleu devenu rose attendrit les petites vagues de l’eau. Ni tumulte, ni hâte, tout semble réglé selon un ordre majestueux de la lumière et de la température.

Sous le tilleul, Virgule jappe en suivant des yeux les moineaux, sautillant d’une branche à l’autre. L’Aar, la rivière dont personne ne peut retenir le courant, se la coule douce, le jour comme la nuit. Sans sortir de son lit, elle se laisse pousser par l’air du temps.

Camille imagine vivre avec les arbres, les pierres et les animaux. Avec l’autorité d’une reine, elle se dresse soudain devant un saule pleureur monumental. Lui caressant l’écorce du tronc, une voix s’élève de l’arbre :

– Toi, tu es différente des autres humains, dit le saule.

– En quoi suis-je différente? demande Camille.

– Les individus bougent sans arrêt. Tu es tranquille à me regarder et à sentir mes rainures. La plupart des êtres vivants se déplacent continuellement, poursuivent des activités ennuyeuses et fatigantes. Moi, je reste des années au même endroit sans me lasser. Sur le chemin, je vois courir des hommes et des femmes, leurs visages grimaçants, les muscles du corps figés par l’effort. Quand ils voyagent dans leur cage en métal, le bruit de la ferraille me casse les oreilles, dit le saule.

–  Tu ne désires pas voir autre chose que la rivière, les buissons et le ciel ? demande Camille.

–  Tu parles comme une fille de l’humanité, dit l’arbre, étonné. Viens, appuie le dos contre moi et regarde : la rivière change d’habit à tout instant. De ses reflets, jaillissent des perles au soleil, le vert turquoise fond dans un bleu azur, puis le vent remue les coloris au brun. La couleur des vagues s’adapte aux humeurs du ciel. Dans la splendeur de l’hiver, le lever du soleil miroite sur les vagues et danse le tango. Au coucher du soleil, l’horizon flambe et la rivière appelle les pierres à glisser avec elle.

Le saule continue:

–  les humains se dispersent et perdent le sens de la beauté. En vain, ils s’efforcent d’oublier ou alors, ils cachent leurs angoisses, mais ils perdent l’orientation pour le vrai. L’expression de leur visage distant m’attriste. Moi, je m’engage dans une grande entreprise naturelle. Je ne fuis pas la solitude comme le font les individus. Lorsque la pluie tombe, je laisse déverser les nuages de leurs larmes. Lorsque le vent souffle, mes rameaux baissent les bras et pleurent avec la pluie. Lorsque le vent souffle, mes branches se dépensent sans compter. En hiver, elles craquent sous le blanc de la neige.

–  Dis-moi, saule pleureur, as-tu déjà entendu parler de Noël? demande Camille.

–  Oui, bien sûr! Les sapins s’en effraient. Lorsqu’ils arrivent à leur plus bel âge, les êtres humains les scient pour les vendre aux hyperactifs. Pour le peu d’heures où les individus restent assis dans le salon, bien au chaud, mes amis les sapins sont garnis de guirlandes et de bougies. Je ne sais pas ce qu’il faut en penser. Certains de mes amis sont terrifiés de se voir ainsi tronqués. Ils se sentent traités avec injustice. Mais, je connais également des sapins généreux, prêts à offrir leur vie uniquement pour faire le bonheur des enfants à Noël. Il existe des sapins, pour qui cette fête est une révélation, car jamais de leur vie ils ne sont tant admirés. Ils ne comprennent pas que c’est uniquement la parure qui excite les individus et non leurs branches et les aiguilles vertes.

Tandis que l’arbre parle ainsi, Camille s’éloigne de lui. Non loin, elle s’assied sur un tronc coupé et couché au bord de la rivière. Virgule prend place près de la jeune fille. Tous deux, impressionnés par la personnalité du saule, restent pantois. Virgule, assommé par tant de vérité, pose son menton sur les genoux de son maître.

Camille lui passe la main sur la tête et, remplie de doutes, lui demande :

– Tu crois, toi, ce que raconte le saule ?

– Pourquoi poses-tu cette question? répond Virgule. Accepte ses paroles comme lui, il laisse tomber la pluie, comme il subit la tempête et honore le soleil. Il ne faut pas lui en vouloir. As-tu vu comme il s’est mis en quatre pour nous faire profiter de sa science? L’air fâché, Virgule aboie sans méchanceté :

– Allons jouer!

Les deux, joyeux et insouciants, se mettent à gambader le long de la rivière.

– Virgule, regarde ! Un nuage de moustiques! s’exclame Camille.

Avec ses bras, elle cherche à s’en protéger alors que Virgule cherche à les attraper avec son museau.

– Des centaines et des centaines ! s’exclame Camille d’une voix étonnée.

Du sol, une voix s’élève:

– On ne compte pas les moustiques!

Camille regarde par terre et aperçoit une pierre plate, vert gris, avec un filet doré sur le dos.

– Pourquoi pas? s’offusque-t-elle.

– Te viendrait-il à l’idée de compter combien nous sommes de pierres, ici, au bord de la rivière ?

– Mais, c’est impossible! rétorque la jeune fille.

– Tu vois! Et pourtant, vous, les êtres humains, vous comptez tout ce qui vous tombe sous la main. Vous définissez la vie à travers les chiffres. Vous n’y comprenez rien. L’argent file comme les moustiques s’envolent au vent. Nous, les pierres, nous avons la chance de vivre une éternité sans compter.

– Nous, les êtres humains, nous vivons parfois jusqu’à cent ans, réplique Camille.

– Ah! Encore ces chiffres, grimace la pierre.

– Oui, imagine, je vais bientôt fêter mes 16 ans. Nous, les êtres humains, nous avons reçu une âme, raison pour laquelle je peux en toute liberté réfléchir, me réjouir, discuter avec toi, avec l’arbre, avec Virgule, avec les moustiques, mais aussi avec ma famille. Si j’aime compter, c’est aussi parce que je préfère mettre cent pierres dans ma poche que d’avoir un cœur de pierre.

La pierre, stupéfaite, se tait et se laisse ramasser par Camille qui l’emporte dans sa main et la dépose précieusement dans sa poche.

– Viens, Virgule, nous devons rentrer, la nuit tombe, dit-elle.

 

 

 

 

 

¹Le disciple, 1889, IV, Confession d’un jeune homme d’aujourd’hui, paragraphe II, Mon milieu d’idées.

26 juin 2018

Gute Vorträge auf Französisch halten – worauf es ankommt

Weshalb ist es für Deutschsprachige so schwierig, eine Rede auf Französisch zu halten? Meistens deshalb, weil genau die gleichen Fehler passieren wie auf Deutsch: zu wenig vorbereiten, zu viel in eine Rede verpacken, kompliziert und langweilig sprechen, unpassende Kleidung tragen, oberflächlich-locker – aber nicht charmant – sprechen. Worauf sollten Sie als Referent oder Referentin besonders achten? Erobern Sie die Herzen des Publikums, zeigen Sie eine starke Präsenz, die kombiniert ist mit Gesprächsführung, Zentriertheit, Empathie, Originalität und Liebe zum Detail im richtigen Moment:

  • Sprechen Sie unverkrampft, deutlich und langsam Französisch.
  • Lassen Sie Ihre Persönlichkeit durch die Sätze fliessen.
  • Unterscheiden Sie zwischen Information, Kommunikation und Zielvorgaben,
    stellen Sie diese leicht verständlich dar.
  • Atmen Sie tief, entspannt und locker aus.
  • Tragen Sie nur stilvolle Kleider, die zu Ihrer Persönlichkeit passen („Individuell“ heisst nicht „exzentrisch“oder „teuer“).
  • Lassen Sie sich nichts von der Mode diktieren.
  • Achten Sie auf natürliche Gesten.

Ein gutes Referat zu halten bedingt ausserdem:

  • Sich Zeit nehmen für die Vorbereitung.
  • Sich des Abstands und der Nähe zum Publikum, bewusst sein.
  • Eine Strategie erarbeiten

a) aufgrund einer Vision,
b) mit den vielfältigen Informationen, die zur Verfügung stehen, und: mit Erfahrungen ergänzen.

  • Parallele und wertvolle Ziele benennen.
  • Auf Stimme und Intonation achten, Gesichtsmuskulatur trainieren, um besser Französisch zu sprechen und den deutschen Dialekt loszuwerden.

 

http://www.ilfe.ch
Möchten Sie eine Rede auf Französisch halten? Schreiben Sie ein E-Mail an Antoinette Vonlanthen in Langenthal BE.

 

In Beziehung zu sich und mit der Welt

Wissen, was gute Lehre ist, gehört zu den Zielen einer jeden pädagogischen Institution. Die Humanwissenschaften vermitteln uns neue Erkenntnisse, die uns helfen, den Menschen in seiner Ganzheit besser zu verstehen. Bei genauer Betrachtung zeigt sich, dass sich diese Themen seit Jahrhunderten wiederholen. In einer Fachzeitung für Supervision und Organisationsentwicklung vom Dezember 2015 habe ich folgendes Zitat gelesen: «Der Mensch hat geistige, psychische und materielle Bedürfnisse» (Glasl und Lievegoed 2011). Es gab wohl kaum eine Epoche, in welcher dieser Gedanken die Menschheit nicht beschäftigte und jeder versucht hat, darauf Antworten zu finden aufgrund seiner Herkunft, seines Wissens und seiner Überzeugung.

Die Rechthaberei der guten Lehre

Die Essenz der Vernunft der guten Lehre liegt in obigem Zitat darin, dass jeder von uns gefordert ist, täglich seine geistigen, psychischen und materiellen Bedürfnisse wahrzunehmen, um ein erfülltes Leben führen zu können. Das Zitat suggeriert aber auch die Meinung, die meisten Menschen seien unfähig zu denken, unwissend und naiv. Die Zeiten, in denen Forscher und Wissenschaftler allein das Monopol auf die Wahrheit besassen, sind längst vorbei. Akademiker zu werden, ist heute nicht mehr das Mass aller Dinge. Die gute Lehre ist die, die Kinder beobachten, forschen und experimentieren lässt, damit sie etwas auf ihre eigene Art und Weise umsetzen können. Wenn Erwachsene, Eltern, Lehrer und andere Pädagogen sie im Namen der Besserwisserei, des pädagogischen Diktats eines Denksystems oder mangelnden Selbstwertgefühls in ihrem Entdeckerdrang hindern, damit sie nachahmen, was ihnen vorgezeigt wird, liegt es auf der Hand, dass sie als Erwachsene zutiefst depressiv werden. Erziehung und gute Lehre fordern einen klaren Rahmen, Regeln und verständliche Inhalte. Für mich bedeuten diese beiden Begriffe Förderung, Begleitung, Ermunterung und Unterstützung. Ich bin mit dem Wort «Liebe» zurückhaltend, da es nicht ins Denkschema der guten Lehre passt und jeder von uns etwas anderes darunter versteht. Reine Intellektualität und rationales Handeln führen zu Minderwertigkeitsgefühlen und zu Gewalt, beeinflussen das Zusammenleben im privaten und beruflichen Bereich sowie die politische und wirtschaftliche Auseinandersetzung.

Die freudsche Verdrängung

Die Unterdrückung – oder das Ignorieren – des kindlichen Vorstellungsvermögens (Kreativität) seitens der Erwachsenen hat einen neuen Beruf hervorgebracht: den Coach. Seine Mission ist es, vereinfacht gesagt, Strategien wie im Sport zu entwickeln, um dem Klienten sein Potenzial und seine Einzigartigkeit erkenntlich zu machen. Eigentlich genau das, was dem Kind vorenthalten wurde. Kinder haben sich schon immer gerne bewegt, Sport getrieben, die Welt in ihren eigenen Worten erklärt. Durch allwissende Menschenkenner wurde ihnen jedoch ihre Fähigkeit des Denkens entzogen. Später sprachen Fachpersonen von ethischen Werten in Erziehung, Politik und Wirtschaft, die zwar gut klingen, jedoch kaum in einer zielgerichteten kapitalistischen Gesellschaft durchsetzbar sind.
Kapital und Wachstum sind die bestgeeignetsten Bausteine, um eine Gesellschaft effizient zu entwickeln. Der dramatische Klimawandel hat seinen Ursprung in der Zerstörung des Natürlichen, dem Fundament der menschlichen Seele. Er ist die Quittung für die Besserwisserei.

Die natürliche Intelligenz des Menschen zu unterdrücken, wirkt wie ein Pestizid und kann eine Ursache für Depressionen, Gewichtszunahme, Rauchen und Drogenkonsum sein. Dies erinnert fast ein wenig an das Sterben der Bienen.

Die verlorene Kindheit teuer zurückkaufen

Auf dem Arbeitsmarkt spriessen heutzutage Coachs wie Unkraut auf einem ausgetrockneten Boden. Sie verfolgen meist ähnliche Ziele: die Wiederentdeckung der Menschlichkeit und der Menschenwürde sowie das Umdenken. Doch wie soll dieses Umdenken erfolgen?
Umdenken findet individuell statt und ist kein leichtes Unterfangen. Das Fertigprodukt der Coachings lautet: Lebensglück, Effizienz und Erfolg. Menschlichkeit und Strategien zur Förderung der Humanwissenschaften sind unser Kapital und unsere Innovationsfähigkeit. Sagt «man». Dabei ist „Verstehen“ kein intellektueller Prozess.

Müssen sich die Erwachsenen ihre verlorene Kindheit wieder zurückkaufen? In den Coaching-Angeboten erscheinen immer mehr Inhalte auf Englisch, weil es zum guten Ton gehört. Es gibt immer mehr Schweizer Unternehmen, die nur noch zwei Geschäftssprachen zulassen: Deutsch und Englisch. Französisch wird dabei ignoriert. Es ist eine Besserwisserei, eine Arroganz sondergleichen, wenn der Staat die Kinder zwingt, mehrere nationale Sprachen zu beherrschen, während einige Parteien daran denken, die Grenzen zu schliessen: JA zur Internationalität im Namen des Kapitals, NEIN hingegen zu mehr Globalität und Verbindlichkeit im eigenen Land. Worin unterscheidet sich dies von gravierenden Grenzverletzungen und den Fehlern der Banken? Jeder dritte Erwachsene in der deutschen Schweiz wird einmal in seinem Leben gezwungen, sich mit der französischen Sprache auseinanderzusetzen. Und wir staunen, dass der Rechtsextremismus wächst? Nicht jeder hat die nötigen Mittel, um sich seine verlorene Kindheit zurückzukaufen.

Reputation als kostbares Gut

«Menschlichkeit» wird immer mehr zur käuflichen Ware und verkörpert Qualität in Bezug auf die menschliche Leistungsfähigkeit. Das Wort «authentisch» ist gerade bei Coachs sehr beliebt, nicht wahr? Wer nicht authentisch ist, ist tot, unmenschlich, bewegungslos, man könnte auch sagen «dumm».

Unter Psychotherapeuten, Psychologen, Ärzten, Pädagogen, Supervisoren, Heilern, Wissenschaftlern, Lehrern und Ingenieuren herrscht Uneinigkeit, wie das Ganze einzuordnen ist, wenn Coachs bezüglich der psychischen Symptome beim Menschen mitreden. Und wie ist das Verhältnis der Coachs untereinander? Wie gehen sie mit ihren beruflichen «Konkurrenten» um? Sie ziehen selten am gleichen Strick, obwohl sie so tun, als ob sie zum Wohle der Menschheit alle das Gleiche wollen: andere zum Umdenken bringen, damit alles besser wird. Früher wussten nur Pfarrer, was unter «menschlich» zu verstehen ist. Mediziner und einige Heiler kannten die Definition von «gesund». Heute hat sich die Bedeutung dieser Worte verändert. «Gesund sein» ist gleichbedeutend mit «menschlich sein». Wer seine Grenzen kennt, überfordert sich weniger und ist produktiver. Wer nicht raucht lebt länger. Wem kommt das nicht bekannt vor? Wer lügt kann alt werden und kommt vielleicht nie zur Vernunft, weil er nie etwas von Moral gehört hat. Oder wer kreativ wird, wird aus seinem seelischen Tief herausfinden.

Was wollen also all diese Coachs oder Berater? Ich würde sagen, ein grosses Stück Lebenserfahrung vermitteln, aber eben auch vor allem die Wahrheit als Produkt verkaufen. Denn ein Berater ist auf keinen Fall ein Coach. Und ein Mediziner ist – leider – kein Berater, so gut wie ein Psychiater kein Psychologe ist. Man könnte es auch so zusammenfassen: Ein Apfelbaum ist kein Birnbaum, und Erdbeeren sind keine Brombeeren. Die einen sind im Frühling, die anderen im Spätsommer reif. Dies ist der immer gleichbleibende Rhythmus der Natur. Der Mensch in seinem natürlichen Drang nach Veränderung versucht seit je, Früchte, Gemüse und Pflanzen zu kreuzen. Dies fordert die Auseinandersetzung mit der Molekulargenetik. Dazu muss man Begriffe kennen wie Zelle, Eukaryoten, Prokaryoten, Zellkern, Chromosomen, Mitose, Meiose, DNA, Transkription, Translation und Proteinbiosynthese sowie deren Vorgänge verstehen.

Jetzt kann man sich vorstellen, wie schwierig es für einen Coach ist, sein Fachjargon so zu beherrschen, dass er es überzeugend und leicht verständlich vermitteln kann, damit sich seine Klienten erfolgreich weiterentwickeln und ihr Leben einigermassen harmonisch und mutig gestalten können.
Wer alles so klar, wie oben anhand der Molekulargenetik dargestellt, unterscheiden und trennen kann, dem wird nachgesagt, er sei «sachlich und prägnant». Diese Ausdrücke werden auch oft im Zusammenhang mit der Politik gebraucht. Jede Partei hat die Wahrheit für sich gepachtet: die einen wollen Velos für alle, die anderen befürworten den Individualverkehr, weil sie ein Leben ohne Auto als realitätsfern betrachten. Die Mitteparteien schlagen vor, das Velo auf dem Dach des Autos zu befestigen, weil beides notwendig ist und somit weniger Veloabstellplätze benötigt werden. Niemand weiss, was die Realität ist, zumindest kann sie niemand sachlich erklären. Niemand nimmt die Warnsignale der Erde wahr, die sie beispielswiese wegen des Klimawandels aussendet. Jetzt schliesst sich der Kreis. Wir befinden uns im Bereich der Philosophie, in dem sich zahlreiche Coachs als «Lebenserfinder» betätigen.

In Unternehmen tummeln sich Coachs in allen Abteilungen, mit der Folge, dass mit der Zeit beinahe allen Mitarbeitenden der gesunde Menschenverstand abhandenkommt. Eines ist sicher: Manager werden immer unfähiger, selbst zu denken, zu urteilen und zu entscheiden. Renditen sind möglich dank Leuten, die noch nicht verstanden haben, dass das Denken und die Eigenständigkeit der Verantwortung bei ihnen selbst liegen, was nichts anderes bedeutet, als dass Wissen und Erfahrung gute Lehre sind.

In Beziehung zu sich und mit der Welt

Doch mit welchem Recht gehe ich mit Coach-Kollegen so hart ins Gericht?
Weil Lernen immer mehr mit Erfolg verbunden wird, weit entfernt von Aufmerksamkeit, Konzentration und Beziehungsfähigkeit. Der Zwang nach Erfolg bedeutet, dass wir fertige Rezepte haben wollen. In der Tat heisst es, dass wir träge, autoritätsgläubig und abhängig sind.
Wer emotionale Reife vermitteln kann bringt uns weiter: einander begreifen.

Psychohygiene, eine riesige Kulturarbeit

Emotionen und Gefühle zulassen, uns selbst betrachten und erforschen, bewusst lernen, sprechen und handeln, ist Beziehungs- und Arbeitsfähigkeit zugleich.

 

 

©Antoinette Vonlanthen

L’égalité des salaires rejoint l’égalité de la communication verbale dans les interactions entre hommes et femmes

Question de perception et de dignité, les hommes modernes reconnaissent les discriminations et prennent ouvertement position. Aussi en public

S’exprimer verbalement de manière convaincante dans sa langue maternelle et s’exprimer dans d’autres langues dépend fortement de l’évolution de la société. Depuis la petite enfance, le langage peut être bloqué à la suite de circonstances biographiques complexes et difficiles. La transformation des thèmes au fil du temps et le transfert pratique dans la pratique influence la connaissance et l’expérience individuelle. Le thème de l’argent est tabou, il constitue non seulement le fondement des inégalités, mais engendre des conflits, renforce les prestiges internes qui s’y rattachent dans le milieu économique, politique, entrepreneurial, familial ainsi que le développement individuel de la personne. De nombreuses femmes ont longtemps été dépendantes de l’argent d’un homme. Il y a certes de grands avantages, par exemple pouvoir éduquer – sereinement – un ou des enfants, préparer les repas, faire le ménage, bref, s’occuper de tout. Ce modèle est révolu, non pas parce qu’il n’a plus ses raisons d’être; les hommes modernes évoluent et s’engagent pour de nouvelles valeurs.

S’en remettre à l’autorité de l’autre engendre des résistances et des angoisses archaïques

Pour avoir longtemps travaillé dans les entreprises, j’ai vu de nombreuses femmes donner trop de pouvoir aux employeurs. De nombreux hommes, jusqu’à un âge avancé, donnent encore la préférence aux jeunes femmes. En psychanalyse, ce comportement serait dirigé par la détermination à vivre avec une femme capable d’enfanter. Les femmes plus âgées sont, à leurs yeux, peu rentables au sens large du terme. Ce conditionnement fait que même les jeunes filles s’expriment avec crainte, ou au contraire avec une verve démesurée, par compensation, sur leurs savoirs et leur savoir-faire. Devant cet effacement, je refuse cependant le terme savoir se vendre“ car il implique une forme de manipulation psychique. Dans leur entourage, les femmes engagées sont souvent peu soutenues dans leur vision du monde professionnel. Au centre de la critique, elles se sentent isolées dans l’image qu’elles transmettent. Les critiques fusent comme des sanctions: « Tu es carriériste », « Tu négliges ta famille », « Tu fais peur aux hommes », « C’est la raison pour laquelle tu ne trouves pas de mari (d’enfant).

L’image d’une société dans laquelle une femme ne met plus la famille au centre de ses préoccupations réveille une peur archaïque existentielle. L’homme était seul responsable pour la survie économique de sa famille et la femme seule responsable de l’éducation de ses enfants et la survie de ses proches. Si cette représentation semble vieillotte, l’inconscient poursuit son travail cérébral basé sur ce qui est connu depuis des siècles. Raison pour laquelle les femmes n’obtiennent pas gain de cause. Non seulement le regard valorisant de la famille est en mutation, mais tous les mécanismes qui s’ensuivent dans la société. Ainsi, le choix des formes d’individuation poussent à bout chacun et chacune d’entre nous. Renforcer son autonomie renforce l’individualité. Celle-ci a pour mission de devenir collective.

L’égalité des salaires est liée à une dimension immense dans de nombreux domaines

L’analyse approfondie de l’évolution de la défense de notre pays en situation de grands conflits s’impose. Les hommes, et quelques femmes, s’investissent dans le militaire et la cyberdéfense. Il est urgent de trouver des compromis de types créatifs et transparents dans ces secteurs, mais également dans la poussée capitaliste des entreprises et leurs ramifications dans la formation professionnelle. Cet aspect est totalement mis à l’écart bien que l’égalité des salaires et la transformation de la communication verbale s’y rapportant soient liées à une réforme des mœurs, à de nouveaux projets performants, de nouvelles fonctions et de nouveaux rôles. Les femmes prenant la relève dans des infrastructures variées dans différents domaines, elles endossent des activités gratuites ou mal rémunérées alors que le salaire égalitaire renforce leur désir de donner. Il faudrait se demander également comment va évoluer l’assistance des femmes auprès d’un proche. Bataille immense et sans issue ? Non, de nombreux hommes s’engagent dans le bénévolat, ne l’oublions pas. Mais, la source des problèmes provient encore des jugements de valeur qui n’ont plus leur raison d’être avec la réalité d’aujourd’hui. Créer de nouveaux concepts et de nouveaux modèles de financement, ou de reconnaissance, semblent la meilleure option/solution pour régler les inégalités de salaire.

La dépendance face aux nouvelles technologiques prend trop de place dans la gestion d’entreprise. Elle étouffe l’égalité des salaires

La volonté politique est mise à rude épreuve. Les débats s’enlisent. Continuer à exiger l’égalité des salaires dans les entreprises, c’est porter un regard romantique sur la transformation « entrepreneuriale ». Leur mission, difficile à assumer lorsqu’il s’agit de créer des prestations, fournir des produits et en même temps répondre de manière satisfaisante aux inégalités des salaires, de financer la formation des employés et les congés de paternité tout en soutenant le travail à temps partiel se fera de plus en plus en coopération avec différents partenaires.

Dans les entreprises, ce questionnement et son application opérative ne représentent pas uniquement un thème économique. Bien que la création d’un nouveau modèle sur l’égalité salariale risque, dans un premier temps, de réduire de manière drastique le chiffre d’affaires, à long terme, la dépendance des entreprises face aux nouvelles technologiques est plus onéreuse que l’égalité salariale dont on connaît le fondement moral et économique. Les bénéfices servent à mieux équilibrer les discriminations, et non seulement à investir dans de nouveaux produits. Certaines entreprises l’ont compris depuis longtemps.

Parallèlement, l’employé et l’employée sera encouragée individuellement à s’engager de manière consciente dans son développement professionnel et personnel, même de manière autodidactique.

Le secteur militaire est appelé à se réformer socialement: Messieurs, lâchez prise!

Il y a un débat qui me manque, c’est celui de la défense de notre pays en situation de grands conflits: si les hommes s’investissent dans le service militaire, y compris la cyberdéfense, il est capital que les femmes puissent prendre la relève dans de nombreux domaines professionnels et personnels en cas de catastrophe. Le salaire égalitaire renforce la motivation non seulement des femmes mais aussi des hommes, qui au fond, sont très conscients de la problématique. Si le domaine de la guerre est réservé à une majorité d’hommes, il n’en reste pas moins que ce secteur doit réviser sa manière d’être sur le plan social. Un langage fleuri n’a jamais tué personne, il représente une arme par excellence.

La confiance renforce une communication verbale égalitaire

Les femmes sont appelées à s’exprimer de manière solidaire entre elles car la concurrence „féminine“ fait rage et leurs peurs bien réelles ! Elles ont beaucoup de peine à accepter le succès des autres femmes. Améliorer sa manière de s’exprimer verbalement, c’est ouvrir la porte à une nouvelle vision identitaire, à l’égalité entre hommes et femmes, c’est refuser le gaspillage mental face aux autres langues. Cette vision permet d’aller dans le bon sens, de se rapprocher de maints domaines inexplorés avec un nouveau dynamisme.

Dans une nouvelle compréhension du monde économique, la didactique des langues et le leadership interculturel y trouvent leur place

L’information sur les discriminalités fait partie d’un marché juste et sain. L’égalité salariale touche également les approches éducatives ainsi que la formation continue au sein des entreprises, mais peu de dirigigeants s’intéressent au leadership interculturel. Dans ce contexte, la formation n’appartient pas seulement, tout comme la recherche, au monde scientifique et universitaire. Le langage et l’interdisciplinarité représentent une science perpétuellement en mouvement. Il s’agit de mettre en lien

  • différents systèmes de pensées,
  • les thèmes qui en découlent et de
  • vouloir comprendre les différences,
  • les transformer dans un objectif de nouveauté,
  • de les discuter avec des acteurs différents provenant de tous les milieux professionnels et
  • créer de nouvelles coopérations tout en respectant l‚éthique déontologique de chacune d’entre elles.
     

Tout est à refaire, le résultat est là !

APPRENDRE UNE LANGUE AVEC ENTHOUSIASME ET CONVICTION

Dans la didactique des langues, la formation continue et la communication interpersonnelle, le processus créateur implique les capacités et les savoir-faire suivants:

Visualiser les objectifs

  • Écouter sa voix intérieure
  • Supporter le doute
  • Accepter la difficulté
  • Croire en l’impossible
  • Vaincre la peur de faire des fautes
  • Être prêt à prendre du recul

«Il faut toujours un coup de folie pour bâtir un destin». Youcenar
«Wo Aufmerksamkeit ist, da geschieht Lernen».  Tim Gallwey

Prendre du recul

  • Chercher la solitude
  • Supporter la tranquillité
  • Se centrer
  • Se valoriser
  • Ne pas vouloir plaire à tout le monde
  • Être prêt à la réflexion du « devenir »

«La vie doit être une éducation incessante; il faut tout apprendre, depuis parler jusqu’à mourir». Gustave Flaubert – Correspondance
«Und jedem Anfang wohnt ein Zauber inne …» Hermann Hesse

Réfléchir au «devenir»

  • Observer et comprendre les faits pratiques
  • Évaluer ses compétences
  • Sélectionner ses modèles de références
  • Définir les ressources à disposition
  • Refuser la passivité et l’oisiveté
  • Être prêt à sortir de son cadre de référence

«Deviens celui que tu es. Fais ce que toi seul peux faire». Nietzsche
«Lebe so, dass du sagen kannst: Die Vergangenheit ist Geschichte, die Zukunft ist ein Geheimnis, doch dieser Augenblick ist ein Geschenk». alte indische Weisheit

Sortir de son cadre de référence

  • Agir de manière autonome
  • Agir courageusement
  • Refuser les alibis
  • Ne pas se perdre dans les comparaisons
  • Accepter d’être différent
  • Sortir du rôle de victime
  • Être prêt à fixer des objectifs ambitieux et les appliquer

«Il n’est pas indispensable de garder toujours le même point de vue; personne ne peut nous empêcher de devenir plus intelligent». Konrad Adenauer
«Um an den Ort zu gelangen wohin du möchtest, mußt du den Ort verlassen wo du gerade bist». Antoinette Vonlanthen

Fixer des objectifs ambitieux

  • Faire face aux résistances
  • Faire face aux déceptions
  • Créer de nouveaux rapports humains
  • Affronter la peur
  • Se protéger contre les distractions et les tentations
  • Planifier et organiser
  • Être prêt à découvrir la nouveauté

«Mieux vaut tomber de très haut que de voler comme un moineau». Dimitri T. Analis
«Das Beste was du für dich selbst und für die ganze Welt tun kannst, ist, das Beste aus dir selbst zu machen». Rudolf Steiner

Découvrir la nouveauté

  • Se libérer du connu
  • Se confronter aux approches créatives
  • Croire en son imagination
  • Se faire confiance
  • Accepter ses erreurs
  • Être prêt à expérimenter

«La vie doit être une éducation incessante; il faut tout apprendre, depuis parler jusqu’à mourir». Gustave Flaubert – Correspondance
«Die Gedanken, die wir uns auswählen, sind die Werkzeuge, mit denen wir die Lein Die Gedanken, die wir uns auswählen, sind die Werkzeuge, mit denen wir die Leinwand unseres Lebens anmalen». Louise L. Hay

Expérimenter son potentiel

  • Renoncer à la médiocrité
  • Faire fructifier son savoir
  • Accepter sa peur
  • Recommencer
  • Se dépasser
  • Développer sa volonté
  • Être prêt à persévérer

«Exposez-vous à vos peurs les plus profondes ; après cela, la peur ne pourra plus vous atteindre». Jim Morrison
«Das Außerordentliche geschieht nicht auf glattem gewöhnlichem Wege».  Goethe

Persévérer

  • Se fixer une ou plusieurs lignes directrices
  • Revoir ce qui donne du sens
  • Intégrer les connaissances acquises dans sa propre expérience
  • Refuser et éviter l’arrogance, l’ignorance, la malhonnêteté, la méchanceté, la médiocrité, l’hypocrisie, la manipulation visant la déstabilisation
  • Savoir se reposer et bien se nourrir
  • Être prêt à se positionner

 «Les deux secrets d’un succès: la qualité et la création». Bocuse
«Die Welt wird nicht bedroht von den Menschen, die böse sind sondern von denen, die das Böse zulassen». Einstein

Se positionner face à des conditions d’incertitude

  • Affronter ouvertement le ou les conflits
  • Analyser et essayer de comprendre 
  • Transformer les difficultés constructivement
  • Réfléchir aux retombées
  • Mesurer les risques
  • Prendre des décisions
  • Compter sur ses amis et discuter avec eux
  • Être prêt à mettre en valeur ses talents

«L’harmonie naît du choix des risques. La liberté ce n’est pas faire n’importe quoi mais choisir ses contraintes». Joël de Rosnay
 «Wenn man zwei oder drei Menschen hat, aber was sage ich denn, wenn man nur einen einzigen Menschen hat, dem gegenüber man schwach, armselig und zerknirscht sein darf und der einem dafür nicht wehe tut, dann ist man reich».  Milena Jesenskà

Mettre en valeur ses talents

  • Exercer sa passion pour le plaisir et non pour l’argent
  • Entretenir sa curiosité
  • Être capable de se détacher de toute chose
  • Oser entrer en contact avec des personnalités connues
  • Défendre ses convictions
  • S’exposer
  • Publier
  • Être prêt à miser sur le succès tout en pouvant accepter l’échec

«L’imagination est plus importante que la connaissance car la connaissance est limitée».
«Phantasie ist wichtiger als Wissen, denn Wissen ist begrenzt». Einstein

Miser sur le bien-être

  • Accepter la reconnaissance du public
  • Ne pas succomber devant l’admiration des autres
  • Savoir apprécier d’être «unique»
  • Rester modeste
  • Être conscient que rien n’est acquis définitivement
  • Remercier à tous les compliments reçus
  • Saisir la chance du succès pour créer de nouvelles relations, de nouveaux objectifs

«Mon point fort, si j’en ai un, c’est la performance. J’en fais toujours plus que ce que je dis.  Je produis toujours plus que ce que je promets». Richard Nixon
«Eine Erfolgsformel kann ich dir nicht geben; aber ich kann dir sagen, was zum Misserfolg führt: der Versuch jedem gerecht zu werden». Herbert Bayard Swope

 

© Texte: Antoinette Vonlanthen, 2018

Viele Deutschschweizer lernen und sprechen ungern französisch. Woher rührt dieses Unwohlsein?

Hochdeutsch ist bloss ein Werkzeug

Es gibt viele Gründe wieso Französisch unbeliebt ist. Ursprünglich ist ja das neu geborene Kind mit der Mutter eng verbunden, von ihrer Anwesenheit abhängig. Das Kind erkennt unter anderem seine Mutter an den Klang ihrer Stimme. Eine liebliche Umgebung, in der angenehm gesprochen oder sogar gesungen wird, gibt dem Kind Geborgenheit. Das Eintreten in der Schule ändert das Sprachverhalten, es gelten andere Kommunikationskodexe. Jeden kleinsten Schritt der Ablösung des Kindes zu seiner Familie bedeutet auch sich eine neue Sprache aneignen. In der Schweiz lernen die meisten Kinder zwei Sprachen. Die Muttersprache als Dialekt, dann Hochdeutsch in der Schule. Diese Zweitsprache scheint mir wie ein Konstrukt mit dem sich das Kind nicht identifizieren kann. Hochdeutsch ist bloss ein Werkzeug. Immerhin muss die Sprache gelernt werden und nicht richtig erlebt werden. Psychologisch gesehen ist das Erlernen der Hochdeutsche Sprache ein emotionaler Schnitt der nicht mehr rückgängig gemacht werden kann. Das gelernte wird selten im Alltag integriert. Dann kommt in der Schule den Moment wo Französisch gelernt wird. Eine zusätzliche mentale und emotionale Belastung. Beim auswendig lernen geht einen die Lust definitiv weg. Was sollen derart Konstrukte wenn sie emotional nicht im Alltag eingebunden sind? Das Kind reagiert natürlich wenn es mit der französischen Sprache Mühe empfindet, sich nicht zu Recht findet.

Wie wird in der Familie gesprochen?

Viele Elemente kommen hinzu: die Art der menschliche Beziehungen in der eigene Familie, im Freundeskreis, in der Schule. Gibt es Zwänge, Autoritätsprobleme, Gewalt? Wie gehen Frauen und Männer miteinander um und wie sprechen sie miteinander?

Wird das Kind in seiner Spontaneität gefördert? Manchmal hängt es mit einem Unwohlsein in der eigenen Muttersprache zusammen. All diese Faktoren beeinflussen das Sprachverhalten. Der Gebrauch jeder Sprache wirft einen auf existenzielle Fragen zurück: Werde ich verstanden mit meiner Sprache und meiner Art? Kommt das, was ich sage, an? Die Sprache ist immer sehr eng an die Person geknüpft, entsprechend ist der Sprachgebrauch eng verbunden mit existenziellen Ängsten, vor allem mit der Angst, abgelehnt zu werden. Wer sich in seiner Haut nicht wohl fühlt, wird sich kaum in (s)einer Sprache wohl fühlen.

Spielt der Aspekt, in welchem Kontext eine Sprache erlernt wurde, eine wichtige Rolle?

Und wie! Das ist ein weiterer Grund, weshalb viele Deutschschweizer sich schwer tun mit Französisch. Für viele ist diese Sprache mit negativen Schulerlebnissen verknüpft. Wenn jemand das Französische nicht mit Landschaften, mit Gesehenem und Gehörtem, verbinden kann, bleibt es tote Materie. Dem zufolge wirkt Französisch wie eine befohlene Sprache. Für etwas Natürliches wie der sprachliche Ausdruck ist dies eben eine hohe Hypothek. „Man hat nie den gleichen Zugang zu einer Fremdsprache wie zu seiner Muttersprache.“

Selbstbewusste Lehrkräfte sind gefragt

Umso wichtiger ist es, dass Lehrkräfte sich ihrer Sprachbiographie bewusst werden. Können sie ihren Erfahrungsschatz in den Unterricht einbringen und dem Kind früh die Möglichkeit geben, sich mit dem neu erworbenen Wortschatz auseinanderzusetzen, miteinander auszutauschen, Beziehungen zu knüpfen, um dann persönliche oder berufliche Projekte umsetzen zu können, die ihnen wichtig sind, dann ist es eher möglich das die französische Sprache als ein lohnendes Miteinander bewirkt.

Wenn Kaderleute Französisch lernen wollen

kommen sie mit klaren Vorstellungen. Sie wollen nicht „zu Hause sein“ in der Sprache und nicht lernen Beziehungen knüpfen, sondern gute Vorträge halten und souverän Sitzungen leiten können.

Im Vordergrund steht die Frage „Was habe ich zu sagen?“.  Während man in der Muttersprache mit vielen Worten von ihr ablenken kann, ist es in einer Fremdsprache unentbehrlich, dass man das Ziel und die Kernaussage klar vor Augen hat. Oft werden sich die Lernenden durch die Auseinandersetzung mit der Fremdsprache bewusster, was sie eigentlich sagen wollen. Darüber hinaus verhilft einem das Erlernen einer Fremdsprache zu einem tieferen Verständnis der Muttersprache und des eigenen Sprachgebrauchs.

Persönliche Entwicklung

Nur wer die Sprache nicht auf Wortschatz und Grammatik allein reduziert, sondern sie darüber hinaus als Ausdruck der Kultur, der Traditionen und Gewohnheiten einer Bevölkerung versteht, wird befähigt in einen echten Austausch mit den Menschen zu treten. Deshalb ist es wichtig, aus welchem Bewusstsein heraus ein Gespräch geführt wird. Dessen Charakter wird nicht allein dadurch bestimmt, am richtigen Ort das Richtige zu sagen.

Der Inhalt eines Meinungsaustausches – was ein Gespräch idealerweise sein sollte – wird in der persönlichen Begegnung und Auseinandersetzung mit seinem Gegenüber aus der Situation heraus bestimmt. Wir alle wissen, dass eine Gesprächssituation davon abhängt, wie etwas gesagt wird. Um den geeigneten Ausdruck der Sprache zu treffen, genügt es deshalb nicht, fremde Vokabeln auswendig zu lernen. Vielmehr sollte man bemüht sein, sich in die neue Sprache hineinzudenken und zu fühlen. Voraussetzung dafür ist die Bereitschaft, die alte und bequeme Art des Sprechens in der Muttersprache  aufzugeben. Dies ist nicht einfach und verlangt viel Zeit und Geduld. Wer sich eine neue Sprache erfolgreich aneignen will, wird sein Verhalten zwangsläufig ändern müssen, legt gleichzeitig aber den Grundstein dafür, sich selber weiter zu entwickeln.

Ganzheitliche Kommunikationsmethode: Französisch lernen, wie wenn Sie zweisprachig aufwachsen würden.

Die Französischkurse werden Im Institut de Langue Française et d’Expression in der Zielsprache (Französisch Immersion) durchgeführt. Bei Bedarf können Wörter oder kurze Erklärungen auf Deutsch (Code-Switching) genutzt werden. Der Sprachwechsel findet in einem begrenzten Rahmen statt und unterstützt die Argumentation beim Transfer der Aussage auf Französisch.
Dieses Training fördert damit die Genauigkeit der Aussage in beiden Sprachen sowie Ihr Gedächtnis und Ihre Konzentrationsfähigkeit.

Sprache und menschliche Beziehung in einem

Die Sprachcoachings können zu hochprofessionellen Projekten sowie auch zu neuen Lernkonzepten führen, wie z. B. das Fach Französisch in Privatkursen vertiefen. Die Coachings eignen sich besonders für den medizinischen Bereich, für die Kommunikation zwischen Arzt und Patient, Mitarbeitergespräche, Gespräche zwischen Lehrer und Schüler sowie internationale, politische oder wirtschaftliche Gespräche.

Aussergewöhnlich, natürlich und professionell
Die Balance zwischen Zweisprachigkeit, intensiver inhaltlicher Arbeit und selbst organisiertem Lernen, personen- und kommunikationsorientierter Sprachbildung, macht das Institut de Langue Française et d‘Expression seit über 25 Jahren zu der bedeutendsten und modernsten Privatschule in der Schweiz.

 

 

 

Entre gens cultivés

Les bonnes manières, je les ai apprises par cœur. Elles m’ont accompagnée dans mon enfance, ma jeunesse, ma vie d’adulte: à table, manger sans laisser tomber la tête dans l’assiette, ne pas couper la salade avec le couteau, ne pas poser les coudes sur la table, ne pas terminer l’assiette en passant le pain comme une éponge dans la sauce, même si c’est excellent. J’ai aussi appris qu’il fallait nettoyer la bouche avec la serviette avant de porter le verre à la bouche. Qu’ai-je appris encore? Que lorsque je faisais une erreur, je devais me faire excuser, qu’il ne fallait pas interrompre un dialogue, être serviable, que savoir écouter était une qualité, voire une compétence, que de se laver les dents après les repas, porter des habits propres, apporter une fleur ou un autre présent à une personne malade, dire merci, étaient des signes du respect de soi favorisant le respect des autres.

À l’adolescence, en observant les adultes, j’ai vite déchanté. Les bonnes leçons, je les avais appliquées à la lettre sans que la plupart de mes « maîtres » mettent en place leur théorie. Je ne me considérais pas pour autant soumise ou dépendante des autres. Plus tard, dans le monde des « grands », universitaires ou managers, simples employés ou sans emploi, j’ai côtoyé, mais pas seulement, un univers composé d’adultes arbitraires et sans éducation. Curieusement, ils étaient socialement intégrés, jouaient un rôle maîtrisé dans un système flou. Croyant être capable de comprendre l’essentiel et de résister aux scènes les plus brutales et les plus burlesques, j’ai passé plus d’un tiers de ma vie à tenter l’impossible: comprendre l’ignorance, la mienne et celle des autres, comprendre les vérités, apprendre à me connaître en vue de réaliser mon potentiel créatif.

Les personnes fines et généreuses, au-delà des divergences culturelles et de leurs traditions, m’ont enseigné les rouages de la vie quotidienne, transmis leurs savoirs, partagé leur savoir-faire et savoir être sans arrière-pensée, sans idéologie. Encore aujourd’hui, elles parlent de leurs échecs et de ce qui les fait grandir. La confiance et la conviction étant la base de la relation, ces valeurs sont devenues une évidence sans qu’il faille s’efforcer à être positif ou efficace.

Qu’ils soient collègues de travail, membres de la famille ou amis, les gens bienveillants s’apppuient sur leur expérience personnelle. Ils vous téléphonent la nuit pour vous partager une idée ou un concept, vous offrent une promenade en vélo, voiture ou autocar et connaissent la colline de vos rêves, évitent de consulter la montre ou le portable en votre compagnie, répondent à vos questions de manière individuelle, entrent dignement en contact avec vous, maîtrisent la distance et la proximité, sans craindre l’après d’une interaction chaleureuse, ne se grattant pas le cuir chevelu ou passant des nuits blanches à réfléchir à la distinction entre rencontre personnelle ou professionnelle. Jamais, une personne cultivée vous rappellera qu’elle a déjà été là pour vous et que son temps est limité. Dans ce contexte, la transgression n’existe pas. Elle est un mouvement perpétuel de construction et de développement dans lequel le langage représente un tissu relationnel.

Lorsque dans un cercle ou un établissement, au milieu de beaux parleurs, quels que soient leur statut et leur provenance, lorsque ni le dialogue, ni l’âme et la parole ne trouvent leur place, où le silence – ou le bruit – devient à lui seul ordinaire, je me sens soulagée en disant à haute voix :

« C’est le bordel ». Une manière personnelle de redonner un peu de lumière, de me laisser guider par elle. Une familiarité facile pour ne pas me laisser tenter par la face obscure de la force qui gouverne notre monde. Car, entre gens cultivés, nous comprenons le langage des êtres vivants: il ouvre des portes sur de nouveaux horizons.

Ce privilège, je dirais même cet art de vivre, je le souhaite à chacun et à chacune d’entre vous pour l’Année 2018 !

 

Apprendre le français, un enjeu social – Interactions et conduites relationnelles

L’art du dialogue et du contact. Les francophones sont champions de l’émotion maîtrisée!

Qui ne connaît pas la séparation, malsaine à mon avis, entre comportement «professionnel» ou «privé»? À notre époque, cette distinction est obsolète et n’entre plus dans la logique d’une carrière réussie. L’intégrité d’une personnalité se reflète dans une conduite irréprochable, un fil rouge, qu’elle soit professionnelle ou privée.

Trop souvent, l’amabilité est confondue avec la familiarité, une forme de relation intime à la bonne franquette mais peu professionnelle et inefficace. La générosité, la faculté d’empathie, d’écoute et de compréhension sont confondues avec de la faiblesse. L’art d’être bon, au contraire, est le résultat d’un long processus de développement personnel, la maîtrise d’une bonne estime de soi, d’intellect mêlé à l’expérience et à l’émotion.

La langue française, fondée sur l’empathie et l’authenticité, réserve un charme auquel personne ne reste indifférent. S’exprimer verbalement de manière précise et aimable, avec une intention sincère, détend une situation. Un sourire, accompagné d’un regard bienveillant crée une proximité avec la personne en face de soi et facilite la bonne humeur.

La fausse gentillesse se reconnaît à travers une voix trop haute, roucoulante ou cassante, reflet d’une dissonance émotionnelle basée sur une structure de conditionnement éducatif figé, laissant peu de place à la spontanéité. Une gentillesse masquée peut provenir de souffrances mal vécues et de conflits non résolus.

Exprimer la sympathie et pratiquer des gestes aimables renforcent le système immunitaire et favorisent largement l’apprentissage d’une seconde langue ou d’une langue étrangère. Dans ce cas, l’interaction relationnelle prend le pas sur le vocabulaire, une énergie contagieuse facilitant la mémorisation. Soyez concis, courtois et pertinents, vous apprendrez rapidement le français et rencontrerez des personnalités intéressantes !

Le secteur hospitalier est directement touché par l’apprentissage des langues et la performance de l’amabilité, enjeu essentiel pour son avenir

S’inspirer du français pour développer de nouvelles compétences linguistiques et sociales dans un milieu germanophone, une nouvelle stratégie pour les organisations apprenantes: la satisfaction du patient est le résultat d’une performance globale et multidimensionnelle. Une communication efficace se mesure dans la disponibilité du personnel à faire face à des situations complexes, dans l’utilisation optimale des ressources comme les données digitales, la stratégie à adopter pour gagner en visibilité tout en tenant compte de la protection de la personne, dans la qualité de services appropriés: une communication maîtrisée à tous les échelons de la hiérarchie et non seulement à travers un contrôle de la qualité et de la sécurité visant la réduction des coûts. La gentillesse, voire le dévouement, est liée à la connaissance et au savoir-faire et au savoir-être.

Apprendre le français au niveau intermédiaire: chacun peut y accéder de manière naturelle

En Suisse, la majorité des adultes a appris le français à l’école mais nombreux d’entre eux ne savent pas l’utiliser en contexte, sauf les personnes ayant été scolarisées dans les régions bilingues français-allemand. Ainsi, à l’hôpital de l’Ile à Berne, le personnel soignant parle couramment au moins deux langues: l’allemand et le français, tandis qu’en province, l’utilisation des langues dans le milieu hospitalier est quasi nulle. Utiliser l’anglais dans un contexte professionnel social-médical laisse prévoir beaucoup de malentendus, d’erreurs et de complications. Dans les secteurs économiques, bien des dirigeants et des cadres ne savent pas s’exprimer en français ou très mal, raison pour laquelle les enseignants de langue et les formateurs ont intérêts, eux aussi, à maîtriser la langue allemande. Cette compétence facilite la compréhension pour les thèmes interculturels, psycholinguistiques mais également économiques et politiques.

Voici quelques réflexions pour faciliter le passage de la langue allemande à la langue française: développez une vision sur la manière dont vous aimeriez que les autres communiquent avec vous et expérimentez dans la pratique. Attirez l’attention sur vous en faisant de même envers autrui. Aimeriez-vous être invité par une organisation? Proposez vous-même de lui rendre visite ou invitez la personne responsable pour un dîner d’affaires.

  • Ayez toujours un journal, une revue, un livre en français près de vous pour y lire quelques lignes.
  • Créez des contacts avec des francophones et offrez de vraies valeurs humaines en invitant une ou des personnes.
  • Refusez les comportements douteux, la communication nébuleuse, exigez la clarté et ayez le courage de formuler clairement.
  • Ne mettez pas en pratique d’anciennes constructions de mots apprises par cœur si le contexte est inapproprié. Elles ne servent strictement à rien.
  • Si vous êtes hostile à l’égard de quelqu’un, l’animosité et l’antipathie, la violence et l’agressivité ne sont pas un terrain fertile pour créer de bons arguments, des objectifs, des concepts.
  • Construisez vos arguments sur la base de faits réels et intégrez-y l’innovation ainsi qu’une stratégie transparente.
  • Lors d’un entretien, lors de la lecture d’une lettre, d’un manuscrit, si vous n’êtes pas sûr de bien avoir compris, posez des questions, par écrit, par téléphone, par e-mail. Reformulez, confirmez, demandez-une confirmation. Ne pas interpréter soi-même un état nébuleux.
  • Écoutez, cherchez à comprendre, analysez, agissez.
  • Faites preuve de bienveillance: soyez généreux, offrez des «mots», un comportement constructif, mais également des cadeaux non-verbaux (certaines personnes n’ont encore jamais offert des fleurs à une personne!). Offrez et recevez sans arrière-pensée.

Voici quelques formules de remerciements. Elles peuvent être utilisées à l’écrit comme à l’oral:

  • Je vous remercie.
  • Je suis très reconnaissant, merci.
  • Merci pour votre soutien.
    … pour votre patience.
    … pour vos bons arguments.
    … pour votre disponibilité.
    … je vous remercie de votre amabilité.
    … de votre engagement.
    … de vos bonnes paroles.
    … de votre gentillesse.
    … de votre excellente idée.
    … de votre confiance.

→   N’attendez pas de l’autre qu’il vous donne ce dont vous êtes vous-même incapable d’offrir.

Les compétences communicatives, un facteur (inter-)culturel et psychologique déterminant pour notre santé

Faire des compliments c’est aussi, bien sûr, s’intéresser à la personne, à l’objet, à l’appartement, au bureau, à la profession, ou à un autre thème. Pourquoi un psychologue ou un médecin ne devrait-il pas remercier la clientèle de la confiance qu’il lui témoigne? Le monde professionnel serait-il en train de devenir uniquement un champ de relations narcissiques ?

Encore de nos jours, le statut universitaire définit avant tout l’intelligence rationnelle. Les personnes appartenant à une catégorie intellectuelle ou à une hiérarchie supérieure sont considérées comme peu efficaces si elles se définissent à travers la gentillesse. Autrefois, la courtoisie était attendue des employés envers leurs supérieurs, tel un ordre infantilisant. En politique, la dureté et la froideur font plutôt bon ménage. Cette époque est révolue. La superficialité des nouvelles technologiques exigent de nouveaux comportements dirigés vers plus d’humanité et de chaleur. Le mot «empathie» a remplacé la gentillesse, la bonté est devenue «professionnelle». Même si le vocabulaire entre adultes est controversé, le sentiment pour lequel nous nous investissons est le même: une forme d’amour et de chaleur partagée dans la communication verbale.

Dites à une personne comme c’est agréable de travailler avec elle, comme elle vous rend la vie agréable (en donnant des arguments clairs). Prenez l’habitude de formuler des compliments sincères:

  • J’ai apprécié votre manière de négocier (d’établir cette liste, etc.)
  • J’apprécie votre manière insouciante de communiquer, etc.
  • Vous êtes une personne bien agréable.
  • Je suis content de discuter de cela (de ça) avec vous.
  • Vous avez fait du beau travail.
  • Vous avez fait du bon travail.

 Comment dire?

Répondre à quelqu’un qui vous a dit ou écrit quelque chose de très agréable

  • Les aimables paroles que vous venez de m’adresser, Monsieur Martin, m’ont beaucoup touché et je vous en remercie vivement (par écrit).
  • Les aimables paroles que vous venez d’exprimer, Madame Martin, me touchent beaucoup et je vous en remercie sincèrement (oral, interaction directe).
  • Les gentilles paroles que vous exprimez, Monsieur Martin, me touchent beaucoup (oral, interaction directe).
  • Je vous remercie de vos aimables paroles («pour» est également correct mais un peu plus familier, c’est un germanisme: ich danke Ihnen für…)

Proposer, accepter ou refuser une invitation personnelle ou professionnelle

  • Tu es libre?
  • Tu serais libre?
  • Vous êtes libre?
  • Vous seriez libres, disponibles?
  • Je peux vous inviter au restaurant?
  • Vous avez quelque chose de prévu?
  • Vous n’avez rien de prévu?
  • Vous avez quelque chose de prévu ce soir? Vous avez quelque chose de prévu jeudi prochain?
  • Tu as quelque chose de prévu?
  • Ça te dirait de venir?
  • Ça vous dirait de venir chez moi (chez nous)?
  • Ça vous dirait de dîner à la maison?
  • J’aimerais vous inviter au restaurant, vous êtes libre?
  • J’aimerais vous inviter au restaurant, vous acceptez de venir?

 Accepter ou refuser

  • Oui, volontiers! Désolé(e), je suis pris(e).
  • Oui, ça me ferait très plaisir. C’est dommage, je ne suis pas libre.
  • Oui, je veux bien. J’aimerais bien, mais je ne peux pas!
  • Oui, avec plaisir! Ce serait bien.
  • Oui, super! Génial (fam.) Cette semaine, ça me paraît difficile.
  • Samedi, ça devrait aller. Ça va être difficile. (Impossible!)

 Annuler ou remettre une invitation

  • Je vais être obligé(e) d’annuler notre rendez-vous-vous, je suis désolé(e)!
  • Je suis obligé(e) de repousser/reporter/remettre notre rendez-vous.
  • Je suis désolé(e), j’ai un empêchement.
  • Est-ce que nous pouvons remettre notre dîner à la semaine prochaine?
  • Malheureusement, je ne vais pouvoir venir, je suis vraiment désolé(e)!

Féliciter

  • Félicitations !
  • Toutes mes félicitations! Toutes nos félicitations!
  • Je te félicite! Je vous félicite!
  • Tu l’as bien mérité! Vous l’avez bien mérité!
  • Je suis fier (fière) de toi! Je suis fier (fière) de vous!
  • Nous sommes très contents pour toi / pour vous!
  • Je suis vraiment heureux(se) pour toi / pour vous!
  • On va arroser ça (fam.) On va fêter ça! (fam.)

Répondre à quelqu’un qui vous a dit ou écrit quelque chose de désagréable

Positionnez-vous selon l’importance du contact: questionnez, montrez votre déception, ou ignorez et laissez tomber.

  • Vos paroles sont injustifiées, pouvons-nous en discuter? (écrit et oral)
  • Le ton de votre critique nous a déplu (écrit et oral)
  • Les propos que vous avez tenus au sujet de… sont inacceptables et je tiens à vous exprimer ma déception (par écrit).
  • Les propos que vous tenez dans votre lettre du 31 mars sont désobligeants. Nous vous prions de clarifier vos propos (écrit).
  • Votre manière de vous exprimer me déçoit (oral).
  • Je refuse votre manière de vous exprimer, Madame Martin (oral, interaction directe).
  • Vos mots, Monsieur Martin, me blessent. (oral, interaction directe)
  • Je suis déçu(e) de vos paroles désagréables.
  • Je me sens mal traité(e) par vos paroles.

Accéder à une meilleure connaissance de soi clarifie le style de communication et facilite l’acquisition d’une langue

La fidélité à soi-même, c’est ce refuge, cette liberté que je me donne et pour laquelle je m’engage afin de répondre à mon besoin de cohérence interne. Lorsque je m’engage vis-à-vis de l’autre, je ne peux pas savoir à l’avance comment elle va se développer, grandir ou végéter.

Nous savons que

  • pour se «centrer», il est essentiel de rester fidèle à soi
  • toute expression ne devient pas communication.
  • toute relation ne se développe pas en attachement.
  • tout échange ne se traduit pas par un engagement.

Clarifier nos images, élucider ses peurs, réapprendre à formuler, se positionner plus clairement dans la rencontre avec autrui, tout cet apprentissage est caractérisé par la volonté de ne plus se laisser définir par l’autre.

 

 

  

Institut de Langue Française et d’Expression ILFE
Antoinette Vonlanthen, novembre 2017

 

Les jardins de Versailles en automne

C’est toujours un lieu sans pareil que les jardins de Versailles; mais il est un instant où ils atteignent une beauté insolite et où ils donnent aux yeux une fête incomparable qui est comme le moment de leur gloire suprême. C’est celui où l’automne, prince de l’année, les visite et y promène sa mélancolie sous sa couronne de feuilles d’or. À Versailles, l’automne est souverain; son sceptre y crée une féerie. Pour le recevoir, les arbres se teintent des plus riches et des plus somptueuses couleurs, se dorent, s’empourprent de feuillages fastueux, jonchent les allées et les bassins, emplissent la solitude de l’éclat de leur parure.

Jamais Versailles n’est plus royal qu’en ces jours d’apothéose qui durent peu et qu’il ne faut pas laisser passer sans en aller admirer l’éblouissant brièveté. Comme un feu d’artifice auquel ce prodigieux spectacle ressemble, il n’en reste bientôt plus que des branches noires et dénudées.

Le prestige s’est évanoui, la splendeur s’est éteinte: la semaine des arbres est terminée.

 

 

(Dictée d’un auteur inconnu)

Kraft ist Energie, kein Erfolgsmodell

Sensible Menschen, von denen viele überdurchschnittlich intelligent sind, glauben, dass ihre Intelligenz die breite Masse erreichen müsse und dass alle Kreise sie verstehen sollen. Sie vergeuden viel Zeit mit der Überzeugung von durchschnittlichen Leuten, weil sie ursprünglich ihre Gabe nutzen, ihnen überlegen zu sein.
Das führt zwangsläufig dazu, dass das blosse Streben nach der Befriedigung der eigenen Wünsche in den Hintergrund und der Genuss in den Vordergrund rücken.

Der Mensch braucht Drogen, weil er zur Jugend, zum Geld, zum Erfolg und zur Sexualität verdammt ist. Den Rausch dieses Glücksgefühls will er aufrechterhalten, weil er dem Glauben folgt, auf diese Art könne er den Durchschnittlichen auf Augenhöhe begegnen. Diese beeindrucken mit den vielfältigsten Diplomen und Abschlüssen, weil sie nicht selbst denken können. Begegnet man ihnen, breiten sie zahlreiche Kärtchen mit goldenen Lösungen aus, aus denen man nur die richtigen wählen müsse. Ihre Wortwahl ist aber selten partizipierend, sondern besserwissend.

Echte Kreativität setzt Selbstüberzeugung voraus und nicht die Befriedigung von Bewunderern. Sie löst sich vom Kärtchen-Denken, denn sie will das Neue jeden Moment selbst erfassen. Dieses Kärtchen-Denken gibt es auch in vielen Familien, indem die Eltern die Kreativität ihrer Kinder fördern wollen. Ist ihnen dies gelungen, wollen sie als Zeichen der Dankbarkeit auch ihren Anteil daran haben. Erziehung ist kein Mittel zur eigenen Kapitalressource, sie ist Schöpfung, die nicht an Macht gebunden ist. Sie ist das, was sie ist, ohne Anspruch darauf, dass etwas zurückkommen müsse.

Schöpfung ist Kraft. Kraft verteilt sich immer gerecht. Sie ist weder intellektuell noch emotional. Sie ist Ausgleich für sich und für das Universum.