S’exprimer verbalement est un processus en constante évolution qui nécessite un grand entraînement mental. Il implique la volonté d’écouter, d’observer et de découvrir. Apprendre une nouvelle langue nous met au défi de revoir notre discours dans notre langue maternelle. Nous réalisons soudainement que nous utilisons les habitudes et le vocabulaire de nos ancêtres! De ce point de vue, la nouvelle langue nous semble une trahison, car il nous est impossible de traduire les anciennes habitudes dans la nouvelle langue. Cette honte diffuse entraîne des blocages, des peurs et des inhibitions. Heureusement, dans la plupart des cas, ils sont temporaires et ouvrent la porte au changement.

L’apprentissage d’une langue déclenche un processus qui va bien au-delà de la langue. Il nous place devant de nouvelles situations, perspectives et décisions qui suscitent la peur de la perte de pouvoir et d’influence. Cette résistance au changement peut faire référence au système organisationnel de l’entreprise dans laquelle nous travaillons ou au système familial dans lequel nous vivons. Avec l’information accélérée de ces dernières années, les gens sont fatigués de la multitude de nouveautés qui leur tombe constamment dessus. Nous ne pouvons définir les priorités et faciliter le processus de renouvellement que lorsque nous savons ce dont nous avons besoin et où nous voulons aller. Cela semble facile, en réalité il faut parfois des années pour comprendre pourquoi nous agissons d’une certaine manière.

À partir de là, sur la voie du progrès, la mémoire peut mémoriser de nouveaux mots et les laisser résonner. Dans le même temps, nous pouvons de plus en plus nous exprimer de manière crédible dans différents contextes.