ANTOINETTE VONLANTHEN
Institut de Langue Française et d'Expression ILFE • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 22
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Schlagwort: Communication et management

La méthode holistique dans l’enseignement du français renforce l’image de soi

L’actualité sociale et économique, particulièrement turbulente depuis l’hiver 2020, se révèle quotidiennement une autre et les gens, en conséquence, à la quête de repères fiables. À chaque époque, l‘aspiration à la performance et la qualité ont été réalisées au détriment de la santé des enfants, des jeunes, des adultes et des personnes âgées, de la nature et des animaux. Les racines de cette déformation résident dans les relations de pouvoir inégalitaire du système éducatif, les intérêts divergents dans la formation continue professionnelle, ignorant la réalité sur le marché du travail, dans le comportement consumériste des gens puis, finalement, dans le développement du numérique qui a transformé le système des valeurs.

Mieux comprendre les fameux critères de qualité

L’obligation pour les instituts de formation ou les entreprises de répondre de plus en plus à des critères de qualité alourdit l’appareil administratif. Lors de la pandémie, les concepts du e-learning ont montré à quel point la pratique est complexe lorsque dans les familles les installations technologiques en sont à leurs débuts et qu’aujourd’hui encore, des adultes ne savent pas écrire des courriels. Tôt ou tard, la personne apprenante ou employée dans l’entreprise se sent bernée et a besoin d’un soutien actif loin des écrans afin qu’elle puisse mieux s’organiser. Dans les instituts de formation, comme dans toutes les entreprises ou familles, la révolution technologique produit des coûts élevés non seulement administratifs. De nombreuses personnes œuvrant dans les secteurs concernés sont placées devant des problèmes de santé. L’absentéisme, la dépression, l’alcool, la drogue, les dégâts familiaux et sociaux sont considérables ; la violence et les abus sexuels restent tabous, tout comme les racines du burnout (qui, selon mon analyse, provient d’un ensemble d’interactions manipulatives au niveau du groupe/ relations de pouvoir et fixation sur un „bouc émissaire“). Créer des labels de qualité, c’est séparer l’humain de ses besoins affectifs et l’utiliser comme un produit de marketing.

Les labels de qualité devraient servir à orienter les clients ; sur le terrain la réalité est différente car ces critères ne tiennent ni compte des procédures internes ou externes ni de l’organisation des installations technologies numériques, qui demandent énormément de temps à mettre en place jusqu’à ce qu’elles fonctionnent, ni de la formation des employés à la suite du renouvellement informatique, ni du mécontentement du personnel face à ce travail administratif pesant. Le résultat des critères de qualité repose donc souvent sur des analyses et des constats flous, superficiels et faux. Le consommateur paie les coûts engendrés pour la mise en place des labels et non pour la qualité du produit qui l’intéresse. Cette problématique concerne tous les établissements sous pression du lobby des milieux économiques, qui exploitent des voies d’influence inimaginables pour atteindre leurs objectifs.

Il n’en reste pas moins qu’il est inutile de peindre le diable sur les murs. Les consommateurs sont libres de financer les coûts engendrés pour la mise en place des labels et non pour la qualité du produit qui les intéresse. Aujourd’hui, le consommateur et la consommatrice sont plus critiques, ils se laissent moins manipuler et en fin de compte, ce sont eux qui dirigent le marché.

La qualité au niveau de l’enseignement du français en Suisse

Lorsqu’il s’agit de s’exprimer en français dans les entreprises et dans les milieux de la formation professionnelle de Suisse alémanique, le constat est particulièrement flagrant : les connaissances acquises lors de la scolarité sont insuffisantes. Se vanter de la qualité professionnelle à travers l’implication de la langue anglaise, quelque peu mieux utilisée que le français mais sous un genre cow-boy typique à la Suisse traditionnelle, est un moyen d’affaiblir l’identité individuelle, comme l’estime de soi.

Le plaisir d’apprendre et de comprendre le français facilite le dialogue

Enseigner ou apprendre le français dans un esprit systémique, c’est avant tout relier les connaissances particulières en ensembles cohérents. Ceux-ci renforcent la disposition au changement. Dans ce but, la prise de conscience individuelle permet de mieux cibler sa propre réalité et de gérer de manière « systématique » son savoir, son savoir-faire, son savoir-être (ses besoins et ses intentions).

Bien qu’il n’existe aucune méthode unique pour enseigner ou apprendre une langue, l’Institut de Langue Française et d’Expression a créé une approche visant à ce que tout changement puisse être réalisé à travers les relations des individus entre eux. Pour comprendre la systémique, nous pouvons nous référer à notre éducation. Quelle est notre biographie psycholinguistique ?

Dans l’enfance, nous avons été conditionnés par les différents systèmes dans lesquels nous avons vécu. Dès notre naissance, nous avons été  confrontés à l’un des premiers systèmes de pensée : celui de nos parents, puis ceux que représentent les membres de la famille d’une génération à l’autre, leur manière de s’exprimer (arbitraire, indulgente, égalitaire, différenciée, attentionnée). La variété des codes de communication et les mécanismes socio-cognitifs forment un système propre au groupe. Plus tard, nous sommes impliqués dans le système scolaire, puis professionnel, politique, culturel, artistique, et dans bien d’autres encore. Notre langue maternelle ou nos langues maternelles s’imprègnent donc d’un langage contextuel multiple. Une des caractéristiques est le fait que les composantes interagissent entre elles.

Mettre en lien les compétences facilite la mémorisation

À l’âge adulte, lorsque nous apprenons une nouvelle langue ou que nous voulons rafraîchir les connaissances acquises, la pensée systémique aide à réfléchir à l’ensemble. Cela signifie accorder de l’importance aux relations entre les différents systèmes et entre leurs différentes composantes. La Suisse, avec ses quatre langues nationales et ses multiples dialectes est composée de systèmes complexes en raison des nombreux patois – dialectes – qui existent. Prendre en compte la connaissance de soi, les conditions sociales de l’environnement dans lequel on aimerait parler le français, veut dire comprendre un système dans un contexte global. On peut parler de
« Pensée holistique ». Sur cette base, il est plus facile de poser des objectifs réalistes : qu’ai-je à dire, quelle influence aurai-je à mon tour ?  Cette question prend de l’importance dès qu’une bonne base grammaticale est acquise, accompagnée du vocabulaire nécessaire à l’usage courant.  La communication se développe dans le cadre d’un ou plusieurs systèmes selon les objectifs linguistiques : quelles sont mes expériences en entreprise, en formation continue, et quels effets ont-ils sur ma manière de concevoir la culture dans laquelle j’aimerais me développer ? À partir de cette prise de clarté, que faisons-nous de cette influence dans notre parcours d’adulte ?

Le rêve de la créativité et de l’innovation est une question de résilience

Quiconque a appris à développer l’auto-efficacité, à se redresser dans n’importe quelle situation est capable de résister aux vents contraires. La plupart d’entre nous rêve de sortir du système dans lequel nous avons grandi pour en créer un qui nous est propre ; en réalité la majorité se plaint des résistances au changement. Selon mon expérience en tant que formatrice, le temps consacré aux idées et aux projets se répartit comme suit : 20 % pour la conception et la mise en œuvre du projet ; 80 % pour surmonter les résistances et déjouer les pièges. À condition d’avoir été correctement anticipées les résistances sont pourtant évitables. Apprendre ou perfectionner une langue réactive les systèmes dans lesquels nous avons fait des expériences. Ce processus de prise de conscience nécessite de la flexibilité et de l’espace (appelée « le temps ») afin de vaincre la peur de replonger dans les souvenirs négatifs, de pouvoir rendre l’assimilation de ce qui vient d’être appris dans un nouveau contexte de la vie quotidienne.

Parallèlement à l’enseignement de la langue française, l’Institut de Langue Française et d’Expression propose des outils concrets de pilotage du changement en tenant compte de la sémantique, c’est-à-dire chercher à comprendre les transactions linguistiques d’un système à l’autre comme l’utilisation d’un mot dans un contexte donné ainsi que sa résonance, comment ce mot peut signifier une opposition et analyser le refoulement affectif qu’il implique dans un autre système.

L’organisation du vocabulaire dans le monde du travail conduit à des solutions innovantes.

Maîtriser les outils linguistiques présuppose d’anticiper et promouvoir le changement à travers de multiples disciplines :

  • Sociolinguistique
    Diversité culturelle et identitaire, particularités linguistiques : dialectes (diglossie), argot, jargon, expressions (citations), styles de communication.
  • Linguistique
    Vocabulaire, grammaire et syntaxe, terminologie, phonétique.
  • Psychologie
    Aspects cognitifs de l’apprendre, du savoir être, du savoir-faire, conceptions d’apprentissage des valeurs, utilisation des expériences implicites ; biographie des compétences à travers les souvenirs d’enfance ; connaissances humaines interpersonnelles ; sources de résistance et solutions de résilience.
  • Psychanalyse
    Réflexion sur l’identité individuelle et collective.
  • Créativité
    Expérimentation ; gestion de la nouveauté.
  • Philosophie
    Éthique et bien-être.
  • Management
    Gestion culturelle ; apprentissage et communication organisationnelles en entreprise.

Construire une relation de confiance entre personne formatrice et personne apprenante facilite grandement l’acquisition ou la transmission des compétences linguistiques. Une participation commune permet de prioriser les sujets pertinents, de les analyser, de choisir plusieurs options, d’apprendre à gérer la nouveauté, de la développer et de la consolider.

 Le public concerné

Les cours de français, les séances de communication/développement personnel et de conseil sont destinés à toute personne active dans la vie privée ou œuvrant dans les entreprises : cadres et dirigeants d’entreprises, concepteurs et porteurs de projets, entrepreneurs, consultants et formateurs, responsables en ressources humaines.

S’exprimer avec succès signifie dire l’essentiel au bon endroit au bon moment.

S’exprimer verbalement est un processus en constante évolution qui nécessite un grand entraînement mental. Il implique la volonté d’écouter, d’observer et de découvrir. Apprendre une nouvelle langue nous met au défi de revoir notre discours dans notre langue maternelle. Nous réalisons soudainement que nous utilisons les habitudes et le vocabulaire de nos ancêtres! De ce point de vue, la nouvelle langue nous semble une trahison, car il nous est impossible de traduire les anciennes habitudes dans la nouvelle langue. Cette honte diffuse entraîne des blocages, des peurs et des inhibitions. Heureusement, dans la plupart des cas, ils sont temporaires et ouvrent la porte au changement.

L’apprentissage d’une langue déclenche un processus qui va bien au-delà de la langue. Il nous place devant de nouvelles situations, perspectives et décisions qui suscitent la peur de la perte de pouvoir et d’influence. Cette résistance au changement peut faire référence au système organisationnel de l’entreprise dans laquelle nous travaillons ou au système familial dans lequel nous vivons. Avec l’information accélérée de ces dernières années, les gens sont fatigués de la multitude de nouveautés qui leur tombe constamment dessus. Nous ne pouvons définir les priorités et faciliter le processus de renouvellement que lorsque nous savons ce dont nous avons besoin et où nous voulons aller. Cela semble facile, en réalité il faut parfois des années pour comprendre pourquoi nous agissons d’une certaine manière.

À partir de là, sur la voie du progrès, la mémoire peut mémoriser de nouveaux mots et les laisser résonner. Dans le même temps, nous pouvons de plus en plus nous exprimer de manière crédible dans différents contextes.

APPRENDRE UNE LANGUE AVEC ENTHOUSIASME ET CONVICTION

Dans la didactique des langues, la formation continue et la communication interpersonnelle, le processus créateur implique les capacités et les savoir-faire suivants:

Visualiser les objectifs

  • Écouter sa voix intérieure
  • Supporter le doute
  • Accepter la difficulté
  • Croire en l’impossible
  • Vaincre la peur de faire des fautes
  • Être prêt à prendre du recul

«Il faut toujours un coup de folie pour bâtir un destin». Youcenar
«Wo Aufmerksamkeit ist, da geschieht Lernen».  Tim Gallwey

Prendre du recul

  • Chercher la solitude
  • Supporter la tranquillité
  • Se centrer
  • Se valoriser
  • Ne pas vouloir plaire à tout le monde
  • Être prêt à la réflexion du « devenir »

«La vie doit être une éducation incessante; il faut tout apprendre, depuis parler jusqu’à mourir». Gustave Flaubert – Correspondance
«Und jedem Anfang wohnt ein Zauber inne …» Hermann Hesse

Réfléchir au «devenir»

  • Observer et comprendre les faits pratiques
  • Évaluer ses compétences
  • Sélectionner ses modèles de références
  • Définir les ressources à disposition
  • Refuser la passivité et l’oisiveté
  • Être prêt à sortir de son cadre de référence

«Deviens celui que tu es. Fais ce que toi seul peux faire». Nietzsche
«Lebe so, dass du sagen kannst: Die Vergangenheit ist Geschichte, die Zukunft ist ein Geheimnis, doch dieser Augenblick ist ein Geschenk». alte indische Weisheit

Sortir de son cadre de référence

  • Agir de manière autonome
  • Agir courageusement
  • Refuser les alibis
  • Ne pas se perdre dans les comparaisons
  • Accepter d’être différent
  • Sortir du rôle de victime
  • Être prêt à fixer des objectifs ambitieux et les appliquer

«Il n’est pas indispensable de garder toujours le même point de vue; personne ne peut nous empêcher de devenir plus intelligent». Konrad Adenauer
«Um an den Ort zu gelangen wohin du möchtest, mußt du den Ort verlassen wo du gerade bist». Antoinette Vonlanthen

Fixer des objectifs ambitieux

  • Faire face aux résistances
  • Faire face aux déceptions
  • Créer de nouveaux rapports humains
  • Affronter la peur
  • Se protéger contre les distractions et les tentations
  • Planifier et organiser
  • Être prêt à découvrir la nouveauté

«Mieux vaut tomber de très haut que de voler comme un moineau». Dimitri T. Analis
«Das Beste was du für dich selbst und für die ganze Welt tun kannst, ist, das Beste aus dir selbst zu machen». Rudolf Steiner

Découvrir la nouveauté

  • Se libérer du connu
  • Se confronter aux approches créatives
  • Croire en son imagination
  • Se faire confiance
  • Accepter ses erreurs
  • Être prêt à expérimenter

«La vie doit être une éducation incessante; il faut tout apprendre, depuis parler jusqu’à mourir». Gustave Flaubert – Correspondance
«Die Gedanken, die wir uns auswählen, sind die Werkzeuge, mit denen wir die Lein Die Gedanken, die wir uns auswählen, sind die Werkzeuge, mit denen wir die Leinwand unseres Lebens anmalen». Louise L. Hay

Expérimenter son potentiel

  • Renoncer à la médiocrité
  • Faire fructifier son savoir
  • Accepter sa peur
  • Recommencer
  • Se dépasser
  • Développer sa volonté
  • Être prêt à persévérer

«Exposez-vous à vos peurs les plus profondes ; après cela, la peur ne pourra plus vous atteindre». Jim Morrison
«Das Außerordentliche geschieht nicht auf glattem gewöhnlichem Wege».  Goethe

Persévérer

  • Se fixer une ou plusieurs lignes directrices
  • Revoir ce qui donne du sens
  • Intégrer les connaissances acquises dans sa propre expérience
  • Refuser et éviter l’arrogance, l’ignorance, la malhonnêteté, la méchanceté, la médiocrité, l’hypocrisie, la manipulation visant la déstabilisation
  • Savoir se reposer et bien se nourrir
  • Être prêt à se positionner

 «Les deux secrets d’un succès: la qualité et la création». Bocuse
«Die Welt wird nicht bedroht von den Menschen, die böse sind sondern von denen, die das Böse zulassen». Einstein

Se positionner face à des conditions d’incertitude

  • Affronter ouvertement le ou les conflits
  • Analyser et essayer de comprendre 
  • Transformer les difficultés constructivement
  • Réfléchir aux retombées
  • Mesurer les risques
  • Prendre des décisions
  • Compter sur ses amis et discuter avec eux
  • Être prêt à mettre en valeur ses talents

«L’harmonie naît du choix des risques. La liberté ce n’est pas faire n’importe quoi mais choisir ses contraintes». Joël de Rosnay
 «Wenn man zwei oder drei Menschen hat, aber was sage ich denn, wenn man nur einen einzigen Menschen hat, dem gegenüber man schwach, armselig und zerknirscht sein darf und der einem dafür nicht wehe tut, dann ist man reich».  Milena Jesenskà

Mettre en valeur ses talents

  • Exercer sa passion pour le plaisir et non pour l’argent
  • Entretenir sa curiosité
  • Être capable de se détacher de toute chose
  • Oser entrer en contact avec des personnalités connues
  • Défendre ses convictions
  • S’exposer
  • Publier
  • Être prêt à miser sur le succès tout en pouvant accepter l’échec

«L’imagination est plus importante que la connaissance car la connaissance est limitée».
«Phantasie ist wichtiger als Wissen, denn Wissen ist begrenzt». Einstein

Miser sur le bien-être

  • Accepter la reconnaissance du public
  • Ne pas succomber devant l’admiration des autres
  • Savoir apprécier d’être «unique»
  • Rester modeste
  • Être conscient que rien n’est acquis définitivement
  • Remercier à tous les compliments reçus
  • Saisir la chance du succès pour créer de nouvelles relations, de nouveaux objectifs

«Mon point fort, si j’en ai un, c’est la performance. J’en fais toujours plus que ce que je dis.  Je produis toujours plus que ce que je promets». Richard Nixon
«Eine Erfolgsformel kann ich dir nicht geben; aber ich kann dir sagen, was zum Misserfolg führt: der Versuch jedem gerecht zu werden». Herbert Bayard Swope

 

© Texte: Antoinette Vonlanthen, 2018

Entre gens cultivés

Les bonnes manières, je les ai apprises par cœur. Elles m’ont accompagnée dans mon enfance, ma jeunesse, ma vie d’adulte: à table, manger sans laisser tomber la tête dans l’assiette, ne pas couper la salade avec le couteau, ne pas poser les coudes sur la table, ne pas terminer l’assiette en passant le pain comme une éponge dans la sauce, même si c’est excellent. J’ai aussi appris qu’il fallait nettoyer la bouche avec la serviette avant de porter le verre à la bouche. Qu’ai-je appris encore? Que lorsque je faisais une erreur, je devais me faire excuser, qu’il ne fallait pas interrompre un dialogue, être serviable, que savoir écouter était une qualité, voire une compétence, que de se laver les dents après les repas, porter des habits propres, apporter une fleur ou un autre présent à une personne malade, dire merci, étaient des signes du respect de soi favorisant le respect des autres.

À l’adolescence, en observant les adultes, j’ai vite déchanté. Les bonnes leçons, je les avais appliquées à la lettre sans que la plupart de mes « maîtres » mettent en place leur théorie. Je ne me considérais pas pour autant soumise ou dépendante des autres. Plus tard, dans le monde des « grands », universitaires ou managers, simples employés ou sans emploi, j’ai côtoyé, mais pas seulement, un univers composé d’adultes arbitraires et sans éducation. Curieusement, ils étaient socialement intégrés, jouaient un rôle maîtrisé dans un système flou. Croyant être capable de comprendre l’essentiel et de résister aux scènes les plus brutales et les plus burlesques, j’ai passé plus d’un tiers de ma vie à tenter l’impossible: comprendre l’ignorance, la mienne et celle des autres, comprendre les vérités, apprendre à me connaître en vue de réaliser mon potentiel créatif.

Les personnes fines et généreuses, au-delà des divergences culturelles et de leurs traditions, m’ont enseigné les rouages de la vie quotidienne, transmis leurs savoirs, partagé leur savoir-faire et savoir être sans arrière-pensée, sans idéologie. Encore aujourd’hui, elles parlent de leurs échecs et de ce qui les fait grandir. La confiance et la conviction étant la base de la relation, ces valeurs sont devenues une évidence sans qu’il faille s’efforcer à être positif ou efficace.

Qu’ils soient collègues de travail, membres de la famille ou amis, les gens bienveillants s’apppuient sur leur expérience personnelle. Ils vous téléphonent la nuit pour vous partager une idée ou un concept, vous offrent une promenade en vélo, voiture ou autocar et connaissent la colline de vos rêves, évitent de consulter la montre ou le portable en votre compagnie, répondent à vos questions de manière individuelle, entrent dignement en contact avec vous, maîtrisent la distance et la proximité, sans craindre l’après d’une interaction chaleureuse, ne se grattant pas le cuir chevelu ou passant des nuits blanches à réfléchir à la distinction entre rencontre personnelle ou professionnelle. Jamais, une personne cultivée vous rappellera qu’elle a déjà été là pour vous et que son temps est limité. Dans ce contexte, la transgression n’existe pas. Elle est un mouvement perpétuel de construction et de développement dans lequel le langage représente un tissu relationnel.

Lorsque dans un cercle ou un établissement, au milieu de beaux parleurs, quels que soient leur statut et leur provenance, lorsque ni le dialogue, ni l’âme et la parole ne trouvent leur place, où le silence – ou le bruit – devient à lui seul ordinaire, je me sens soulagée en disant à haute voix :

« C’est le bordel ». Une manière personnelle de redonner un peu de lumière, de me laisser guider par elle. Une familiarité facile pour ne pas me laisser tenter par la face obscure de la force qui gouverne notre monde. Car, entre gens cultivés, nous comprenons le langage des êtres vivants: il ouvre des portes sur de nouveaux horizons.

Ce privilège, je dirais même cet art de vivre, je le souhaite à chacun et à chacune d’entre vous pour l’Année 2018 !

 

Apprendre le français, un enjeu social – Interactions et conduites relationnelles

L’art du dialogue et du contact. Les francophones sont champions de l’émotion maîtrisée!

Qui ne connaît pas la séparation, malsaine à mon avis, entre comportement «professionnel» ou «privé»? À notre époque, cette distinction est obsolète et n’entre plus dans la logique d’une carrière réussie. L’intégrité d’une personnalité se reflète dans une conduite irréprochable, un fil rouge, qu’elle soit professionnelle ou privée.

Trop souvent, l’amabilité est confondue avec la familiarité, une forme de relation intime à la bonne franquette mais peu professionnelle et inefficace. La générosité, la faculté d’empathie, d’écoute et de compréhension sont confondues avec de la faiblesse. L’art d’être bon, au contraire, est le résultat d’un long processus de développement personnel, la maîtrise d’une bonne estime de soi, d’intellect mêlé à l’expérience et à l’émotion.

La langue française, fondée sur l’empathie et l’authenticité, réserve un charme auquel personne ne reste indifférent. S’exprimer verbalement de manière précise et aimable, avec une intention sincère, détend une situation. Un sourire, accompagné d’un regard bienveillant crée une proximité avec la personne en face de soi et facilite la bonne humeur.

La fausse gentillesse se reconnaît à travers une voix trop haute, roucoulante ou cassante, reflet d’une dissonance émotionnelle basée sur une structure de conditionnement éducatif figé, laissant peu de place à la spontanéité. Une gentillesse masquée peut provenir de souffrances mal vécues et de conflits non résolus.

Exprimer la sympathie et pratiquer des gestes aimables renforcent le système immunitaire et favorisent largement l’apprentissage d’une seconde langue ou d’une langue étrangère. Dans ce cas, l’interaction relationnelle prend le pas sur le vocabulaire, une énergie contagieuse facilitant la mémorisation. Soyez concis, courtois et pertinents, vous apprendrez rapidement le français et rencontrerez des personnalités intéressantes !

Le secteur hospitalier est directement touché par l’apprentissage des langues et la performance de l’amabilité, enjeu essentiel pour son avenir

S’inspirer du français pour développer de nouvelles compétences linguistiques et sociales dans un milieu germanophone, une nouvelle stratégie pour les organisations apprenantes: la satisfaction du patient est le résultat d’une performance globale et multidimensionnelle. Une communication efficace se mesure dans la disponibilité du personnel à faire face à des situations complexes, dans l’utilisation optimale des ressources comme les données digitales, la stratégie à adopter pour gagner en visibilité tout en tenant compte de la protection de la personne, dans la qualité de services appropriés: une communication maîtrisée à tous les échelons de la hiérarchie et non seulement à travers un contrôle de la qualité et de la sécurité visant la réduction des coûts. La gentillesse, voire le dévouement, est liée à la connaissance et au savoir-faire et au savoir-être.

Apprendre le français au niveau intermédiaire: chacun peut y accéder de manière naturelle

En Suisse, la majorité des adultes a appris le français à l’école mais nombreux d’entre eux ne savent pas l’utiliser en contexte, sauf les personnes ayant été scolarisées dans les régions bilingues français-allemand. Ainsi, à l’hôpital de l’Ile à Berne, le personnel soignant parle couramment au moins deux langues: l’allemand et le français, tandis qu’en province, l’utilisation des langues dans le milieu hospitalier est quasi nulle. Utiliser l’anglais dans un contexte professionnel social-médical laisse prévoir beaucoup de malentendus, d’erreurs et de complications. Dans les secteurs économiques, bien des dirigeants et des cadres ne savent pas s’exprimer en français ou très mal, raison pour laquelle les enseignants de langue et les formateurs ont intérêts, eux aussi, à maîtriser la langue allemande. Cette compétence facilite la compréhension pour les thèmes interculturels, psycholinguistiques mais également économiques et politiques.

Voici quelques réflexions pour faciliter le passage de la langue allemande à la langue française: développez une vision sur la manière dont vous aimeriez que les autres communiquent avec vous et expérimentez dans la pratique. Attirez l’attention sur vous en faisant de même envers autrui. Aimeriez-vous être invité par une organisation? Proposez vous-même de lui rendre visite ou invitez la personne responsable pour un dîner d’affaires.

  • Ayez toujours un journal, une revue, un livre en français près de vous pour y lire quelques lignes.
  • Créez des contacts avec des francophones et offrez de vraies valeurs humaines en invitant une ou des personnes.
  • Refusez les comportements douteux, la communication nébuleuse, exigez la clarté et ayez le courage de formuler clairement.
  • Ne mettez pas en pratique d’anciennes constructions de mots apprises par cœur si le contexte est inapproprié. Elles ne servent strictement à rien.
  • Si vous êtes hostile à l’égard de quelqu’un, l’animosité et l’antipathie, la violence et l’agressivité ne sont pas un terrain fertile pour créer de bons arguments, des objectifs, des concepts.
  • Construisez vos arguments sur la base de faits réels et intégrez-y l’innovation ainsi qu’une stratégie transparente.
  • Lors d’un entretien, lors de la lecture d’une lettre, d’un manuscrit, si vous n’êtes pas sûr de bien avoir compris, posez des questions, par écrit, par téléphone, par e-mail. Reformulez, confirmez, demandez-une confirmation. Ne pas interpréter soi-même un état nébuleux.
  • Écoutez, cherchez à comprendre, analysez, agissez.
  • Faites preuve de bienveillance: soyez généreux, offrez des «mots», un comportement constructif, mais également des cadeaux non-verbaux (certaines personnes n’ont encore jamais offert des fleurs à une personne!). Offrez et recevez sans arrière-pensée.

Voici quelques formules de remerciements. Elles peuvent être utilisées à l’écrit comme à l’oral:

  • Je vous remercie.
  • Je suis très reconnaissant, merci.
  • Merci pour votre soutien.
    … pour votre patience.
    … pour vos bons arguments.
    … pour votre disponibilité.
    … je vous remercie de votre amabilité.
    … de votre engagement.
    … de vos bonnes paroles.
    … de votre gentillesse.
    … de votre excellente idée.
    … de votre confiance.

→   N’attendez pas de l’autre qu’il vous donne ce dont vous êtes vous-même incapable d’offrir.

Les compétences communicatives, un facteur (inter-)culturel et psychologique déterminant pour notre santé

Faire des compliments c’est aussi, bien sûr, s’intéresser à la personne, à l’objet, à l’appartement, au bureau, à la profession, ou à un autre thème. Pourquoi un psychologue ou un médecin ne devrait-il pas remercier la clientèle de la confiance qu’il lui témoigne? Le monde professionnel serait-il en train de devenir uniquement un champ de relations narcissiques ?

Encore de nos jours, le statut universitaire définit avant tout l’intelligence rationnelle. Les personnes appartenant à une catégorie intellectuelle ou à une hiérarchie supérieure sont considérées comme peu efficaces si elles se définissent à travers la gentillesse. Autrefois, la courtoisie était attendue des employés envers leurs supérieurs, tel un ordre infantilisant. En politique, la dureté et la froideur font plutôt bon ménage. Cette époque est révolue. La superficialité des nouvelles technologiques exigent de nouveaux comportements dirigés vers plus d’humanité et de chaleur. Le mot «empathie» a remplacé la gentillesse, la bonté est devenue «professionnelle». Même si le vocabulaire entre adultes est controversé, le sentiment pour lequel nous nous investissons est le même: une forme d’amour et de chaleur partagée dans la communication verbale.

Dites à une personne comme c’est agréable de travailler avec elle, comme elle vous rend la vie agréable (en donnant des arguments clairs). Prenez l’habitude de formuler des compliments sincères:

  • J’ai apprécié votre manière de négocier (d’établir cette liste, etc.)
  • J’apprécie votre manière insouciante de communiquer, etc.
  • Vous êtes une personne bien agréable.
  • Je suis content de discuter de cela (de ça) avec vous.
  • Vous avez fait du beau travail.
  • Vous avez fait du bon travail.

 Comment dire?

Répondre à quelqu’un qui vous a dit ou écrit quelque chose de très agréable

  • Les aimables paroles que vous venez de m’adresser, Monsieur Martin, m’ont beaucoup touché et je vous en remercie vivement (par écrit).
  • Les aimables paroles que vous venez d’exprimer, Madame Martin, me touchent beaucoup et je vous en remercie sincèrement (oral, interaction directe).
  • Les gentilles paroles que vous exprimez, Monsieur Martin, me touchent beaucoup (oral, interaction directe).
  • Je vous remercie de vos aimables paroles («pour» est également correct mais un peu plus familier, c’est un germanisme: ich danke Ihnen für…)

Proposer, accepter ou refuser une invitation personnelle ou professionnelle

  • Tu es libre?
  • Tu serais libre?
  • Vous êtes libre?
  • Vous seriez libres, disponibles?
  • Je peux vous inviter au restaurant?
  • Vous avez quelque chose de prévu?
  • Vous n’avez rien de prévu?
  • Vous avez quelque chose de prévu ce soir? Vous avez quelque chose de prévu jeudi prochain?
  • Tu as quelque chose de prévu?
  • Ça te dirait de venir?
  • Ça vous dirait de venir chez moi (chez nous)?
  • Ça vous dirait de dîner à la maison?
  • J’aimerais vous inviter au restaurant, vous êtes libre?
  • J’aimerais vous inviter au restaurant, vous acceptez de venir?

 Accepter ou refuser

  • Oui, volontiers! Désolé(e), je suis pris(e).
  • Oui, ça me ferait très plaisir. C’est dommage, je ne suis pas libre.
  • Oui, je veux bien. J’aimerais bien, mais je ne peux pas!
  • Oui, avec plaisir! Ce serait bien.
  • Oui, super! Génial (fam.) Cette semaine, ça me paraît difficile.
  • Samedi, ça devrait aller. Ça va être difficile. (Impossible!)

 Annuler ou remettre une invitation

  • Je vais être obligé(e) d’annuler notre rendez-vous-vous, je suis désolé(e)!
  • Je suis obligé(e) de repousser/reporter/remettre notre rendez-vous.
  • Je suis désolé(e), j’ai un empêchement.
  • Est-ce que nous pouvons remettre notre dîner à la semaine prochaine?
  • Malheureusement, je ne vais pouvoir venir, je suis vraiment désolé(e)!

Féliciter

  • Félicitations !
  • Toutes mes félicitations! Toutes nos félicitations!
  • Je te félicite! Je vous félicite!
  • Tu l’as bien mérité! Vous l’avez bien mérité!
  • Je suis fier (fière) de toi! Je suis fier (fière) de vous!
  • Nous sommes très contents pour toi / pour vous!
  • Je suis vraiment heureux(se) pour toi / pour vous!
  • On va arroser ça (fam.) On va fêter ça! (fam.)

Répondre à quelqu’un qui vous a dit ou écrit quelque chose de désagréable

Positionnez-vous selon l’importance du contact: questionnez, montrez votre déception, ou ignorez et laissez tomber.

  • Vos paroles sont injustifiées, pouvons-nous en discuter? (écrit et oral)
  • Le ton de votre critique nous a déplu (écrit et oral)
  • Les propos que vous avez tenus au sujet de… sont inacceptables et je tiens à vous exprimer ma déception (par écrit).
  • Les propos que vous tenez dans votre lettre du 31 mars sont désobligeants. Nous vous prions de clarifier vos propos (écrit).
  • Votre manière de vous exprimer me déçoit (oral).
  • Je refuse votre manière de vous exprimer, Madame Martin (oral, interaction directe).
  • Vos mots, Monsieur Martin, me blessent. (oral, interaction directe)
  • Je suis déçu(e) de vos paroles désagréables.
  • Je me sens mal traité(e) par vos paroles.

Accéder à une meilleure connaissance de soi clarifie le style de communication et facilite l’acquisition d’une langue

La fidélité à soi-même, c’est ce refuge, cette liberté que je me donne et pour laquelle je m’engage afin de répondre à mon besoin de cohérence interne. Lorsque je m’engage vis-à-vis de l’autre, je ne peux pas savoir à l’avance comment elle va se développer, grandir ou végéter.

Nous savons que

  • pour se «centrer», il est essentiel de rester fidèle à soi
  • toute expression ne devient pas communication.
  • toute relation ne se développe pas en attachement.
  • tout échange ne se traduit pas par un engagement.

Clarifier nos images, élucider ses peurs, réapprendre à formuler, se positionner plus clairement dans la rencontre avec autrui, tout cet apprentissage est caractérisé par la volonté de ne plus se laisser définir par l’autre.

 

 

  

Institut de Langue Française et d’Expression ILFE
Antoinette Vonlanthen, novembre 2017

 

APPRENDRE À SE DÉFENDRE

Si chacun transmettait sa colère et sa déception auprès des personnes qui ont causé un désagrément, il y aurait moins de dépressions. La peur de s’exprimer en face renforce le désir de se plaindre auprès des amis, des collègues de travail ou des membres de la famille. C’est inutile!
Il faut dire les choses directement, se faire entendre à tout prix. Non pas qu’il faille s’attarder sur le moindre détail qui ne nous plaît pas, il s’agit de se positionner pour nos droits et nos valeurs. Dans le monde des affaires, de nombreux managers pratiquent systématiquement la politique de l’autruche lorsqu’il s’agit de se confronter aux thèmes désagréables. La loyauté et l’égalité sont considérées comme des valeurs subjectives, donc non rentables. Ils s’attardent sur leur propre statut, sur le bilan de l’entreprise sans prendre en considération la satisfaction des employés ou de la clientèle, bien qu’elle soit mise en avant dans leur publicité ou leur stratégie de communication. De plus en plus, le marketing sonne faux et tend un piège à l’observateur le plus chevronné, celui qui pourrait devenir un employé, un partenaire, un client potentiel. Le management fondé sur la peur et le bluff ne correspond plus aux valeurs et aux normes de la société et la met en danger.

Encore dernièrement, un fournisseur privé dans la télécommunication me disait: «Avec nos 33 000 clients, si l’on devait rembourser chaque erreur que nous faisons, nous pourrions fermer la boutique.» Je lui ai répondu que lors des 70% de mes achats ou mandats, par exemple un travail de support informatique, une publicité professionnelle dans un journal ou autre, je devais signaler une erreur au prestataire et que je perdais non seulement de l’argent mais surtout du temps à devoir expliquer, respectivement argumenter. Comme la personne est de moins en moins protégée dans son identité, de nombreuses entreprises en profitent et exigent de la clientèle une tolérance qui dépasse le bon entendement. Selon mon expérience, ces entreprises sont sur la pente du déclin, la communication est à l’agonie.

Pour en revenir aux prestations fournies: à partir du moment où le client paie, il a le droit d’exiger un produit impeccable. Il est capital de s’exprimer, quitte à se faire traiter de personne pénible.
Il est plus facile de se faire entendre lorsque nous nous exprimons à travers le «Je». Donc, dire «Je ne suis pas satisfaite de votre produit» et non «Votre produit ne vaut rien.»
«J’aimerais être dédommagée» ou «Je trouve que vous devriez me dédommager» et non «Vous devez me dédommager.»

Il suffit également de s’écouter soi-même. Dès que nous élevons la voix, il faut la réajuster pour ne pas provoquer inutilement l’interlocuteur. Mais, parfois, il s’agit de trouver une stratégie de communication un peu plus radicale. Lorsque j’appelle quelqu’un que je ne connais pas, pour régler une affaire professionnelle, par exemple, et que cette personne crie en s’annonçant (Je trouve cette manière de faire choquante), je crie à mon tour en prononçant mon nom comme si j’étais au militaire. Ensuite, je continue avec une voix sereine. La personne au bout du fil a compris qu’elle devait ménager sa tonalité, respectivement son interlocutrice.

Les managers intéressés aux relations humaines, à la qualité des prestations,  au rendement économique à long terme, acceptent les revendications de leurs employés ou de leurs clients. Dans le cas contraire, ils perdent leurs plus chers collaborateurs et clients. Pire, ils perdent leur dignité.

Dans mes coachings de communication, je précise qu’il n’existe aucun miracle, à part celui de s’assumer et d’apprendre à se défendre. De ce point de vue, la vie n’est pas marrante du tout, mais sommes-nous au monde pour nous «marrer»? C’est bien étroit comme vision. Lorsque nous avons gagné quelquefois après s’être défendu ou battu, nous découvrons un champ d’alternatives riches en émotion et compassion. Une porte s’ouvre «TOUTE GRANDE». Et ça, c’est encore plus beau que de se marrer.